Mercredi 17 juin 2009

Photo Tahitipresse.fr


Lors de l’ouverture des Etats généraux de la polynésie française, le président Oscar Temaru affirme une nouvelle fois son désire d’indépendance,il precise que l’indépendance ne signifie pas "rupture, ou autarcie régressive, ou repli sur soi".Ainsi compte sur une volonté politique française d’accompagner la polynesie dans sa démarche. Volonté actuellement absente.

Vendredi dernier, à l’assemblée de polynesie Temaru suscité la polémique en affirmant vouloir changé le nom de « polynésie française » en « Ma'ohi Nui ».

 

Voici le texte intégral de Allocution d’ouverture d’Oscar Temaru lors des Etats Généraux de la Polynésie française

 

Monsieur le Haut commissaire de la République,

Messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les représentants de l’APF,

Mesdames et messieurs,

Ia orana, bonjour à tous,

Quel est ce peuple qui pourrait avancer, à tâtons, sans avoir de cap, d’objectif clair ? Quelle est

cette pirogue double où chaque rameur pagaie à un rythme différent, en prenant des amers qu’il

ne partage pas avec ses compagnons de voyage ?

 

Quel est le projet commun des Polynésiens, aujourd’hui ?

On ne peut pas faire l’économie de cette question. C’est le préalable de ces Etats généraux, c’est

la toile de fond, sans laquelle même le peintre le plus génial se trouverait incapable de créer…

La palette des couleurs mises à notre disposition est infinie : il n’y a aucun sujet tabou… ce sont

les mots du Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Et si certains pensent qu’un peuple peut avancer sans savoir comment il se nomme, s’ils pensent

que la question de la dénomination d’un Pays est secondaire, c’est qu’ils oublient de placer

l’Homme au centre de leurs réflexions.

La Polynésie française, le peuple Polynésien ne se résument pas à des mécanismes économiques

froids, à des cadres institutionnels dénués d’âme.

Les pieds bien ancrés dans son histoire, dans sa culture. Les bras et les yeux tournés vers son

avenir, le Polynésien, le Ma’ohi échappe aux poncifs réducteurs.

Il n’est pas enfermé dans les limites étriquées d’un nom de famille. Son attachement à ce Pays,

et son désir d’être partie prenante de son destin ne se mesure pas à la phonétique de son

patronyme ou à la couleur de sa peau ou de ses yeux.

Alors si vous me demandez :

« Quel est le cap ? Quelle est la direction de ces Etats généraux ? » …

Je vais vous parler d’indépendance …

Qu’y a-t-il de choquant à cela ? Ne sommes nous pas des adultes, capables de discuter entre

adultes ? Sommes-nous encore timorés au point de nous autocensurer sur cette notion évidente

pour tous les politologues sérieux ?

L'indépendance n'est pas un état de choses. C'est un devoir. Mais l'indépendance, ce n'est pas

une récompense, c'est une responsabilité.

Responsabilité avant tout pour nous, élus, dirigeants, citoyens Polynésiens, Ma’ohi.

Nous ne pouvons continuer de nous projeter dans un avenir sous éternelle perfusion.

Le mirage d’une éternelle croissance portée par une mondialisation triomphante s’est estompé.

C’est avant tout en nous-mêmes qu’il nous faut chercher des solutions.

L’époque du déni de soi, de l’oubli systématique de nos valeurs propres, de l’héritage culturel

ma’ohi, au nom du « progrès » n’a aucun sens.

Mais si nous n’aspirons pas, à une pleine autonomie, à une souveraineté, à une indépendance,

quel progrès pourrions-nous réaliser ? On ne peut avancer en sautillant sur place…

Responsabilité aussi, pour l’Etat, pour la France. Notre partenaire historique, autrefois

puissance colonisatrice, et aujourd’hui, je veux le croire, puissance accompagnatrice …

C’est ce que j’ai ressenti, de mes contacts avec le Président Sarkozy, et avec le ministre de

l’outre-mer.

Je n’imagine pas le Président Sarkozy accepter la tenue de ces Etats généraux, si ce n’est pour

redéfinir, sans tabou, le futur commun, mais rénové de la France, et de la Polynésie, Tahiti nui,

Maohi nui …

La résolution 1514 de l’ONU, pour déterminante qu’elle soit n’est que la formalisation au

plus niveau d’une évidence universelle.

Nous posons-nous la question de savoir si l’eau de pluie rejoint les rivières, puis les fleuves,

pour au final atteindre la mer ?

Nous offusquons-nous, parents, que nos enfants grandissent et finissent par voler de leurs

propres ailes ?

L’évolution naturelle d’un peuple c’est la liberté d’assumer pleinement son devenir et ses

responsabilités. Et qu’on n’agite plus devant nous des spectres obsolètes.

Indépendance ne veut pas dire rupture, autarcie régressive, ou repli sur soi… De Gaulle

était indépendantiste, Dieu merci pour la France …

C’est pourquoi, sans imposer quoique ce soit, je pense que chacun devrait aborder ces Etats

généraux avec cette indépendance d’esprit qui précède l’action. Nous ne sommes pas là

aujourd’hui pour simplement reconduire des schémas passés, je dirai même dépassés.

 

Nous sommes là, pour imaginer, ensemble, notre destin.

Tibet, Kanaky, Palestine, Ma’ohi nui … Il est du devoir des grandes Nations d’accompagner ces

peuples vers leur dignité et leur liberté.

l’horizon que nous nous fixons, c’est donc l’indépendance. Voilà la destination.

Les Etats généraux, et ce qui va en découler, c’est, pour tout un peuple, l’organisation commune

de ce périple.

Stevenson disait : « L’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage ».

C’est ce voyage, sans tabou, sans déni de soi, mais avec toujours le respect de l’autre dans le

coeur que je vous invite à partager avec nous, au travers de ces Etats généraux de la Polynésie

française.

Mauruuru, te aroha ia rahi.

Oscar, Manutahi TEMARU

 

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Mercredi 17 juin 2009

 

Ange Santini (UMP) et Camille de Rocca serra (UMP) ont décidé de retirer le PADDUC.

Voilà des années que le combat sur ce document fait rage mais au moment d’en débattre, les tenants du plan d’aménagement et de développement durable de la corse bottent en touche.

 

Le PADDUC ne serait pas passé puisque les corses, à travers le Front Anti PADDUC, rejettent massivement ce projet qui tant a jeter la corse en pâture aux spéculateurs,bétonneurs et autres riches européens. En évitant le débat, Santinti et Rocca serra fuient leurs responsabilités, insultent leurs opposants et, au-delà, le débat démocratique. Le groupe Via prugressista parlera même de «  violence politique »

 

Si ils le retirent aujourd’hui, cela ne veut pas dire qu’ils y renoncent pour autant,car se dessine les contours d’une sinistre manipulation…En effet la modification du mode de scrutin devrait empêcher les petites groupes de s’exprimer en élevant le seuil d’éligibilité à l’assemblée de Corse. Officiellement le but recherché est d’avoir une « stabilité politique a l’assemblée », en réalité cela donnerait une plus grand majorité à la droite et éliminerait les nombreux groupes divisés pour la plus part de gauche. Une fois que l’on sait cela, nous ne sommes pas étonné que le projet soit repoussé aux territoriales de 2010. L’UMP va tout simplement inclure ce PADDUC à son programme, la corse étant dirigée depuis des décennies (pour ne pas dire des siècles) par des clans acoquiné au pouvoir en place, cela ne changera pas en 2010. Ils réussiront une fois de plus à se faire élire soit disant « démocratiquement » (comme leur père et leur grand père avant eux).

Et là c’est l’embellie, tout fier d’être élus, ils affirmeront haut et fort que le peuple soutient le projet de PADDUC, que le vote est sans appel…une nouvelle bataille s’engagera alors.

 

Podcast :

Réaction d’Edmond Simeoni (A chjama)

Réaction de Jean Guy Talamoni (CL)

Réaction de Jean christophe Angelini(PNC)

 

 

A propos du Retrait du PADDUC, voici la réaction de Jean Guy Talamoni pour le groupe Corsica Libera :

 

Mardi 16 juin 2009

 

À quelques minutes d’un vote devant massivement rejeter son PADDUC, la Conseil exécutif de Corse a capitulé en rase campagne. Cet épilogue peu honorable conclut des mois de confrontation.

 

On se souvient que l’action de Corsica Libera à Cala Purcina avait permis de braquer le projecteur sur le PADDUC, document que peu de Corses connaissaient avant ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Clavier ». Dès le moment où cette dernière a éclaté, en août dernier, l’opinion corse a manifesté son hostilité au projet, incitant tous les groupes d’opposition à l’Assemblée territoriale à annoncer qu’ils voteraient contre.

 

Dans le même temps, Corsica Libera soumettait aux Corses son contre-PADDUC, « Corsica 21 ».

 

Malgré les tentatives des responsables de la CTC de circonvenir certains élus pour inverser le résultat du vote, le PADDUC allait être massivement rejeté.

 

Les dirigeants de la CTC - désormais minoritaires -  ont préféré éviter le débat au cours duquel ils auraient été contraints d’entendre quelques vérités peu agréables, y compris sur leurs propres affaires.

 

La bataille du PADDUC ne sera pas allée jusqu’à son terme, le Conseil exécutif ayant été vaincu par forfait. Le groupe Corsica Libera demande à Ange Santini et à Camille de Rocca Serra de tirer les conséquences d’une telle situation en démissionnant de leurs fonctions à la tête de la CTC.  

 

Quant à cette victoire des opposants au PADDUC - qui est également la victoire de la Corse - elle ne doit pas faire oublier que les promoteurs – bétonneurs n’ont pas renoncé à se partager notre terre. D’autres combats nous attendent dans les mois qui viennent et la plus grande vigilance reste de mise.

 

 

 

Pour le groupe Corsica Libera à l’Assemblée de Corse,

 

Jean-Guy Talamoni

 

 

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Mercredi 17 juin 2009


Rongée par Biguglia et Borgo, deux villages assoiffés de touristes, la réserve naturelle de la plaine de la Marana est menacée d'asphyxie.

Les automobilistes malins connaissent le raccourci. Lorsque la nationale 193 est encombrée, la route du lido de la Marana offre une alternative bucolique entre l'aéroport de Poretta et Bastia. Drôle d'endroit que ce lido ! Une bande de sable de 11 kilomètres de longueur sur moins d'1 kilomètre de largeur, bordée par l'étang de Biguglia, d'un côté, et la Méditerranée, de l'autre.

Anne-Marie Natali - Un clan aux commandes

Lunettes Prada, tailleur Chanel et bague ornée de diamants, Mme la Maire (divers droite) de Borgo, septuagénaire à la vitalité débordante, n'est pas femme à se laisser marcher sur les pieds. Sa famille règne sur la ville depuis des décennies et ce n'est pas une poignée d'écologistes qui va la faire renoncer à ses projets ! Réélue maire de Borgo en mars 2008 avec 76% des voix, elle en est à son cinquième mandat, depuis qu'elle a succédé à son père.

Le pouvoir du "clan Natali" dépasse largement les frontières de la ville de Borgo. Si Anne-Marie contrôle ce qui se passe à la région, en tant que vice-présidente de l'Assemblée de Corse, son gendre, Jean Dominici, a, lui, un oeil sur le département, en tant que conseiller général (divers droite) de la Haute-Corse et secrétaire de la chambre de commerce de Bastia. Les enfants, eux, s'occupent des affaires de bâtiment et de travaux publics développées par leur père, Paul. La succession est assurée.

Pour les amoureux de la nature, ce site exceptionnel n'aurait jamais dû être touché par le béton. L'étang de Biguglia, le plus vaste de Corse (1450 hectares), classé réserve naturelle, abrite une faune et une flore uniques: flamants roses et canards plongeurs au bec bleu. Première surprise, lorsqu'on arrive de l'aéroport: un grand site de... stockage de gaz marque l'entrée du lido, sur la commune de Lucciana. Après une portion de côte sauvage, couverte de cistes, de multiples édifices apparaissent sous les pins: centre de vacances EDF, lotissements à la queue leu leu, village de vacances Belhambra...

Des trois communes qui se partagent le lido - Furiani, Biguglia et Borgo - la dernière est de loin celle qui a le plus construit: 10 000 personnes se pressent ici l'été, entre la mer et l'étang. Mais ce n'est pas assez pour son maire (divers droite), Anne-Marie Natali, qui souhaite continuer de bâtir. La construction, elle connaît: son mari, l'ancien sénateur Paul Natali, ex-président (UMP) du conseil général et de la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Corse, fut longtemps l'entrepreneur le plus puissant du nord de l'île, avant de devoir renoncer à tous ses mandats, en 2005, à la suite d'une condamnation pour prise illégale d'intérêt. C'est à ce couple de bâtisseurs que Borgo doit sa formidable expansion. Le petit village posé sur la colline s'est transformé en grande banlieue de Bastia. Entre 1999 et 2006, la population a connu un bond de 33%. Et ce n'est pas fini...

"Elle est à moi la pinède, non ?", s'emporte Mme la Maire

Anne-Marie Natali se bat actuellement pour un projet immobilier qui lui tient particulièrement à coeur, au centre du lido. Et pour cause: il se situe dans une pinède de 40 hectares, propriété de la SCI la Lagune, dont sa fille est... gérante. Un terrain actuellement inconstructible, répertorié comme "espace boisé classé" jusqu'en 2007. "Dès 2001, la famille Natali a présenté un énorme projet d'urbanisation de sa propriété, rappelle Michelle Salotti, porte-parole d'U Levante. 100 minivillas de 250 mètres carrés, une résidence hôtelière de 80 chambres et même... une chapelle ! Nous avons protesté et l'Etat a refusé la modification du plan d'occupation des sols."

 

A Biguglia, le député maire (UMP) Sauveur Gandolfi-Scheit, élu depuis trente-trois ans, aimerait lui aussi construire sur sa portion de lido, "le seul endroit possible pour un tourisme de qualité", affirme-t-il. A l'occasion de l'adoption du Padduc, il espère pouvoir déclasser "une dizaine d'hectares" pour un projet d'hôtellerie. L'homme ne manque pas non plus de persévérance: dans les années 1990, le préfet avait retoqué un premier projet de modification du plan d'occupation des sols, qui prévoyait la construction d'un grand hôtel Méridien et d'un centre de thalasso...

Si les protecteurs de la nature tiennent tant à préserver les derniers pins maritimes de la Marana, c'est que sa situation unique, à mi-distance de l'aéroport de Poretta et du port de Bastia, qui enregistre le plus grand nombre de passagers en Europe - 2,3 millions de personnes en 2008 - le rend terriblement attrayant. D'autant que se profile à l'horizon 2015 la construction d'un nouveau port, à la Carbonite, qui pourrait accueillir 7 millions de passagers. De quoi faire fuir, pour de bon, les flamants roses.

Pierre-Laurent Santelli - Le Poulpe contre le béton

Quand il ne panse pas ses chevaux, dans les pâturages de la plaine de Borgo, Pierre-Laurent Santelli, technicien agricole de 47 ans, constitue des dossiers pour lutter contre l'urbanisation de la côte orientale. U Polpu (le Poulpe), association bastiaise dont il est le trésorier, est né il y a dix ans d'une initiative destinée à protéger le mérou, menacé par la surpêche. "Nous nous sommes rapidement rendu compte que, pour protéger le milieu marin, il fallait d'abord lutter contre les causes de sa dégradation." D'où une mobilisation croissante contre les projets que Pierre-Laurent et ses amis jugent dévastateurs, comme le port de la Carbonite, au sud de Bastia, ou les nouveaux lotissements et hôtels que les maires de Borgo et de Biguglia souhaitent voir construire sur le lido de la Marana. Sa pire crainte ? Que le futur port de Bastia ne modifie puissamment les courants marins et ne conduise, à terme, à la disparition de la plage de la Marana. Une plage déjà fortement grignotée par la mer ces dernières années.

Mais voilà qu'en 2008, en plein débat sur le Padduc, ce projet refait surface. Revu à la baisse, certes: une vingtaine d'appartements, une école, une gendarmerie, une salle de spectacle et un théâtre de verdure. Le tout sur 3 hectares "seulement", le reste du terrain étant proposé au Conservatoire du littoral, au prix de 7 euros le mètre carré. "Elle est à moi, la pinède, non? s'emporte Anne-Marie Natali. "Inondable", "remarquable": ils me font tourner en bourrique, mais je ne me laisserai pas faire."

En face, les écolos ne désarment pas. "Le maire nous propose un compromis, s'indigne Pierre-Laurent Santelli, trésorier d'U Polpu. Quel compromis ? Nous demandons le strict respect de la loi littorale. On ne construit pas sur un lido, basta !"

 

Source l'express (Hélène Constanty,publié le 27/04/2009 11:42 - mis à jour le 15/06/2009 13:12)

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Mercredi 17 juin 2009


Les independantistes d’extrême gauche du Inuit Ataqatigiit (Communauté Inuit) ont bouleversé le paysage politique du Landsting (parlement Groenlandais) en devançant le Siumut (sociaux-democrates) au pouvoir depuis 30 ans. Avec un score de 43,7 % l’IA obtient 14 des 31 sièges du parlement, 9 pour le Siumut, 4 pour les Démocrats, 3 pour Atassut et un siège pour le Katusseqatigiit Partiiat. Lors du référendum de novembre 2008, 75 % des groenlandais avaient approuvé le statut d’autonomie élargie. Ce statut obtenu après une âpre négociation avec le Danemark,ouvre la voie vers l’indépendance.

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Samedi 6 juin 2009


A la demande de la gauche abertzale, nous occitans d'Anaram Au Patac, ainsi que nos camarades corses de Corsica Libera et bretons d'Emgann, avons participé ce 5 juin à une conférence de presse de la liste Euskal Herriaren Alde pour les élections européeennes.

 

Comme nous l'avons rappelé aux journalistes présents, notre soutien au mouvement basque de libération est sans faille. Victime d'un répression féroce de part et d'autre de la frontière, les initiatives de la gauche abertzale sont d'autant plus importantes à soutenir.

 

Nous savons pertinemment que le système d'élection mis en place ne permettra pas de gagner de postes de députés, mais face à une Europe capitaliste et militaire, nous nous devons de porter le message d'une véritable Europe des peuples, avec une alternative populaire au système antidémocratique des institutions européennes.

 

Euskal Herriaren Alde est selon nous la seule liste de ces prochaines élections européennes qui représentera le droit des peuples à l'autodétermination. Elle défend un changement politique et économique plus que jamais nécessaire aujourd'hui dans ce contexte de crise capitaliste et propose un projet démocratique qui lutte contre toutes formes de discriminations.

 

Il est aussi important que la gauche basque se retrouve pour ces élections européennes dans une candidature propre, indépendamment des organisations françaises. Ne soyons pas naïfs: si certaines listes peuvent paraître ouvertes à nos revendications ou portant un discours de changement social, seule la liste Euskal Herriaren Alde est à même de porter le message d'une Europe de tous les peuples et de tous les travailleurs.

 

Nos réalités de lutte ne sont pas forcément les mêmes, mais la volonté de changer la société dans laquelle nous vivons et notre lutte contre l'Etat français centralisateur nous rassemblent inexorablement, et devront à l'avenir nous réunir plus encore.

 

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Publié dans : Autres - Par Matieu
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Lundi 1 juin 2009

 

 

 

Jadis ils étaient pendus sur la place du village, ou envoyés dans les bagnes français.

Aujourd’hui, c’est au fichage génétique que l’on voudrait condamner les enfants niulinchi.

Plus largement, c’est l’ensemble du peuple corse que l’état français aimerait bien ficher.

Ce problème de prise illégale d’ADN ne concerne pas que la corse, comme l’explique le communiqué ci-dessous.

                                              

Communiqué du CAR : Fichage ADN de la jeunesse du Niolu

 

Les gendarmes de la brigade de recherche de Corti sont intervenus au Niolu pour convoquer deux jeunes Niulinchi à la gendarmerie de Calacuccia le mercredi 3 juin à 14 heures. Officiellement les deux jeunes de 14 et 15 ans sont convoqués pour un interrogatoire suite à une tentative d’attentat contre un commerce du Niolu. Mais les gendarmes ont prévenu les parents que les adolescents seraient soumis à un prélèvement d’ADN, précisant que tous les autres jeunes du village devraient également s’y soumettre.

 

Une fois de plus, les gendarmes ont menti en expliquant aux parents que les enfants n’avaient pas le droit de refuser le prélèvement ADN.

 

Nous rappelons que depuis quelques années, les demandes de prélèvements génétiques se multiplient. Cette démarche visant à établir des fichages ADN de l’ensemble du peuple corse constitue à l’évidence une atteinte aux droits de la personne humaine. Certains patriotes ont refusé catégoriquement le prélèvement.

 

La loi française faisant de ce refus une infraction pénale, un certain nombre de procès ont récemment eu lieu devant les juridictions répressives insulaires. A chaque fois, les avocats ont plaidé la violation des textes relatifs aux droits de l’homme et, en particulier, de l’article 8 de la Convention européenne ayant pour objet de les protéger, article concernant le respect de la vie privée et familiale.  

 

La contestation des fichages ADN n’est pas une spécialité corse, tant sans faut. La polémique se développe sur toute la surface de la planète, et donne parfois lieu, comme chez nous, à d’importantes décisions judiciaires.

 

Aux Etats-Unis, le parlement du Massachusetts a voté en 1997 une loi permettant le fichage ADN de tous les détenus de l’Etat. Certains d’entre eux ont refusé. Sur les conseils de leurs avocats, ils ont fondé leur position sur le 4e amendement de la Constitution américaine, qui protège les citoyens - comme l’article 8 de la Convention européenne des Droits de l’Homme - de toute intrusion dans leur vie privée. En 1998, un tribunal de Boston leur a donné satisfaction, confirmant le caractère attentatoire aux droits humains du prélèvement ADN sans autorisation.

 

S’agissant des procès ayant eu lieu en Corse, la défense a également soulevé la violation de la loi interne française elle-même.

 

En effet, l’article 706-54 du Code de procédure pénale prévoit que le prélèvement peut être demandé s’il existe « des indices graves et concordants » ou bien des « raisons plausibles » permettant de soupçonner la personne considérée d’avoir commis un crime ou un délit.

 

Les patriotes concernés par ces procédures avaient tous été remis en liberté après leur garde-à-vue, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Dans de telles circonstances, comment l’accusation pouvait-elle prétendre qu’existaient, au moment du refus de prélèvement, des « indices graves et concordants » ou des « raisons plausibles » de les soupçonner, conditions exigées par le Code de procédure pénale ? Ces patriotes ont donc logiquement obtenu des relaxes devant les tribunaux de Bastia et d’Aiacciu, (y compris devant la Cour d’appel), qui ont suivi le raisonnement de la défense.

 

La CAR de Corsica Libera apporte son soutien aux jeunes Niulinchi et invite l’ensemble de la jeunesse du Niolu à refuser catégoriquement tout prélèvement d’ADN, totalement illégal, qui n’a qu’un seul but, celui de ficher notre jeunesse en constituant un fichier génétique de l’ensemble du peuple corse.

La CAR appelle à un rassemblement de soutien devant la gendarmerie de Calacuccia, ce mercredi à partir de 14 heures.

 

Commission Anti Répressive de Corsica Libera

 

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A propos des fichages ADN en Corse (Archive FPL):

Trois personnes interpellées (fichage ADN)

Refus de fichage ADN

FIchage ADN des nationaliste corses

 

Publié dans : Corsica - Par Ghjuvà
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Dimanche 31 mai 2009
Reportage sur l'hospitalité en Corse.




Extrait vidéo datant de 2004, à l'époque une campagne médiatique scandaleuse taxait le peuple corse de raciste.
Sur la base de chiffres honteusement exagerés, la Corse fut pointée du doigt comme "région française" la plus raciste.
Face à Maurice Szafran du journal Marianne, l'indépendantiste François Sargentini répond.

Publié dans : Corsica - Par FPL
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Dimanche 31 mai 2009


Herriak ez du barkatuko !

500 personnes se sont rassemblées samedi à Miarritze face au meeting que devait tenir l'UMP. Les manifestants portant des photos de Jon ont tenté de s'approcher, mais les policiers, présents par centaines, ont attaqué à coups de matraques, de pieds, de bousculades et de gas lacrymogènes. Au moins 3 personnes ont été blessées, et une d'entre elles s'est retrouvée à la polyclinique de Miarritze suite au coups des flics.
Le Mouvement Pour l'Amnistie dénonce la violence de la police. La seule réponse qu'ont reçue ceux venus demander où se trouve un militant basque disparu est la violence et les gas lacrymos. L'organisme veut dénoncer la nervosité du gouvernement français, et lui dire clairement que nous continuerons à nous mobiliser jusqu'à éclaircir où est Jon et ce qui s'est passé.






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Mercredi 27 mai 2009

 

 

 

 

 

Corsica Libera organise une merendella à Cala purcina, aujourd’hui devenue Punta d’oru…souvenez vous, l’occupation de la maison de christian clavier, c’était là.

 

Ce rassemble pacifique tend à démontrer que nous sommes chez nous partout sur notre terre.

Les plages privées n’existent pas, le littoral est un domaine public où chaque corse a le droit de venir se baigner.

Non seulement la loi littorale qui interdit les construction a moins de 100 mètres de la mer n’est pas respectée mais en plus nous devrions laisser l’exclusivité de la baignade à quelques nantis.

Si vous aussi vous refusez cela, rendez vous est pris le lundi 1 juin, rassemblement à 10h « aux 4 chemins ».

 

Parlez de plage privée vous parait excessif ? Voici deux annonces,l’une pour la vente d’une maison l’autre pour la location estivale :

 

Je cite un extrait « De grandes ouvertures dans toutes les pièces permettent de profiter au maximum de la vue exceptionnelle sur la Méditerranée, les Iles Cerbicales et la Sardaigne.
A quelques minutes à pied, la plage privée du domaine. »

[annonce dans son integralité ici]

 

Ou encore

« Tarifs dégressifs selon durée,vue magnifique sur mer, terrain arboré bord de mer accés privé à plage privée,grandes terrasses,proximité rivières et montagne de Bavella »  « Mer : moins de 50 m. »

[annonce dans son integralité ici, site du loueur]

 

A propos de Cala purcina, voici un article de Jean Guy Talamoni publié dans U Ribombu en septembre 2008:

 

"Cala purcina » : le vrai nom de ce lieu ne faisait pas vraiment jet set.

 

Ni les sangliers qui le fréquentaient autrefois.

 

 

On a donc banni les sangliers et installé des clôtures pour qu’ils ne reviennent pas.

 

On aussi changé le nom : « Punta d’oru » est plus tendance. Plus conforme aussi au standing des nouveaux habitants.

 

 

Pour pénétrer dans cette enclave, il faut désormais montrer patte blanche.

 

Plus de sangliers autochtones. Ils ont été remplacés par des coqs gaulois (métalliques, c’est moins salissant !)

 

 

Plus d’humains d’origine insulaire, sauf un (l’indispensable invité des dîners de cons).

 

Plus de Corses, mais pour faire bonne mesure on a créé une « Allée de la Corse ». Ca ne s’invente pas !

 

 

Pas même une amicale des Corses de « Punta d’Oru » : il n’y aurait qu’un seul membre (ce qui est largement suffisant pour les dîners, mais de là à créer une amicale…)

 

Malgré tous les efforts déployés pour civiliser et aseptiser ce lieu, tout ça ne sent pas vraiment le propre.

 

Et les piscines ressemblent à des auges...

 

Malgré, ou à cause de l’argent qui y a été dépensé.

 

I purcelli ùn sò più listessi, ma simu bè in « Cala purcina ».  "

 

Jean-Guy Talamoni

 

 

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A propos de l'affaire Clavier lire également : 

 

Magouille entre amis

 

 

Occupation de la villa de Clavier, les nationalistes s'expliquent

 

 

Publié dans : Corsica - Par Ghjuvà
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Mercredi 27 mai 2009
A propos du procès de l'incendie de la CTC,voici un document publié par le site u Rinnovu

EDIT: suite à un défaut dans la configuration du blog, les images sont tronquées, retrouvez les sur le forum FPL ou sur le lien du Rinnovu



Publié dans : Corsica - Par FPL
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