Mardi 3 novembre 2009
Pays Basque Info

Argi Perurena, Aratz Gomez et Arkaitz Saez, viennent de dépasser leurs dix années de détention dans les prisons françaises et espagnoles. Argi Perurena a été arrêtée le 30 septembre 1999 près de Pau. Aratz Gomez et Arkaitz Saez à Irun le 16 novembre de la même année. En cet automne 2009, les trois comités de soutien aux prisonniers politiques basques Gurekin (Ustaritz), Orduan (Ascain) et Hiri-Buruz (Saint Pierre d’Irube) ont souhaité unir leurs énergies afin de marquer cette date par l'organisation de plusieurs rendez-vous les 12, 13 et 14 novembre prochains.

Le jeudi 12 novembre à 19h à Ustaritz aura lieu une conférence de Gabi Mouesca, ancien prisonnier d’Iparretarrak et ex-président de l’Observatoire international des prisons, qui évoquera les conséquences de longues années de prison pour les détenus. Gabi Mouesca avait en son temps effectué 17 ans de prison. Le vendredi 13 novembre, les trois comités appellent à un rassemblement à Saint-Jean-de-Luz et le samedi 14, c’est à Ascain qu’est organisé un concert de soutien.

Les comités veulent alerter la population sur les conditions d’incarcération de ces trois labourdins avec le souhait que les habitant et les élus se mobilisent pour pour que cette situation cesse le plus rapidement possible. Ils demandent le rapprochement des trois labourdins ainsi que des 740 autres prisonniers politiques basques, avant leur libération dans le cadre d’un processus politique qui donnerait une issue au conflit en Pays Basque.

Argi Perurena
 


Argi Perurena Pascual a été arrêtée le 30 septembre 1999 près de Pau en compagnie de Patxi Segurola et Jon Bienzobas. Après 4 jours de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, elle avait été incarcérée à la prison de Fleury Mérogis. Sa détention préventive a duré 5 ans et demi jusqu’à son procès qui débuta le 1er juin 2005. Pendant toutes ces années, elle aussi a subit des conditions d’incarcération difficiles par l’isolement, la retenue de son courrier, le mitard, l’éloignement pour sa famille et ses proches. Cette période sera également marquée par la mort d’une camarade retrouvée pendue dans sa cellue de Fleury Mérogis.

Argi Perurena a participé aux luttes menées au sein des prisons par le collectif des Prisonniers Politiques Basques, dont elle fut un temps l'une des porte-parole, pour dénoncer les conditions d’incarcération mais aussi revendiquer le statut de prisonnier politique, le regroupement et le rapprochement d’Euskal Herri et exiger la libération des détenus malades et de ceux ayant effectué leur peine.

Le procès sur le vol d’explosifs de Plévin pour lequel la jeune femme comparaît débute à Paris devant une cour d’assises spéciale le 1er juin 2005 et finit un mois plus tard. Les peines prononcées par les magistrats professionnels sont extrêmement lourdes. Argi a été condamnée à 18 ans de réclusion criminelle ainsi qu’à une interdiction définitive du territoire français. Une double peine pour Argi qui a vécu toute sa vie en Pays Basque nord où résident sa famille et ses proches.

Elle est transférée le 1er février 2006 au Centre de Détention pour femmes de Rennes où elle est restée seule prisonnière politique basque pendant trois ans. Les conditions d’incarcération restent difficiles avec un éloignement d’avec sa famille et ses proches de plus de 700km, avec un trajet long et excentré par rapport aux liaisons de transports, un accès réduit à la santé et aux soins et des refus sans justification de demandes de permis de visites.

Aratz et Arkaitz

 
    

Aratz et Arkaitz étaient âgés de 22 ans à l’époque où ils ont été arrêtés par la police espagnol. Pendant cinq jours et cinq nuits de garde à vue dans un commissariat espagnol, ils ont été sauvagement torturés. A tel point, qu’Arkaitz a dû être évacué à l’hôpital, fait dont il n’a même pas souvenir tant son état était grave. Une plainte pour tortures avait été introduite, mais la justice espagnole n’a pas donné de suite. Aratz et Arkaitz ont été condamnés à 18 ans de prison par le tribunal d’exception espagnol.

Aratz a été emprisonné pendant deux ans à Alcala Meco, près de Madrid puis 7ans dans une prison des Asturies. Les conditions d’incarcération ont été dignes d’une république bananière, les gardiens de prison poussant les autres prisonniers à passer à tabac les prisonniers basques. Il a également été victime de l’intoxication médiatique comme les médias espagnols savent le faire, puisqu’au lendemain des attentats islamistes de Madrid, la presse espagnole proche du président conservateur Aznar n’a pas eu d’état d’âme pour inventer de toute pièce une relation entre Aratz et un autre prisonnier basque et Al Quaeda.

Arkaitz, originaire de Saint Pierre d’Irube, est incarcéré à la prison de Puerto de Santamaria, une prison dite « de haute sécurité » située à 1400 km du Pays Basque. Les prisonniers sont traités comme des animaux. Les conditions carcérales sont les pires qui existent. Les menaces, provocations, intimidations et passages à tabac sont monnaie courante dans cette prison du bout du monde. Le chantage fait aux prisonniers est permanent. Ils n’ont droit qu’à 4 lettres par mois, et les visites ne peuvent se faire que par listes limitées à 10 personnes, tous les six mois. Il a les pires difficultés pour pouvoir suivre des études et malgré des ennuis constants de santé, bénéficier de services médicaux minimum relève de l’imaginaire.

La prison de Puerto est la « prison des prisons » puisque les détenus des autres prisons espagnoles y sont emmenés lors des mesures de punition. Mais ils n’y restent que quelques mois, avant de retrouver leur prison d’origine. Pour les prisonniers basques, en revanche, une fois à Puerto, ils y restent.

Aller voir le jeune homme est un calvaire pour ses proches : il doivent prendre un bus le vendredi après-midi, qui roule durant 17 heures pour arriver le matin à la prison. 40 minutes de visite derrière une vitre, et retour pour arriver le dimanche midi. Un voyage aller-retour de 2800 km, fatiguant, cher et usant, qui de facto limite les visites à une seule par mois.

Aratz se trouve aujourd’hui à la prison de Ocaña près de Madrid. Aratz eta Arkaitz ont participé à de multiples actions dans le cadre des protestation du collectif des prionniers basques, dont des grèves de la faim ainsi que des refus de sortie de cellule, refus de plateau, etc.


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Dimanche 1 novembre 2009


Un millier de personnes dans les rues de Bastia pour dire non à la répression antisyndicale.Parmi elles de nombreuses personalités politique comme Gilles Simeoni (Chjama), les eurodéputés Michele Rivarsi et François Alfonsi (PNC), Olivier Besancenot(NPA),Jean guy Talamoni (Corsica Libera)et bien d'autres.
En tete de cortège les 4 syndicalistes STC qui seront jugés le 19 et 20 novembre,Alain Mosconi  arborant notamment un tee-shirt de soutien au syndicat kanak USTKE.
La manifestation encadrée par un service d'ordre s'est déroulée dans le calme.

Reportage photo sur Unità Naziunale ici et

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Jeudi 29 octobre 2009


"Inno à a ripressione contr'a i sindicalisti" tel est le mot d'ordre de la manifestation prévue ce samedi 31 à Bastia.une vingtaine de structures associatives,politiques,syndicales appellent à manifester (Ligue des droits de l'homme, CFDT,STC, A Federazione di l'Eletti, Corsica Libera, PNC entre autres).Venez nombreux pour soutenir les marins STC et pour refuser la criminalisation de l'action syndicale.

Samedi 31 octobre 2009 à 14h30, Place d'armes
,Bastia


Communiqué de Corsica Libera:

Corsica Libera s’élève contre la répression qui frappe les militants du STC dans le cadre de leur action syndicale.

A France Telecom, des délégués du STC ont été récemment entendus dans les locaux de la Police Judiciaire à la suite de la plainte déposée par leur direction pour séquestration, à la suite d’une occupation de locaux intervenue…en mai 2007 !

Les marins du Pascal Paoli comparaîtront devant le Tribunal Correctionnel de Marseille les 19 et 20 novembre prochains. Ils sont poursuivis pour des faits de séquestration et encourent 10 ans d’emprisonnement ainsi que l’interdiction d’exercer leur profession et leurs mandats syndicaux.

L’action exemplaire qu’ils avaient menée en septembre 2005 avait pourtant eu pour effet d’empêcher le démantèlement intégral de la compagnie publique au profit d’intérêts privés.

Corsica Libera appelle ses militants et sympathisants à participer massivement à la manifestation de soutien qui aura lieu à Bastia le 31 octobre 2009.

CORSICA LIBARA


Texte de l'appel à manifester de la charte de la société civile corse : sur ce lien

Autre tract de la charte: non à la répression anti syndicale

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Jeudi 29 octobre 2009

Distribution de tract et collecte de don lors du derby : les joueurs de l’ACA et du Sporting porteront un teeshirt de Sulidarità

Lors de l’appel aux dons pour le financement des billets d’avion pour les familles des prisonniers en exil, les Corses ont fait preuve d’une très grande générosité puisque 12.000 € ont été récoltés, nous permettant d’offrir les billets d’avion aux familles pour Noël.

Nous désirons cependant pouvoir pérenniser cette aide en offrant au moins un billet par mois à chaque famille.

Pour cela, l’Associu Sulidarità organise demain soir, Vendredi 30 octobre, un nouvel appel aux dons avec vente d’autocollants, à partir de 18 h, aux entrées du Stade Armand Cesari à Furiani à l’occasion du derby.

A cette occasion, les joueurs du Sporting Club de Bastia ainsi que de l’ACA porteront, lors de l’échauffement, des tee-shirts au logo de l’Associu Sulidarità en signe de leur solidarité.

 

Associu Sulidarità

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Mercredi 28 octobre 2009
Tucan, un des deux derniers représentants du peuple pirip'kura. Ces Amérindiens ont échappé à un massacre, il y a plus de trente-cinq ans et pourraient bientôt retrouver d'autres membres de leur ethnie - Jair Candor/FUNAI

Pour Fiona Watson, il faut à tout prix se mobiliser contre l'extermination des derniers peuples libres de la planète. Il en va de notre dignité d’êtres humains, déclare la chargée de campagne à l’ONG Survival International.

Quelle est la situation des tribus d’Indiens non contactés en Amérique latine ?

FIONA WATSON La situation dans cette partie du monde est extrêmement sérieuse. Ces tribus sont petites et très vulnérables. L’Amazonie est de plus en plus exploitée, notamment par des compagnies pétrolières. Regardez ce qu’il se passe en ce moment au Pérou. [Une révolte a éclaté en juin dans le nord du pays. Les Indiens (non isolés) de la région protestent contre l’exploitation abusive de leurs terres par les multinationales. Cette manifestation a été réprimée par les autorités faisant au moins 200 morts du côté des Indiens.] Partout les Indiens [isolés ou non] sont repoussés jusqu’aux limites de leurs possibilités de survie.

Pourquoi les Indiens s’isolent-ils ?
La plupart des peuples indiens dits "non contactés" sont les survivants, ou les descendants, d’actes génocidaires. Ils refusent tout contact avec le monde extérieur tant les violences, massacres et épidémies dont leur groupe a été victime sont ancrés dans leur mémoire collective. Beaucoup d’Indiens d’Amazonie occidentale sont les descendants des rares survivants du boom du caoutchouc qui eut pour conséquence, à la fin du XIXe siècle, l’extermination de 90 % de la population indienne. A cause notamment des mauvais traitements que subissaient les Indiens réduits à l’esclavage pour récolter le caoutchouc.
D’autres sont les survivants de massacres plus récents comme les Cinta Larga qui ont été victimes des patrons brésiliens du caoutchouc entre les années 1920 et 1960. Le directeur de la compagnie Arruda, Junqueira & Co avait planifié le massacre sous prétexte que les Cinta Large se trouvaient sur le chemin de ses activités commerciales. Il affréta un avion à bord duquel furent largués des bâtons de dynamite sur les villages indiens. Ses hommes de main achevèrent ensuite sauvagement les survivants. En 1975, l’un des auteurs du crime, José Duarte de Prodo, a été condamné à dix ans de prison, mais il fut gracié quelques mois plus tard. Il déclara au procès : "Il est bon de tuer les Indiens, ce sont des traîtres et des paresseux.”

Aujourd’hui, que se passe-t-il quand les Indiens se retrouvent en contact avec le monde extérieur ?
Le problème numéro un est celui de la santé. Quand des tribus non contactées sont en contact avec le monde extérieur, cela a un effet absolument dévastateur. Il y a de nombreux exemples au Brésil. Dans les années 1970 et 1980, le gouvernement avait dans un premier temps décidé de les contacter pour les assimiler à la société. La moitié des populations contactées sont décédées. J’ai parlé à un chaman qui fait partie de ces tribus. Il m’a dit qu’ils avaient perdu tous les jeunes et que, maintenant, il ne restait qu’une petite population désorientée et en perte d’identité. [La politique du gouvernement brésilien est actuellement de ne pas contacter les Indiens.]

Comment ces tribus sont-elles restées non contactées ?
Il leur reste certainement des souvenirs traumatisants de cette époque. Ces peuples ont donc choisi de s’enfuir dans les terres et d’y rester cachés. Ils ne veulent plus de contact avec les non-Indiens. Des camps, construits par la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI) près des Indiens isolés afin qu’ils puissent prendre éventuellement contact, ont été détruits et dévalisés durant la nuit. Il y a aussi des lances laissées au milieu des chemins pour en interdire l’accès. Quand ces gens veulent prendre contact, ils viennent de leur propre volonté dans les villages.

Comment leur situation a-t-elle évolué ces dernières années ?
Au Brésil, la FUNAI a maintenant une politique adaptée à la réalité. Elle ne contacte ces Indiens que si cela est absolument nécessaire, par exemple pour les avertir d’un projet de barrage hydroélectrique sur leur terre. La FUNAI a également délimité de grandes surfaces de territoire indien protégé officiellement. Cela fonctionne bien là ou la forêt est bien préservée. Mais là où il y a beaucoup de déforestation, les résultats sont beaucoup plus mitigés. Sur place, c’est comme le Far West [une terre sans foi ni loi]. Les Indiens du Rio Pardo, par exemple, sont actuellement chassés. C’est un véritable génocide. Les gens savent qu’ils peuvent les tuer en toute impunité parce qu’il ne leur arrivera rien. Des procureurs fédéraux ont ouvert une enquête pour génocide mais je doute qu’un jour justice soit faite.

Avez-vous rencontré des tribus non contactées ?
Quand j’ai rencontré les Akunsus [un peuple récemment contacté], j’étais très triste parce que je savais que j’avais devant moi les six derniers survivants de ce peuple et que bientôt ils disparaîtraient à tout jamais de la surface de la terre.
Tout ce qui fait d’une personne un Akunsu, leur vision du monde, serait perdu à tout jamais. Je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse connaître leur histoire au monde. Les gens s’émeuvent lorsqu’il s’agit de la disparition d’animaux, mais, ici, nous parlons d’êtres humains.

Quel est le futur pour ces populations ?
Ce sont des humains et ils ont exactement les mêmes droits que nous tous. Les gens sont de plus en plus concernés par le développement durable et notre avenir est aussi entre leurs mains. Là ou il y a de la forêt, il y a des tribus non contactées. Ils en sont les gardiens. Quand nous les aidons, quand nous les soutenons, nous aidons aussi la forêt. Pourquoi devraient-ils sacrifier leur vie pour d’autres ? Leur survie est une question de morale et d’étique. C’est très important. Si nous n’avons pas assez d’espace dans le monde pour eux, alors, quel est le but de la vie ?

Est-ce que les gens sont concernés au Brésil ?
Il y en a qui sont concernés. Beaucoup d’ONG travaillent sur ces problématiques. Mais, dans la presse brésilienne, les Indiens sont toujours présentés comme des êtres exotiques ou comme un obstacle au développement. C’est un débat qui est très polarisé. Le défi est de combler un grand manque d’information.
Davi Kopenawa, le chef de la tribu des Yanomamis est récemment venu à Londres pour faire entendre la cause des Indiens. La presse brésilienne avait fait le voyage pour l’interviewer et lui demander pourquoi il était venu à Londres pour parler de ces choses-là. Il a simplement répondu qu’au Brésil il n’avait jamais été invité


06.07.2009 | Propos recueillis par Emilie King (dont une question extraite du dossier « Peuples isolés » de Survival International).
Source Courrier International   via A piazzetta "A fine di u populu corsu pè 2050?"
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Mardi 27 octobre 2009


Le 24 octobre dernier, ce sont plus de 20.000 personnes qui ont manifesté à Carcassona leur soutien à la langue occitane. Autant qu'à Besièrs en 2007, et le double par rapport à la première manifestation pan-occitane de 2005, toujours à Carcassona en Lengadòc.


Les revendications portées par le collectif organisateur Anèm Òc sont les mêmes depuis cette date: plus d'occitan dans l'enseignement, plus d'occitan dans les médias, plus d'occitan dans la vie de tous les jours, en somme la mise en place d'une réelle politique linguistique en Occitanie.

Mais depuis 2005, rien n'a changé ou presque, et l'Etat français reste un des Etats les plus arriérés d'Europe quant à la reconnaissance des peuples et cultures qui vivent sur son territoire. La part d'occitan proposée par la télévision publique est, plus que ridicule, indigne d'un service dit public. Elle est symptomatique de l'incapacité de la République française à décentraliser et déléguer les pouvoirs, fonctionnant selon un système « capitale - provinces » comme pouvait le faire Rome avec son empire colonial. Tout ce qui sort de la sphère parisienne est soit ringardisé, soit infantilisé, soit tout simplement nié.

N'en déplaise aux franchouillards de tout poil que l'on retrouve dans la plupart des partis français, du NPA au FN, la manifestation occitane du 24 octobre était éminement politique. Si l'occitan périclite aujourd'hui, c'est justement à cause de cette domination quasi impérialiste des élites parisiennes et de leurs sbires locaux qui s'étant appliqués à affaiblir considérablement la conscience occitane dans la population, s'apppliquent aujourd'hui à empêcher toute autonomie dans quelque secteur que ce soit. Les occitans ne sont pas maîtres de l'avenir de leur langue pas pluns qu'ils ne sont maîtres de l'aménagement du territoire occitan ainsi que de toutes les compétences qui font d'un peuple un peuple libre.

Ainsi la tactique considérant à tout attendre de l'Etat montre aujourd'hui ses limites. S'il faut accentuer la pression sur les pouvoirs publics pour exiger un minimum de respect pour les cultures autres que françaises, l'engagement dans des alternatives concrètes et locales à la politique jacobine semblent dorénavant indispensables. Le robinet des subventions, qu'on ouvre et qu'on referme selon le bon vouloir de quelques uns, n'est pas en capacité de garantir un avenir pour l'occitan ni l'élaboration d'une société parfaitement bilingue.

Si une partie des manifestants le 24 octobre sont restés sur une revendication linguistique terre à terre, d'autres, de plus en plus nombreux, ont pris conscience du fond du problème et de l'injuste traitement infligé aux occitans comme aux autres peuples d'Hexagone.
« Occitan Lenga Oficiala », « Libertat per lo país », des slogans qui ont résonné dans les rues de Carcassona et qui prennent aujourd'hui tout leur sens.

Le collectif Anèm Òc l'a annoncé: la manifestation du 24 sera sans doute la dernière du genre. Patients jusqu'à maintenant, les organisateurs souhaitent dorénavant des actions plus radicales, mais non violentes précisent-ils. Si les dernières déclarations du ministre Mitterrand remettent en cause l'engagement gouvernemental d'établir une loi pour les langues dites « régionales », les occitans ne désespèrent pas pour autant. Depuis 1000 ans, ils ont sû maintenir une langue qui les lie des vallées italiennes à la Gascogne, alors qu'ls n'ont jamais été réuni sous une même administration politique et que les français ont tout fait par le passé pour imposer leur cultures et ainsi préserver leurs conquêtes.

Tant que vivra l'occitan, l'Occitanie vivra, et les occitans vivront non pas parce qu'ils sont plus forts, mais parce leur combat s'inscrit dans le sens de l'histoire: la reconnaissance et le respect de tous les peuples et la fin des Etats Nations fantôches et usurpateurs.


Matieu
Publié dans : Occitania - Par FPL seccion occitana
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Lundi 26 octobre 2009

 

Président du groupe indépendantiste Corsica Libera à l'assemblée de Corse, membre du Conseil de la langue et de la culture corses, Jean-Guy Talamoni a un blog très visité et plein d'amis sur facebook. Lorsqu'il ne plaide pas dans les prétoires, il écrit des livres politiques et sur la langue corse. Son camp, celui des nationalistes dits radicaux, n'aura probablement aucun souci d'alliances contrairement à tous les autres. Mais un projet à défendre, Corsica 21 (1), dont l'ambition est de s'adresser aux Corses ouverts à une alternative identitaire dans les domaines de l'économie, de l'écologie, de la solidarité sociale, et prêts à valider la « citoyenneté corse ». Pour l'avocat, la meilleure défense, c'est encore l'attaque...

 

Conduirez-vous la liste de Corsica Libera aux territoriales ?

 

La question des candidatures n'a pas été abordée par le mouvement. Nous avons préféré commencer par le projet, ce qui est certainement plus important pour la Corse. À ce jour, Corsica 21 est le seul projet soumis à l'appréciation des Corses.

 

Peut-on valablement bâtir un projet avec de l'anti Padduc ?


Certes, Corsica 21 propose une direction diamétralement opposée au Padduc, mais il n'est pas seulement cela. Dans ce document, particulièrement précis, nous abordons tous les sujets qui intéressent la vie des Corses, y compris certains que le Padduc a totalement ignorés. Je pense notamment à la santé publique, domaine important pour tous les Corses. Nos propositions sont précises et novatrices à cet égard, comme en d'autres matières.


Instaurer une « citoyenneté corse », ce n'est pas aller à contre-courant de l'histoire ?

 

Bien au contraire, on voit aujourd'hui un certain nombre de régions européennes protéger à travers de tels dispositifs leur identité et la maîtrise de leur développement. Je précise qu'une citoyenneté fondée sur dix ans de résidence, sauf pour les Corses de la diaspora, est une démarche particulièrement ouverte. Dans le même temps, elle permettrait de traiter un certain nombre de problèmes majeurs, comme la dépossession immobilière par des étrangers fortunés.

 

Quel tourisme préconisez-vous ?

 

Aujourd'hui, la politique des résidences secondaires conduit à la catastrophe. Dans certaines communes comme Porti-Vecchju, le parc de résidences secondaires est supérieur à celui des résidences principales. Ainsi, les Corses ont de plus en plus de mal à accéder à la propriété, car les prix ont augmenté de façon vertigineuse. Par ailleurs, il faut savoir qu'au plan social, le tourisme de résidences secondaires a des retombées extrêmement réduites, quelques places de gardiens à l'année et quelques heures de ménage généralement « au noir ». En revanche, le même nombre de touristes accueillis dans des structures hôtelières génère des emplois déclarés avec toutes les garanties sociales. Le bilan de la saison 2009 montre que malgré un nombre de passages conséquent, les chiffres de l'industrie touristique ne sont guère réjouissants.


Qu'est-ce que vous suggérez pour les améliorer ?

 

Déjà, ne pas aggraver la situation comme le ferait le Padduc qui est fondé sur l'économie résidentielle. Ensuite, ne plus subir le tourisme mais l'organiser, en liaison avec le secteur des transports et les autres domaines d'activité économique.

 

À propos des transports, une compagnie maritime régionale, c'est vraiment crédible ?

 

Beaucoup disaient naguère qu'une compagnie aérienne ne l'était pas. Pour notre part, nous avons toujours défendu la CCM et nous maintenons notre proposition relative à une compagnie maritime corse. Ce qui se passe actuellement à la SNCM nous conforte dans notre position.

 

Vous évoquez la CCM. Vous êtes hostile aux low cost ?

 

Absolument pas. Nous estimons qu'il y a une place pour les low cost et un périmètre pour le service public, lequel doit être préservé.

 

Avec quel argent allez-vous financer votre projet ?

 

Corsica 21 propose un certain nombre de moyens financiers à travers la mobilisation de l'épargne corse, un code des investissements et un statut fiscal spécifique. Nous formulons dans notre projet des propositions concrètes et réalistes à cet égard.


Vous dénoncez les appétits spéculatifs et affairistes, mais les nationalistes n'y ont pas aussi succombé, par le passé ?


Sur ce point, je vais être très clair. Les dérives constatées en Corse depuis quelques années relèvent d'un lien entre mandats politiques, activités économiques et pratiques illégales voire mafieuses. Les nationalistes n'ont jamais été en charge de structures publiques importantes, comme la CTC, les conseils généraux, les grandes villes. Ils ne peuvent donc avoir participé à ce genre de phénomènes particulièrement préoccupants. Nous pensons que le Padduc, s'il venait à être mis en oeuvre, aggraverait encore les choses.


Si Corsica Libera n'est plus représentée à l'assemblée de Corse, faut-il craindre un regain de la violence clandestine ?

 

D'une part, le lien que vous faites entre ces deux points n'est pas pertinent. D'autre part, nous n'envisageons pas l'hypothèse d'une assemblée de Corse dans laquelle Corsica Libera ne serait pas représentée.

 

La violence n'est-elle pas, finalement, un lourd handicap pour vous ?

Étymologiquement, le mot violence signifie « abus de la force ». À mon avis, un tel abus relève en Corse de la politique menée par Paris, tant en matière de négation de nos droits collectifs qu'en matière répressive.


Existe-t-il encore un espace de discussion avec Paris ?

 

Actuellement pas en ce qui concerne Corsica Libera.

 

Pas même sur la question du rapprochement des prisonniers ?

 

La commission anti-répressive fait son travail. Malheureusement, force est de constater que sur ce point, très important pour de nombreuses familles corses, l'état français a renié ses engagements de la façon la plus honteuse.


Espérez-vous une trêve du FLNC pendant la durée de la campagne ?

 

Cette question relève de l'appréciation des militants clandestins eux-mêmes.

 

Que pensez-vous de la proposition de Paul-Jo Caïtucoli de constituer une seule et grande liste nationaliste ?

 

La démarche de Paul-Jo Caïtucoli est louable. Nous participons d'ailleurs aux réunions qu'il organise. Je rappelle que la Ghjunta de Corsica Libera a donné mandat à l'exécutif du mouvement pour rechercher des convergences, tout particulièrement avec les autres formations nationalistes. Aujourd'hui, les indépendantistes, unis au sein de Corsica Libera et munis d'un projet politique, peuvent être parfaitement sereins et prêts à la discussion.


Mais un rapprochement est-il encore possible ?

 

En ce qui nous concerne, notre position est ouverte.


De qui êtes-vous le plus proche, Simeoni ou Angelini ?

 

Je pense qu'il est caricatural de réduire la situation actuelle à une question d'hommes. C'est aussi le message que nous avons voulu lancer en direction de l'opinion, en donnant la priorité au projet par rapport aux questions des candidatures.


Vous craignez des compromissions de la part des nationalistes modérés après le 1er tour ?

 

Je suis persuadé qu'aucun nationaliste ne voudra verser dans la compromission. à Corsica Libera, nous estimons que l'accès aux responsabilités peut-être un moyen pour servir la Corse, en aucun cas une fin en soi.

 

La réforme des collectivités de 2014 ressemble à la proposition Sarkozy de 2003 et vous étiez favorable

 

Nous avions appelé à voter oui au référendum, et je continue de penser que la courte victoire du non a fait perdre beaucoup de temps à la Corse. Nous demeurons favorables à une évolution institutionnelle, et nous avons formulé dans notre projet des propositions praticables, comme une assemblée de Corse pourvue du pouvoir législatif et une chambre des provinces assurant une représentativité aux territoires. Ce bicamérisme aurait l'avantage de simplifier la situation institutionnelle actuelle, puisque nous avons aujourd'hui trois assemblées délibérantes munies de compétences qui se chevauchent souvent.


Mais la Corse n'est pas concernée, a dit Nicolas Sarkozy...

 

Ça, ce sera aux élus de le dire après les Territoriales de 2010. Ce serait quand même un comble si la Corse était maintenue dans le statu quo, au moment où une réforme se produit en France !


Moitié moins d'élus, c'est moitié moins de pratiques claniques...

 

On peut voir les choses comme ça. Ce qu'il y a de certain, c'est que les conseils généraux sont depuis des décennies le nid du clanisme et du clientélisme.

 

Les Corses semblent apprécier le film d'Audiard Un prophète : vous ne faites pas preuve d'un esprit obtus ?

 

Pour savoir ce que pensent les Corses, il faudrait se livrer à une enquête sérieuse et ne pas s'arrêter à quelques réactions relevant parfois de l'auto flagellation, toujours du politiquement correct. La liberté de création doit être protégée. Loin de nous l'idée d'y porter atteinte. Mais a-t-on le droit, pour notre part, d'exercer notre liberté d'expression et de dire que ce film donne une image caricaturale à la fois des prisonniers corses et maghrébins ? Sans compter l'amalgame entre nationalistes et détenus de droit commun que le président des maires de la Haute-Corse lui-même dénonçait dans vos colonnes. Il n'est pourtant pas militant de Corsica Libera...


Vous irez voir Christian Clavier dans La Cage aux folles ?


Pour moi, Christian Clavier reste avant tout un... visiteur.

 

La Corse qui accueille le Tour de France : vous êtes pour ?

 

Une étape extérieure au territoire français pour le Tour de France ? Pourquoi pas !

 

 

jean-marc raffaelli pour Corse Matin

(1) Corsica21.com

 


Source photo: Le point

 


Publié dans : Corsica - Par FPL
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Samedi 24 octobre 2009




A partir de 17h, dans toute la Corse, plusieurs centaines de militants de Corsica Libera et de l’Associu Sulidarità se sont réunis à des points stratégiques pour distribuer des tracts dénonçant le mépris de certains élus de la C.T.C. qui ont rejeté le 1er Octobre 2009 la motion présentée par Corsica Libera demandant entre autre, une compensation financière aux familles de prisonniers politiques détenus sur le continent alors même que la loi française stipule que chaque détenu doit être rapproché au possible de sa famille.


Aiacciu, Bastia, Corti, Portivechju, L’isula, Prupià, Migliacciaru, Ponte à a leccia, Grussettu, Vicu, etc… toute la Corse était ainsi sensibilisée à la douleur des familles à qui on inflige une double peine, mais également au comportement dépourvu de tout courage politique des élus UMP et PRG entre autre.


Sur les tracts, un appel est lancé à une mobilisation populaire devant le pénitencier de Casabianda Samedi 24 Octobre à 15h afin de faire aboutir cette légitime revendication.

Voici le texte du tract :

BASTANU L’INGHJUSTIZIE PER E FAMIGLIE CORSI

Non aux persécutions des familles politiques corses

En votant NON à une aide pour alléger les grandes difficultés et la double peine que subissent les familles des prisonniers politiques. En refusant de mettre l’Etat français face à ses obligations de respecter la loi.


La majorité au pouvoir à la CTC, son président, certains groupes politiques de l’Assemblée ont refusé d’exprimer leur solidarité envers la souffrance d’autres corses.


Pour se justifier, tous ont reconnu « les carences de l’Etat dans ce domaine ». Qu’ont-ils fait contre cela ? RIEN ! Ou pire : ils méprisent le peuple corse en refusant de combattre les injustices dont il est victime ! Les familles des prisonniers en exil ont droit à un traitement équitable. Le rapprochement global des prisonniers est réalisable.


Devant l’urgence d’une telle situation, devant les graves persécutions subies par les familles, nous lançons un appel à notre peuple pour qu’il crée les conditions d’une vaste mobilisation populaire afin de faire aboutir cette légitime revendication.

TUTTI IN CASABIANDA

SABATU U 24 D’UTROVI A 15 ORE

 


 

LETTERA D’UNA MAMMA CORSA A U SO POPULU


Lettre ouverte d’une mère corse à son peuple

« Je m’adresse à vous aujourd’hui afin de vous parler de l’incarcération de mon fils. En détention depuis Avril 1996 sur le continent en passant par les prisons de Fresnes, la Santé, des Beaumettes, de Moulins-Iseur, de Luynes, puis de Lannemezan aujourd’hui.

 

Depuis 13 longues années, j’arpente tous les coins de France pour lui rendre visite. Mon trajet actuel représente une journée entière de voyage pour y parvenir. 7 heures, départ Ajaccio-Marseille (avion) puis Marseille-Lannemezan en train pendant 6 heures, la veille, pour le parloir du lendemain.

 

Financièrement parlant, c’est très dur (j’ai du laisser l’appartement dont j’étais locataire et je vis chez ma fille et mon gendre depuis plusieurs années). Mais le plus terrible, c’est la fatigue, l’insécurité (je me suis faite agressée et dévalisée dans le train à deux reprises) et surtout le déchirement de laisser mon enfant et de ne pouvoir y retourner que le mois d’après si tout va bien.

 

A chaque demande émise par mon fils pour son transfert à Borgu, la réponse a été négative au motif suivant : pas le profil ! Je ne comprends pas ce refus obstiné mais malheureusement je ne peux que m’y soumettre…

 

Je suis affaiblie physiquement à la suite d’un AVC et mon seul espoir c’est qu’aujourd’hui vous m’entendiez, que vous fassiez le nécessaire pour que mon fils intègre le C.D. de Borgu, ainsi que tous les autres prisonniers, que vous preniez en compte toutes ces souffrances, morales et physiques, que ce lointain éloignement implique.

Oghje, in nome di tutti i famigli tocchi da st’inghjusta pena, vi dumandu d’aiutacci è d’esse à fiancu à e noscie lotte par fà vultà i nosci prighjuneri in Corsica. »

 

Maria Dumenica Santoni

Mamma di prighjuneru puliticu corsu

Source:  CorsicaLibera.com


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Mercredi 21 octobre 2009
Nous sortons de la ligne éditoriale de ce blog pour lancer un appel à la solidarité:




Dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2009, un incendie a totalement détruit la maison de Jean Yves TORRE. Paysan et artisan, inlassable militant des droits de l’homme et de l’écologie, Jean Yves TORRE est l’un des pionniers de l’agriculture biologique en Corse.

 

« Il ne reste qu’un tas de cendres d’une maison et de tout ce que l’on peut y mettre, une vie de souvenirs », témoigne son ami Alain BARINET, l’un des fondateurs du comité de solidarité qui vient de se créer pour répondre à l’urgence et à la très grande précarité dans laquelle Jean Yves et Cathy, sa compagne, se retrouvent aujourd’hui. Il y a urgence. Les nuits sont déjà très froides dans cette région de moyennes montagnes et l’hiver arrive à grands pas. Les besoins sont primaires. Il s’agit dans un premier temps d’assurer au paysan un hébergement à l’abri des intempéries (une yourte, si les fonds peuvent être réunis, pourrait faire l’affaire en attendant la reconstruction de la bergerie) et de lui permettre de se maintenir sur ses terres, près de ses animaux et de son jardin.

 

Maraîcher bio et artisan du cuir, membre de Via Campagnola (la branche corse de la Confédération Paysanne), Jean-Yves TORRE est un militant (très) actif de Kokopelli, , (l’association pour la libération des semences et de l’humus), du Réseau éducation sans frontières (RESF), du collectif corse antiraciste Ava Basta ainsi que de l’asociation I Fratelli di a strada (les frères de la rue) qui vient en aide aux SDF d’Ajaccio. Il est par ailleurs le fondateur de l’association Utopia Diriti Paisanu (Droits Paysans) dont l’objectif est de « sensibiliser, réfléchir et agir concrètement sur des thèmes qui touchent l’écologie, la paysannerie, la désobéissance civile et la solidarité mais aussi de proposer et développer des projets socioculturels d’ici et d’ailleurs ». Depuis quatre ans, l’association organise sur le site de la bergerie de Jean-Yves le fameux festival Acqua in festa, mêlant conférences, concerts, ateliers, projections, spectacles, danses théâtre et expositions. En 2006, Jean-Yves a relancé avec ses amis l’Acellu di l’isula (L’oiseau de l’île), une revue dédiée aux questions écologiques, de solidarité paysanne et de désobéissance civile, diffusée sur l’île et au-delà. « Désobéir pour rester libre, sans haine ni violence », tient à préciser Jean-Yves TORRE qui puise son inspiration chez GANDHI, MARTIN LUTHER KING et NELSON MANDELA... dont les écrits ont disparus, avec sa riche bibliothèque et l’ensemble de ses souvenirs, dans l’incendie de la bergerie... Seul, il aura le plus grand mal à s’en sortir. Ensemble, en revanche...

 

Merci à vous qui avez pris le temps de lire ces lignes.

 

Très cordialement.

 Christian Jacquiau

 

COMMENT L’AIDER ?

 

En adressant un chèque à l’ordre de : « UTOPIA » (merci de préciser au dos de votre chèque : « Solidarité avec Jean Yves TORRE »

 

à l’adresse suivante :

 

Alain BARINET - Villa Les Roses - 23 avenue Colonna d’Ornano - 20 090 - AJACCIO

 

DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2009 *

GRAND CONCERT de SOLIDARITE envers le paysan corse Jean-Yves TORRE à l’AGHJA

 

contact : lacellu.dilisula@gmail.com

 

Blog : http://solidaritejeanyves.blogspot.com/

(Source : Bella Ciao)



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Mardi 20 octobre 2009

 

 

 

1er octobre 2009 les élus territoriaux de Corsica Libera présentaient une nouvelle fois une motion à l’Assemblée de Corse pour demander une aide pour les familles des prisonniers corses en exil. Cette motion demandait l’octroi des 12 billets d’avion par mois et par famille, pour que celles-ci puissent visiter leur prisonnier, comme la loi les y autorise, 3 fois par semaine.

 

La majorité au pouvoir à la CTC, son président, ainsi que certains groupes politiques de l’Assemblée ont voté contre l’octroi de cette aide aux familles des prisonniers politiques en exil.

 

Ils font une nouvelle fois la démonstration que dans leurs préoccupations il n’y a pas de place pour combattre les injustices qui touchent notre peuple.

 

Nous réaffirmons avec force et conviction que les familles des prisonniers en exil ont droit à un traitement équitable et qu’il existe une réelle faisabilité d’un rapprochement global des prisonniers politiques, comme nous l’avons maintes fois démontré.

 

Aujourd’hui, dans la continuité de nos revendications et des actions que nous menons depuis plus de 10 ans, nous en appelons à la solidarité nationale de peuple corse.

 

 

Face à l’urgence d’en finir avec l’intolérable situation faite aux familles des prisonniers corses en exil, devant l’obstination de l’Etat français de continuer à bafouer ses propres lois, nous demandons aux Corses d’exprimer leur solidarité envers les souffrances d’autres Corses, afin d’alléger les grandes difficultés et la double peine que subissent actuellement les familles des prisonniers en exil.

 

Notre but est de mettre en place ce qui nous a été refusé par l’Assemblée de Corse : offrir pour Noël 2 billets d’avion par famille et si possible de pérenniser cela à 2 billets par mois et par famille. Sur une année, cela représente la somme de 300.000 €.

 

Nous lançons un appel à notre peuple pour qu’il crée les conditions d’une vaste mobilisation populaire afin de faire aboutir cette légitime revendication.

 

Pour tout les Corses solidaires de cette démarche, nous mettons en place un certains nombres d’actions pouvant permettre à tous d’effectuer des dons.

 

Nous informons les Corses que le vendredi 23 octobre à partir de 17 H, un ensemble de barrages routiers filtrants, avec distributions de tracts d’information, se mettra en place sur la totalité du territoire national, avec la présence de militants de l’Associu Sulidarità et des familles de prisonniers politiques en exil, qui feront appel à l’esprit de solidarité des corses.

 

Les Corses auront ce jour, a contrario de certains élus territoriaux, la possibilité de manifester leur noblesse de cœur et leur profond respect de nos valeurs, en contribuant à soulager la souffrance des familles, par l’apport de dons, qu’ils pourront déposer dans notre drapeau national, déployé à cet effet sur les  différents points de tractage. Un autocollant spécialement édité pour cette occasion sera donné en échange.

 

Nous demandons à tous les Corse d’acheter sous forme de don cet autocollant et de l’apposer sur leur véhicule en signe de solidarité contre l’injustice et la double peine infligée aux familles, en soutient de la revendication d’un rapprochement global des prisonniers politiques en Corse.

 

Tous ceux qui désirent témoigner de leur solidarité peuvent se rendre, le vendredi 23 octobre à partir de 17 h, sur l’un des points de rassemblement suivant :

Golu – Castagniccia – Niolu : Rond point de U Ponte à a Leccia

Balagna : Rond point de L’Isula

Fium’Orbu : Rond point de Migliacciaru

Prupià – Valincu : Rond point de Baracci

Aiacciu – Gravona – Prunelli : Rond point de Baleone

Porti Vechju – Alta Rocca : Rond point des 4 chemins

Corti : Rond point stade Manfredi

Taravu : Carrefour de Grossetu

Dui Sevi Dui Sorru : Carrefour de Vicu/Saone

Bastia – Nebbiu – Capi Corsu : Rond point de Casamozza

D’autres points de rassemblement seront éventuellement mis en place. Vous pouvez les consulter sur le site www.associu-sulidarita.org.

Aussi longtemps que dureront l’intransigeance et le non respect des lois l’Associu Sulidarità sera présente sur le terrain pour tenter d’atténuer les souffrances des familles des prisonniers politiques corses.

Dès le lendemain, un rassemblement est prévu le samedi 24 octobre à 15 h devant le symbole de l’ostracisme anti-corse en matière d’affectation pénitentiaire : le centre pénitentiaire de Casabianda.

 

Nous demandons également à tous les Corses de participer aux soirées de soutien « Natale per i Patriotti » qui se dérouleront comme tous les ans à Aiacciu (u 12 di dicembre) et Bastia (u 18 di dicembre) en présence de nombreux groupes culturels comme L’Arcusgi, Diana di l’Alba, i Chjama Aghjalesi, Jean-Charles Papi…

 

Oghje, lampemu una chjama à u populu corsu, una chjama per sparte unu di i nostri antichi valori, a sulidarità. Di pettu à a storia, avemu un duvere sacru di sulidarità incù quelli chì anu sacrificatu a so libertà per a tarra nustrale. Tutti inseme, femu sente l’antica voce è i valori sacri di u populu corsu, è tutti inseme, impunimu u ritornu di i nostri prigiuneri.

Libertà per i Patriotti




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Faire un don en ligne via paypal pour les prisonniers politiques corse

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