Jeudi 15 octobre 2009


Thomas Isidore Noël Sankara, considéré par certains comme le Che Guevara africain est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso. C'était un militaire et un homme politique panafricaniste et tiers-mondiste burkinabé.

 

Il incarna et dirigea la révolution burkinabé du 4 août 1983 jusqu'à son assassinat lors d'un coup d'État qui amena au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Il a notamment fait changer le nom de la Haute-Volta, issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africaine le Burkina Faso, le pays des hommes intègres et a conduit une politique d'affranchissement du peuple burkinabé jusqu'à son assassinat. Son gouvernement entreprit des réformes majeures pour combattre la corruption et améliorer l'éducation, l'agriculture et le statut des femmes. Son programme révolutionnaire se heurta à une forte opposition du pouvoir traditionnel qu'il marginalisait ainsi que d'une classe moyenne peu nombreuse mais relativement puissante.

 

L'héritage politique et « identitaire » de Thomas Sankara — tout comme ceux de Patrice Lumumba, Amílcar Cabral ou Kwame Nkrumah — est considérable en Afrique et en particulier dans la jeunesse africaine dont une bonne partie le voit comme un modèle.

 

Biographie

 

Thomas Sankara était un « Peul-Mossi » issu d'une famille catholique. Son père était un ancien combattant et prisonnier de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Il a fait ses études secondaires au Lycée Ouézin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays. Il a suivi une formation d'officier à Madagascar et devint en 1976 commandant du centre de commando de Pô. La même année, il fait la connaissance de Blaise Compaoré avec lequel il forme le Regroupement des officiers communistes (ROC) dont les autres membres les plus connus sont Henri Zongo, Boukary Kabore et Jean-Baptiste Lingani.

 

En septembre 1981, il devient secrétaire d'État à l'information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo. Il démissionne le 21 avril 1982, déclarant « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! »

 

Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d'État portait au pouvoir le médecin militaire Jean-Baptiste Ouédraogo. Sankara devint Premier ministre en janvier 1983, mais fut limogé et mis aux arrêts le 17 mai, après une visite de Guy Penne, conseiller de François Mitterrand. Le lien entre la visite de Guy Penne et l'arrestation de Sankara reste sujet à controverse, même si les soupçons d'une intervention française restent forts.

 

Un nouveau coup d'État, le 4 août 1983 place Thomas Sankara à la présidence. Il définit son programme comme anti-impérialiste, en particulier dans son « Discours d'orientation politique », écrit par Valère Somé. Son gouvernement retira aux chefs traditionnels les pouvoirs féodaux qu'ils continuaient d'exercer. Il créa les CDR (Comités de défense de la révolution), qui eurent toutefois tendance à se comporter en milice révolutionnaire faisant parfois régner une terreur peu conforme aux objectifs de lutte contre la corruption.

 

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara fut assassiné lors d'un coup d'État organisé par celui qui était considéré comme son frère, Blaise Compaoré. Plusieurs jours plus tard, il fut déclaré « décédé de mort naturelle » par un médecin militaire. L'absence de tout procès ou de toute enquête de la part du gouvernement burkinabé a été condamnée en 2006 par le Comité des droits de l’homme des Nations unies .Par ailleurs, le gouvernement français de l'époque (cohabitation entre Jacques Chirac qui gouverne et François Mitterrand qui préside) est soupçonné d'avoir joué un rôle dans cet assassinat, ainsi que plusieurs autres gouvernements africains gouvernés par des amis de la France. Kadhafi pourrait être impliqué et avoir utilisé ce meurtre pour redevenir un ami de la France. C'est notamment la famille Sankara, réfugiée en France, qui soutient ces hypothèses. Cette hypothèse est aussi soutenue par la plupart des historiens africains. Si la décision de condamner l'absence d'enquête constitue une première mondiale dans la lutte contre l'impunité, elle est insuffisante, puisqu'elle n'a conduit à aucune condamnation. Thomas Sankara a été proclamé modèle par la jeunesse africaine au forum social africain de Bamako 2006 et au forum social mondial de Nairobi en 2007.

 

Depuis le 28 décembre 2005, une avenue de Ouagadougou porte son nom, dans le cadre plus général d'un processus de réhabilitation décrété en 2000 mais bloqué depuis lors. Diverses initiatives visent à rassembler les sankaristes et leurs sympathisants, notamment par le biais d'un comité national d'organisation du vingtième anniversaire de son décès, de célébrer sa mémoire, notamment par des manifestations culturelles, tant au Burkina Faso qu'en divers pays d'implantation de l'immigration burkinabé. En 2007, pour la première fois depuis 19 ans, la veuve de Thomas Sankara, Mariam Serme Sankara a pu aller se recueillir sur sa tombe présumée lors des 20es commémorations à Ouagadougou.

 

Actions Politiques

 

Thomas Sankara était en premier lieu un des chefs du Mouvement des non-alignés, les pays qui durant la Guerre Froide ont refusé de prendre parti pour l'un ou l'autre des deux blocs. Il a beaucoup côtoyé des militants d'extrême gauche dans les années 1970 et s'est lié d'amitié avec certains d'entre eux. Il a mis en place un groupe d'officiers clandestin d'influence marxiste : le Regroupement des officiers communistes (ROC). Dans ses discours, il dénonce le colonialisme et le néo-colonialisme, notamment de la France, en Afrique (notamment les régimes clients de Côte d'Ivoire et du Mali, lequel lance plusieurs fois, soutenu par la France, des actions militaires contre le Burkina Faso). Devant l'ONU, il défend le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, être éduqués. Pour redonner le pouvoir au peuple, dans une logique de démocratie participative, il créa les CDR (Comités de défense de la révolution) auxquels tout le monde pouvait participer, et qui assuraient la gestion des questions locales et organisaient les grandes actions. Les CDR étaient coordonnés dans le CNR (Conseil national de la révolution). Les résultats de cette politique sont sans appel : réduction de la malnutrition, de la soif (construction massive par les CDR de puits et retenues d'eau), des maladies (grâce aux politiques de « vaccinations commandos », notamment des enfants, burkinabe ou non) et de l'analphabétisme (l'analphabétisme passe pour les hommes de 95% à 80%, et pour les femmes de 99% à 98%, grâce aux "opérations alpha"). Sankara est aussi connu pour avoir rompu avec la société traditionnelle inégalitaire burkinabe, par l'affaiblissement brutal du pouvoir des chefs de tribus, et par la réintégration des femmes dans la société à l'égal des hommes. Il a aussi institué la coutume de planter un arbre à chaque grande occasion pour lutter contre la désertification. Il est le seul président d'Afrique (et sans doute du monde) à avoir vendu les luxueuses voitures de fonctions de l'État pour les remplacer par de basiques Renault 5. Il faisait tous ses voyages en classe touriste et ses collaborateurs étaient tenus de faire de même. Il est célèbre aussi pour son habitude de toujours visiter Harlem (et d'y faire un discours) avant l'ONU.

 

A lire :

 

Thomas Sankara

 

Notes sur la revolution et le devellopement national et populaire dans le projet de Sankara

 

Portrait d'un homme intègre

 

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Mercredi 14 octobre 2009


Un militant de Corsica Libera d’une quarantaine d’année a été interpellé à son domicile par le SRPJ de Bastia ce mercredi matin et une perquisition a eu lieu. Le militant de Corsica Libera a été amené dans les locaux de la police judiciaire de Bastia pour y être entendu.

Une seconde personne a été interpellée dans le même cadre d’enquête qui concerne les incidents en marge de la manifestation du 4 avril dernier.
Cela porte à 18 interpellations dans cette affaire, dont 13 mises en examen.

La manifestation du 4 avril à l’appel de Corsica Libera, avait dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Selon un bilan officiel, 70 membres des forces de sécurité avaient été contusionnés ou blessés. Huit avaient été hospitalisés dont trois dans un état grave.

La manifestation visait à dénoncer des « violences policières » après la grave blessure d’un collégien le 30 mars à Bastia, lors d’une manifestation contre la condamnation à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans d’Yvan Colonna.

Source Unità Naziunale
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Mercredi 14 octobre 2009



Une dizaine de militants basques ont été interpellés. Ils sont soupçonnés d'avoir "tenté de reconstruire la direction de Batasuna sur instructions de l'ETA", a-t-on appris de source policière.
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Dix personnes, dont Arnaldo Otegi, ont été interpellées en Gipuzkoa (Pays Basque sud) dans une opération policière destinée à éviter la reconstruction de la direction de la gauche abertzale interdite par la justice espagnole.

L'ancien porte-parole de la gauche abertzale Arnaldo Otegi, l'ancien dirigeant de Batasuna Rufino Etxeberria, l'ancien secrétaire général du syndicat basque LAB Rafael Diez Usabiaga, Sonia Jacinto, Arkaitz Rodriguez, Miren Zabaleta, José Manuel Serra, Amaia Esnal et Jose Luiz Moreno Sagües se trouvaient parmi les personnes interpellées, selon l'agence EFE citant des sources de la lutte anti-terroriste.

Une dizième militante, Ainara Oiz Elgorriaga, a été interpellée alorsqu'elle tentait de dissimuler des documents, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Les interpellations se sont produites lors d'une réunion à laquelleparticipaient les détenus, au siège du syndicat LAB de Saint-Sébastien,en Gipuzkoa. L'opération policière a été ordonnée par le juge espagnolde l'Audience nationale, Baltasar Garzon.

Les militants indépendantistes basques interpellés sont soupçonnés d'avoir "tenté de reconstruire la direction de Batasuna sur instructions de l'ETA", ont indiqué des sources policières. La secrétaire générale de LAB, Ainhoa Etxaide, par contre, a durement critiqué que M. Garzon "fait irruption dans la politique du Pays Basque" au moment où "de nouvelles choses commencent à apparaître".

Les anciens dirigeants de Batasuna seraient en train de se réorganiser pour réapparaître dans la vie politique de façon légale et en prenant ses distances par rapport avec la violence de l'ETA.

Batasuna est interdit par la justice espagnole depuis 2003, en raison de ses liens présumésavec l'organisation armée ETA, dont il est considéré comme le braspolitique.

Poursuivi dans plusieurs procédures, Arnaldo Otegi avait été incarcéré en juin2007 en vertu d'unecondamnation à 15 mois de prison pour apologie du terrorisme. Il a été remis en liberté fin août 2008.

Le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a averti à plusieurs reprises que Batasuna et aucun autre parti prête-nom ne serait légalisé tant qu'existerait l'ETA, même s'il condamnait la violence. D'où la pression constante de Madrid sur la mouvance indépendantiste et les nombreuses actions policières.

Source EiTB
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Lundi 12 octobre 2009


Samedi 10 octobre, l'équipe de france de football rencontrait les iles féroé à Gwengamp en Bretagne.
Cette rencontre sur le sol breton a été émaillé d'un grave incident.En effet le gwen ha du (drapeau breton) était interdit de stade.Les vigils du stade Roudourou ont parfois violemment interdit son accès dans les tribunes.
Honte à la féderation française de football et à l'état qui refusent l'expression du sentiment breton dans un stade breton.
Avoir la terre sans le peuple...

Vidéo : observez bien vers 3 minute 40

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Lundi 12 octobre 2009

 

 

Non à l’injustice infligée aux familles corses !C’est le cri lancé par le Commission Anti Répressive de Corsica Libera qui tenait hier (vendredi) unre conférence de presse. La CAR dit prendre une nouvelle fois les Corses à témoin, face dit elle à « l’intolérable situation faites aux familles,…., à l’inertie des élus insulaires, …, et au récent refus de l’Assemblée de Corse d’exprimer sa solidarité ».Les militants de la commission dénoncent le mépris et l’urgence de la situation, et lance un appel pour l’organisation d’une vaste mobilisation populaire comme nous le dit Ghjuvan Filippu Antolini

 

Maria Lanfranchi pour Alta Frequenza

 

 

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Dimanche 11 octobre 2009

Conférence de presse de Corsica Libera à Galeria



Ce Dimanche après-midi plusieurs dizaines de militants de Corsica Libera ont tenu une conférence de presse à Galeria. L’occasion de revenir sur le refus de certaines personnes s’étant distingués il y a quelques mois en s’opposant à la volonté de promouvoir le bilinguisme. Ces mêmes personnes qui  tentent d’accentuer institutionnellement et localement le processus de marginalisation du peuple corse. L’occasion également pour Corsica Libera d’exposer ses propositions en matière d’environnement, de gestion du patrimoine, et d’énoncer les points essentiels de son programme.


Voici le texte de la conférence de presse :

 

Par notre présence ce jour sur la commune de Galéria, fleuron de la protection de l’environnement en Corse et berceau culturel et pastoral au cœur du Falasorma, nous voulons mettre à l’index une série de faits qui symbolise le projet de société qui serait validé par l’adoption du PADDUC et  que nous rejetons pour les années à venir.

  • Des mesures de protections écologiques dévoyées par des intérêts privés

La Commune de Galéria est détentrice du diplôme M A B, décerné par l’Organisation des Nations Unies, pour « l’éducation, la science et de la culture » intégrées dans son « programme de l’Homme et la Biosphère ». La Commune sert ainsi de territoire de référence pour mesurer l’impact de l’Homme sur l’Environnement.

 

Conférence de presse de Corsica Libera à Galeria

On peut aussi noter que la Commune est un site pilote de Natura 2000 et que son territoire est totalement intégré dans le Parc Naturel Régional Corse. Sur sa façade maritime, elle est la porte Nord de la Réserve Naturelle de Scandola. Le delta du Fangu, zone humide d’intérêt majeur, sous la gestion du Conservatoire du Littoral en est un site des plus sensibles :

Il s’agit de la plus grande forêt de chêne vert sur la frange littorale répertoriée en Europe, la plus grande station d’espèces florales protégées, en particulier le Chardon Bleu emblème du Conservatoire du Littoral. Le delta abrite également une faune très riche avec entre autres : héron cendré, poule d’eau, balbuzard et la tortue cistude inscrite au livre Rouge des espèces protégées.

Au cœur de ce site protégé existent des activités touristiques dont les débordements anarchiques sont aujourd’hui hautement destructeurs :

Camping sauvage avec feux de camps, circuits  guidés en quads, randonnées en 4×4, intrusion de bateaux à moteur, et ce malgré un arrêté municipal d’interdiction suivit cette année d’un arrêté préfectoral. Un peu plus loin, location de kayaks avec buvette, ordures abandonnées sur place, activités d’escalades au pied de la tour communale elle-même monument classé sur  un terrain privé classé en zone ZNIEF.

Dans sa gestion, le conservatoire du littoral, notamment son directeur, semble avoir ici une conception bien particulière du développement durable, très complaisant au bénéfice du propriétaire des terrains de la zone du delta ; terrains pourtant indispensables à la protection du site dont le CL ne s’est pas porté acquéreur.

  • L’apparition d un communautarisme constitué en force politique

 


Oghji noi dimu chi in Galeria, semu sempre in terra Corsa

Dans ce contexte Galeria a vu ces dernières années, comme dans de nombreuses communes de Corse se constituer une communauté croissante de « ghjunghjiticci » de toute nationalités. Ici comme ailleurs celle-ci n’a pas manqué, adossée à quelques Corses spéculateurs, de faire entendre sa voix et de défendre ses propres intérêts. L’originalité de Galeria réside en ce que ce lobbies représente ici une force politique locale qui avec d’autres participent au processus de marginalisation du Peuple Corse sur sa propre Terre.

Le refus de ce groupe constitué de voir la langue Corse utilisée lors des séances du conseil municipal est à cet égard très évocateur de leur volonté d’intégration au Peuple Corse, seule communauté légitime sur sa terre.

En marge à la médiatisation de cette affaire, notre groupe d’élus à l’assemblée de Corse avait réitéré notre proposition, dont la pertinence à été confirmée récemment par un groupe d’experts linguistique : l’Officialisation de la langue Corse, seule mesure apte à sauvegarder notre langue qu’un récent rapport de l’UNESCO considère comme « en danger ».

Oghji ,essendu qui di manera simbolica, noi dimu chi, in Galeria. semu sempre in terra Corsa.

A ceux qui ici ou ailleurs voudraient s’inspirer de ce communautarisme politique  pour, en s’adossant à la colonisation de peuplement ,accentuer institutionnellement et localement le processus de marginalisation du peuple corse en revendiquant des représentant élus dans les conseils municipaux ou encore en s’opposant à la volonté largement partagée d’enseignement bilingue dans nos écoles et collèges, aux Corses conscients des mutations démographiques, culturelles et économiques que subit la Corse, nous proposons les bases d’un projet  « Corsica 21 » qui opte pour un autre choix de société permettant au Peuple Corse d’être  maitre de ses choix de développement et de son destin sur sa terre.

CORSICA LIBARA s’adresse à tous les Corses, de tout âge, de toute condition, pour leur dire qu’un autre avenir est possible dés lors qu’ils soient actrices et acteurs avec nous de cette dynamique de rassemblement que nous voulons construire à partir des points essentiels de notre programme :


-A TERRA : Le choix d’une politique maitrisé du foncier en termes d’accessibilité et de développement économique. La citoyenneté  corse comme principal référent identitaire.


-A CULTURA : La Langue et la Culture comme facteur d’épanouissement, d’intégration sociale et comme moyen de développement économique.

 

-U SVILUPPU : L’option d’un développement économique durable articulé sur la complémentarité des secteurs productifs et d’un tourisme locatif, axé sur un rééquilibrage  du littoral avec l’intérieur. Cela implique la protection et la valorisation de notre environnement.

 

-A SCELTA SUCIALE : La redistribution des richesses pour le plus grand nombre. Le droit à l’éducation, au logement ; à la santé, à la formation et au travail pour tous.

Il s’agit de s’opposer à l’inégalité sociale, à l’assimilation culturelle, et à un système qui a fait de notre île la plus pauvre du bassin Méditerranéen. Ces propositions « Per i Corsi », applicables rapidement, sont la réponse dans l’urgence pour redresser la situation de la Corse.

 

Le point central demeure la revendication de Citoyenneté Corse, fondée sur 10 années de résidence permanente :

première étape d’un règlement politique qui, face à l’urgence de la situation est  la seule mesure applicable à très court terme, capable d’endiguer la dépossession foncière, d’assurer la légitime  primauté des Corses en Corse, de fédérer toutes les forces qui n’acceptent plus la main mise claniste et qui veulent sauvegarder et projeter dans l’avenir la communauté humaine Corse.


CORSICA LIBARA

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Mercredi 7 octobre 2009

 

Le 24 octobre prochain, pour la troisième fois depuis 2005, les occitans manifesterons en faveur de leur langue. Après avoir réuni plus de 10.000 personnes en 2005 à Carcassone et 20.000 en 2007 à Béziers, le collectif organisateur « Anèm Òc » veut à nouveau peser sur les institutions et l'opinion publique pour qu'enfin l'occitan retrouve la place qu'il lui est dûe au sein de la société occitane.

 

Malgré une conscientisation de plus en plus forte de la population vis à vis de son patrimoine culturel, rien ne change ou presque: l'occitan est toujours dénigré et méprisé par l'ensemble des pouvoirs publics, il n'a que très rarement le droit de citer et fait les frais d'un impérialisme culturel que subissent les occitans et les autres peuples sous domination française depuis trop de temps.

 

Revenu « à la mode » et débarrassé peu à peu de la honte qu'on lui a collé à la peau depuis l'Ecole de Jules Ferry, l'occitan n'en est pas moins folklorisé et utilisé de façon politicienne et électoraliste, une pratique qui est amenée à se renforcer dans les années à venir et qu'il ne faudra pas sous-estimer.

 

Ce que veulent les défenseurs de l'occitan, c'est une langue libre de droit, un véritable outil de communication qui puisse être enseignée dans toutes les écoles d'Occitanie, depuis la maternelle jusqu'à l'université, et représenté dans toutes les institutions.

 

L'occitan est une langue d'ouverture aux autres cultures voisines - catalan, castillan, italien, arpitan .. -, et ceux qui croient encore que revendiquer le droit à une langue d'exister sur son territoire historique est un repli sur soi sont au mieux des incultes, au pire des ringards dépassés par les problématiques sociétales actuelles.

 

Cette problématique linguistique s'inscrit évidemment dans un contexte politique bien précis: avec la centralisation extrême du pouvoir à Paris et sans aucun moyen de décision, le peuple occitan n'a pas le destin de sa langue entre ses mains. Il ne peut, dans l'état actuel des choses, décider de rien.

Revendiquer une place légitime pour la langue occitane doit naturellement s'accompagner d'une volonté d'en finir avec le centralisme et l'ingérence des élites parisiennes, représentés au niveau local par des élus du même moule.

 

Au sein des différents mouvements occitans, certains n'ont pas compris ou pas accepté le choix des organisateurs de retourner à Carcassone et de ne pas sortir de la Région centrale de Languedoc. Toutefois il faudra démontrer le 24 octobre la capacité de l'ensemble des mouvements progressistes occitans à se mobiliser en masse.

 

A l'avenir, les occitans devront aussi montrer leur détermination face à l'indifférence du pouvoir, et introduire la lutte pour l'occitan dans un plan politique, pour demain, proposer et créer des alternatives concrètes pour une société occitane libérée et maîtresse de son destin.

 

D'Occitanie ou d'ailleurs, rendez-vous le 24 Octobre à 14 heures au jardin André Chénier à Carcassone.


Programme:

Manifestacion dau 24 d’octòbre, a Carcassona

Pre-programa

Debanament de la Manifestacion

■ 10h30 : Jardin André Chenier (davant la gara) luec de partença de la Manifestacion :

Dubertura dau vilatge occitan :

- Mercat dei productors dau Terraire País Catar, estands associatius, mangiscla…

- Tendas d’acuelh e d’informacion

- Pontin d’animacion


■ 14h30 : Partença dau Passa-carrieras.


■ Torn de vila, arribada dins lei liças entre lei dos barris de la Ciutat.

Cant comun (Cantem Òc) / Presa de paraula de la Coordinacion…


■ A la fin de la Manifestacion :

Lo monde aurà la possibilitat de tornar au jardin Chénier, onte seràn d’estands de mangiscla… e d’animacions.

Cants comuns de Cantem Òc…


Après la contèsta, la Fèsta !

ATENCION ! MEFI !

PRE-PROGRAMA susceptible de modificacions

■ De 20h a 23h, au jardin André Chénier, a CARCASSONA :

20h30 Joan Francés Tisner
21h10 Claude Marti
21h30 Christian Vieussens
21h50 Eric Fraj
22h10 Dani Padpé
22h30 Los Pagalhós

■ A comptar de 20h30, la Fèsta contunia tanben… a VILAGALHENC (a 9km) :

Estands de mangiscla e beguda, animacions musicalas…

22h30 Coriandre
23h30 Lopez en compania
0h30 La Mal Coiffée
1h30 Ba'al
2h30 Lo Dalfin
Publié dans : Occitania - Par FPL- Section Occitane
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Dimanche 4 octobre 2009


COMMUNIQUE D’ETA A EUSKAL HERRIA

ETA, organisation basque socialiste révolutionnaire de libération nationale, ayant terminé son processus de réflexion, veut à l’occasion du Jour du Combattant de 2009, faire connaître les réflexions qui suivent à la société basque.
ETA est né il y a de cela 50 ans alors que les attaques fascistes du franquisme voulaient mener au génocide notre peuple. C’est grâce à l’apport des combattants basques que nous honorons aujourd’hui que la piste faite par 50 ans de combat déroule son tracé sans interruption jusqu’à ce jour. Autrement dit, sans le combat des filles et fils d’Euskal Herria qui ont tout donné jusqu’à finir en prison ou perdre la vie, Euskal Herria serait depuis longtemps un pays soumis. Décennie après décennie, la Gauche Abertzale s’est employée avec persévérance à redonner vie à la voie du combat pour l’indépendance de ce pays, et les coups de l’ennemi nous ont fait payer dans notre chair le fait que nous nous consacrions à cette tâche. 50 ans se sont écoulés, et Euskal Herria est encore là, debout et en vie.
Il y a 30 ans, avec la réforme de La Moncloa, le PNV, en accord avec les gouvernants de l’Espagne, avait pris la décision de vendre Euskal Herria et de procéder à sa partition avec des institutions imposées. Tous les gouvernants d’alors invitaient le secteur le plus combatif de ce pays, la Gauche Abertzale, à prendre part à la gestion de ces institutions. 30 ans plus tard, ils ont exclu la Gauche Abertzale de ces institutions, l’indépendantisme ne s’étant pas apaisé devant les résultats politiques qu’ils ont obtenus. Ce sont les victoires du Mouvement de Libération de la Nation basque qui impriment de façon déterminante leurs marques à la situation d’Euskal Herria.
Le cadre de la partition est épuisé, ce cadre est mort, et il y a une large majorité pour reconnaître qu’Euskal Herria a le droit de décider de son avenir politique.

C’est également une majorité de la société qui se positionne pour que l’on s’écarte de la répression et pour qu’à ce conflit politique, il soit donné une issue politique construite sur le dialogue.
De l’Adour à l’Ebre, se trouve enraciné un large et vigoureux secteur favorable à l’indépendance. Et il est indomptable, comme la démonstration en a été faite dans le combat mené, malgré les obstacles, les agressions et les tentatives d’exclusion, en faveur de l’édification de ce pays et en faveur de la liberté.
Par contre, nous, les indépendantistes, nous n’avons pas encore pu conduire Euskal Herria jusqu’au scénario de l’autodétermination. Les ennemis ont continué durant de longues décennies à imposer les programmes de la France et de l’Espagne.

Alors qu’en Europe même, on ouvre à certains peuples, en s’appuyant sur le droit à l’autodétermination, les portes vers l’indépendance, l’Espagne et la France continuent à opposer leur refus à notre pays, et à lui faire subir le fascisme politique. En même temps que les Etats ont gelé la situation, c’est le PNV qui a été l’obstacle majeur sur la voie menant à ce jalon que constitue l’autodétermination. L’ennemi a échoué dans son objectif qui était d’imposer, en les menant à bien, les programmes de non-reconnaissance et de partition, mais il s’obstine dans la mise en œuvre de la même recette parce qu’il voit des possibilités de refaire la même chose en s’alliant avec le PNV. On est allé au bout de l’ancien cadre qui nous était imposé ; on n’arrive pas à franchir le pas pour entrer dans un nouveau cadre ; résultat : notre pays s’installe dans les profondeurs de la crise.
Avant ces résultats politiques, le fascisme espagnol a rénové l’offensive politique répressive ces dernières années : après avoir exclu des institutions l’indépendantisme, il veut l’exclure aussi de la rue. Zapatero, Sanz et Lopez s’entêtent dans le pari de poursuivre jusqu’au bout en Euskal Herri la répression et la situation d’exception. Au point d’interdire à la Gauche Abertzale de participer aux élections et au point de truquer les résultats lors de leur comptabilisation.
Depuis l’été, les portraits des prisonniers politiques basques constituent un délit. Y a-t-il quelque part un pays où montrer la photo d’un compatriote peut être constitutif d’un délit ? Sans revendiquer quelque action du GAL, ils ont pris en otage, nuitamment, des indépendantistes, et ils ont fait disparaître Jon Anza. Ce sont les pièges préparés par des membres de la Police autonome pour tabasser des proches de Prisonniers Politiques Basques qui ont donné lieu cet été à une photo mémorable. Ils appellent cela « nettoyer la rue », comme dans l’Allemagne nazie. Maintenant, c’est un délit aussi que de prendre part à des repas, à des passe-rues, à des parties populaires de foot ou de mus. Ils appellent « impératif de la loi » l’apartheid politique et les restrictions apportées aux droits, et donnent le titre de « fête de la démocratie » à l’illégalisation et au trucage électoral.
Le PNV a accordé son approbation à cette offensive politique et à ce vent répressif. Il appelle cela « la stabilité budgétaire » et « travailler dur ». Le responsable politique Urkullu s’efforce de vider de son contenu la répression devant les attaques que la société basque et la base du PNV n’admettent pas. Les agressions consistant à exclure la gauche abertzale des élections et des institutions reçoivent l’appellation de « jeu des illégalisations ». Le fait que pour avoir montré les photos de prisonniers, les proches de ceux-ci ainsi que les citoyens soient tabassés par centaines, ce fait-là est appelé « la fête des affiches ». Il appelle « jeu » le châtiment, « fête » la répression ; à travers les années, des milliers de gens torturés, des milliers de voix refusées, des milliers de citoyens prisonniers, des milliers de millions d’amendes, des milliers de blessés dans les rues… tout cela, pour Urkullu, vu de l’atmosphère feutrée du bureau de Sabin Etxea, c’est un jeu et une fête.
Le PNV toujours au centre : tournant le dos à Euskal Herria et les yeux tournés vers l’Etat, mais toujours contre l’indépendantisme. Urkullu n’a pas d’autre choix que de dénier leur gravité à toutes ces agressions, et de les désigner sous des vocables inoffensifs. Parce qu’il veut passer un nouvel accord politique contre l’indépendantisme avec les responsables de ces agressions, c’est-à-dire avec les fascistes. Et les sermons des meetings aux accents abertzale abâtardis ne sont que des mots creux destinés à apaiser l’atmosphère de confusion et d’irritation qui règne dans les sièges du PNV.
Pour qu’Euskal Herria ne parvienne pas à un véritable changement politique, l’ennemi cherche à noyer la Gauche Abertzale dans la répression, avec l’aide du PNV. Voilà l’accord qu’ils veulent passer et perpétuer : rénover le cadre ancien et le ressusciter. Mais la Gauche Abertzale, outre sa riposte ferme à ces agressions, est engagée sur la voie du combat destiné à obtenir qu’Euskal Herria connaisse un authentique processus démocratique. Et l’engagement patriotique en faveur d’Euskal Herria n’est pas prêt à supporter un nouveau tour de piste « autonomique ».
L’engagement d’ETA, sa volonté et son offre : tant que les ennemis d’Euskal Herria agissent en faveur de la négation et de la répression, nous renouvelons notre engagement à continuer fermement le combat les armes à la main. Mais de la même manière nous disons : la volonté d’ETA a toujours été de trouver une issue démocratique au conflit politique. ETA redit aussi qu’il veut poursuivre dans cette voie et qu’il est prêt pour cela.
Face à l’obstruction à laquelle se livrent les Etats et face à l’offensive politique de l’espagnolisme, il faut développer en Euskal Herri un processus démocratique pour que soient admis et respectés les droits du peuple et sa volonté politique. Voilà l’alternative politique de ce pays : ouvrir le processus démocratique qui mènera Euskal Herria au scénario de l’autodétermination. Mais pour amener les Etats à respecter la parole d’Euskal Herria, nous les abertzale, les indépendantistes, nous avons l’obligation absolue de regrouper nos forces sur le plan national, en vue de conduire ce pays à se libérer. C’est là l’offre d’ETA, et c’est là la voie qu’ETA va appuyer et favoriser.
Les questions d’ETA aux gouvernants :
Les gouvernants de l’Espagne répètent à tout va qu’ils ne dialogueront pas avec ETA tant que celui-ci n’aura pas mis un terme à la lutte armée. Comme si c’était là le nœud principal du conflit ! Les gouvernants de l’Espagne savent que le problème, ce n’est pas ETA. Ils savent très bien que le problème, ils l’ont avec ce peuple, avec sa volonté politique. Le conflit politique se règlera en ouvrant les portes à ce problème.
Voici les questions que nous posons aux gouvernants de l’Espagne et au Président Zapatero :
-En l’absence d’activité armée d’ETA, les gouvernants de l’Espagne seraient-ils prêts à respecter un processus permettant aux territoires d’Euskal Herria de se déterminer par rapport à leur avenir politique ?
-Si les armes d’ETA venaient à se taire, les gouvernants de l’Espagne seraient-ils prêts, dans l’hypothèse du choix de l’indépendance par une majorité des habitants du Pays Basque, à respecter cette décision et à accomplir les démarches qui s’imposent ?
-Si la lutte armée d’ETA cessait, seraient-ils prêts à laisser de côté la répression et à respecter un processus démocratique propre à ouvrir la voie à une résolution du conflit ?
Aux gouvernants Lopez et Sanz, nous posons les questions suivantes :
-Etes-vous prêts à admettre l’existence d’Euskal Herria, à reconnaître ses droits en tant que nation ?
-Etes-vous prêts à consulter de manière ouverte sur leur avenir politique les habitants des territoires qui sont sous votre responsabilité, et cela sans vous arrêter aux frontières ?
Nous défions le Président de l’Espagne et les gouvernants de l’Espagne de répondre à ces questions, sans s’abriter derrière des prétextes. Mais malheureusement, une nouvelle fois, les silences ou les réponses négatives vont montrer qu’ETA n’est pas le problème, que le problème, c’est seulement l’absence de volonté politique et démocratique. Les réponses positives impliqueraient l’ouverture de la voie vers la résolution du conflit. Les réponses positives, et la levée de ces obstacles, apporteraient la fin des actions armées d’ETA. Ce serait l’ouverture d’une porte à la fois vers la résolution du conflit et vers la disparition de son expression armée.
Une nouvelle fois, ceux qui pensent qu’en incarcérant des membres d’ETA, qu’en dérobant des armes et des caches dans les montagnes, ou qu’en amenant à Hendaye la Police Autonome de l’Espagne, ils en finiront avec le conflit politique, ceux-là se trompent. Parce que même si l’ennemi dérobe à ETA toutes ses armes, il lui est impossible de dérober à ce pays sa passion pour la lutte et son courage.
En dernier lieu, nous posons au PNV une seule question à laquelle il faut qu’il réponde pour se positionner par rapport au patriotisme, et à laquelle en tout cas il doit clairement répondre pour Euskal Herria. La question que Xabier Arzallus, jouant l’ignorant et le néophyte, a posée en s’adressant à l’Assemblée Nationale du PNV et à sa direction, c’est exactement celle qu’ETA pose à la direction nationale du PNV : Etes-vous indépendantistes ? Quel est le but du PNV ? La création d’un Etat basque, comme cela est indiqué dans la proclamation faite à ses débuts, ou bien l’approfondissement de ce gouvernement autonome qui a été, avec la partition d’Euskal Herria, un frein pour son développement ?
En ce jour du Combattant basque (Gudari Eguna) de 2009, les derniers mots de ce communiqué sont adressés aux combattants basques qui, durant ces 50 ans, sont tombés en tout donnant. Que nos encouragements parviennent aussi aux combattants d’ETA qui restent fermes dans les prisons de nos ennemis. Pour la Gauche Abertzale, la liberté d’Euskal Herria, c’est une dette accumulée envers notre peuple et envers les combattants qui sont tombés… et nous gagnerons ! En faisant naître le oui à coups de non.
Vive les combattants basques d’hier et d’aujourd’hui ! Vive le Pays Basque libre ! Vive le Pays Basque socialiste ! En avant jusqu’à l’obtention de l’indépendance et du socialisme !
En Euskal Herri, en ce Jour du Combattant de 2009
Euskadi Ta Askatasuna
E. T. A.

(Traduction : Mikel Mourguiart)
Source Radio Pays
Publié dans : Euskal Herria - Par FPL
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Samedi 3 octobre 2009



Dans son édition de vendredi, le quotidien Gara informe que selon des sources fiables, Jon Anza aurait été intercepté dans le train qu'il prit à Bayonne le 18 avril pour se rendre à Toulouse. Il aurait été intercepté par des agents d'un service policier espagnol. Jon Anza avait rendez-vous ce jour-là avec des membres de l'ETA. Après l'avoir fait descendre du train, le militant basque, quasi aveugle et en très mauvais état de santé, aurait été séquestré et soumis à un interrogatoires illégal, au cours duquel il serait mort. Ces mêmes sources assurent que le corps de Jon Anza a été enterré sur le territoire français. Elles ignorent si les policiers espagnols ont pu compter sur la connivence ou la collaboration des autorités ou de la police française. Et Gara de rappeler les déclarations du dirigeant du PNB Joseba Egibar qui au mois d'août apostrophait le ministre de l'Intérieur espagnol en ces termes : «Il serait bon que Rubalcaba explique si la police espagnole a arrêté Jon Anza sur le territoire français.» Interrogé par notre journal le 20 septembre dernier, Joseba Egibar réitérait sa question : «Je pose donc directement la question aux forces de sécurité espagnoles : Avez-vous arrêté ou retenu Jon Anza en territoire français?». Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur espagnol Alfredo Rubalcaba avait déclaré qu'il était évident que les forces de sécurité espagnoles «n'étaient pour rien dans cette disparition. C'est plus un problème d'ETA et c'est ce que nous a fait savoir la propre ETA. Finalement il y a des hypothèses faciles à imaginer. Mais rien à voir avec les forces de sécurité espagnoles.» Hier, suite à cet article paru dans Gara, nous avons joint par téléphone la procureur du Tribunal de Bayonne Anne Kayanakis, en lui demandant s'il était possible que les services policiers ou secrets français ne soient pas au courant, si un tel événement intervenait sur le territoire français.

Anne Kayanakis nous a déclaré «avoir toute confiance aux services de police judiciaire et en leur loyauté. Je n'accorde aucun crédit à ce type d'allégations, tel que le principe de la caution silencieuse. A plus forte raison, une collaboration. Ce que je peux dire, c'est que nous sommes à la disposition de cette source. Le Parquet et le procureur adjoint sont totalement disponibles pour recueillir tout élément et pistes permettant d'élucider cette affaire que nous traitons sans complexes. Concrètement, le service d'enquête va essayer de se rapprocher du journal. Par ailleurs, je vais faire communiquer nos lignes téléphoniques à l'avocate de la famille de Jon Anza. Si la source en question souhaite ne pas s'exposer, il y a plusieurs moyens de faire parvenir l'information.»

Quant à la résurgence de la guerre sale, la procureur répond «que cela est du périphérique. Nous cherchons la vérité, elle n'a pas d'odeur et je n'ai pas de cible en particulier. En conclusion, nous ne prenons pas pour argent comptant cette information, mais nous la traitons.»

Quelques heures plus tard, le procureur adjoint Mr Marc Mariée donnait une conférence de presse au Parquet de Bayonne (voir encadré). A l'heure du bouclage de notre édition, une manifestation prévue avant la publication de l'article de Gara devait avoir lieu à la Gare du Midi de Biarritz. Par ailleurs, la famille et les amis de Jon Anza ainsi que son avocate devaient organiser une conférence de presse aujourd'hui devant la maison de la culture d'Hernani, afin d'apporter leur analyse suite à l'article du quotidien Gara. Ces derniers mois, plusieurs militants basques ont dénoncé des enlèvements temporaires perpétrés, selon leurs déclarations, par des services policiers.

"Etablir la vérité"

C'est dans son bureau au Tribunal de Bayonne, bondé par la présence de nombreux journalistes, que le procureur adjoint Marc Mariée a réalisé une déclaration vendredi, suite à la parution de l'article dans le quotidien Gara : «Depuis le 18 mai, le Parquet de Bayonne est saisi d'une plainte. Tous les moyens d'investigation ont été mis en oeuvre pour tenter de retrouver Jon Anza. A ce jour,les recherches sont restées infructueuses.

Ce matin, Gara a donné une explication qui mettrait en cause des policiers espagnols. Rien ne nous permet de confirmer ou d'infirmer cette thèse. Nous sommes preneurs de toute information qui ferait avancer l'enquête. Si certaines personnes disposent d'informations, nous exploiterons les éléments reçus et nous les vérifierons. Il faut être prudent, il s'agit d'un article de presse et nous devons avancer avec des éléments stables. Notre unique priorité est d'établir la vérité et nous sommes, Anne Kayanakis et moi, à la disposition de ceux qui détiennent des informations.

Notre objectif est d'élucider cette disparition inquiétante, selon le terme juridique approprié».

Béatrice MOLLE
Le Journal du Pays Basque 03/10/2009
EZ AHANZTERIK EZ BARKAMENIK

NI OUBLI NI PARDON
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Jeudi 1 octobre 2009

les indépendantistes demandent l'aide de l'assemblée territoriale

La Collectivité Territoriale de Corse doit-elle aider les familles de militants nationalistes condamnés et détenus sur le continent en particpant aux frais de transport ?

Les élus indépendantistes de l'Assemblée de Corse ont présenté jeudi lors d'une conférence de presse à Ajaccio une motion pour aider les familles et les proches des prisonniers corses détenus sur le continent. La motion, présentée par le parti Corsica Libera et l'Association de solidarité avec les prisonniers, demande notamment la prise en charge par l'Assemblée de Corse du coût des billets d'avion pour les familles entre l'île et les villes où se trouvent les centres de détention. Cette mesure concerne une soixantaine de détenus corses, en région parisienne, mais aussi dans d'autres régions françaises. Rappelant les tarifs élevés des transports Corse-continent, notamment aériens, et l'importance des frais à engager à chaque déplacement pour les familles et les proches des détenus, ces organisations ont rappelé aussi leur revendication du rapprochement des prisonniers. Elles demandent leur transfèrement à la maison d'arrêt de Borgo près de Bastia ou au centre pénitentiaire de Casabianda (Haute-Corse). Peu avant l'ouverture de la session de l'Assemblée territoriale jeudi, le président Camille de Rocca Serra a indiqué aux élus indépendantistes et aux représentants de l'association de solidarité avec les prisonniers présents dans l'hémicycle que le texte de la motion serait soumise à la Commission permanente de l'Assemblée.(Source AFP-France3 corse)

 

Interview de Jean Marie Poli sur ce lien

 

 

 

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