Ce matin à l’aube une nouvelle rafle contre des militants de Corsica Libera, dont un membre de notre exécutif et un responsable d’une organisation humanitaire
de soutien aux prisonniers politiques, à eu lieu dans la région de portivecchju.
Il ne se passe pas une semaine sans que les militants ou les responsables de notre mouvement soient l’objet de tourments policiers sur des motifs infondés et sur la
base de commissions rogatoires fourretout.
Le but avéré de ces opérations policières est d’empêcher la démarche de refondation du mouvement national de poursuivre et de mener à terme
l’action politique d’envergure qu’elle a entreprise voici quelques mois et qui de jour en jour s’amplifie au sein de notre peuple.
Cette répression orientée sur le mouvement Corsica libera est également destinée à bâillonner la composantes majeure
d’opposition à la politique de destruction de notre peuple programmée par l’Etat Français et ses relais locaux qui consiste à :
Décorsiser les emplois en Corses, favoriser l’installation de nouveaux arrivants par le biais d’une colonisation de peuplement effrainée, imposer un
padduc contraire aux intérêts collectifs du peuple corse, permettre de développer les projets immobiliers spéculatifs favorisant une économie résidentielle
artificielle pour mieux spolier les corses de leur terre et paupériser notre communauté, marginaliser notre langue et notre culture, et continuer a nier l’existence de nos droits
nationaux.
Devant ces tentatives d’intimidations organisées au plus haut niveau de l’Etat, devant ces intolérables persécutions policières quasi quotidiennes,
soutenues et cautionnées par des élus corses, alliés politiques de toujours ou conjoncturels du gouvernement Sarkozy , nous
réaffirmons notre volonté inébranlable de poursuivre notre engagement militant sincère et déterminé afin de faire échec aux projets d’éradication de la
légitime revendication nationale corse.
Nous apportons notre totale solidarité aux nationaux et à leurs familles qui aujourd’hui sont l’objet d’une dérive répressive ciblée et nous exigeons la
libération immédiate, d’Olivier SAULI, Michel GIRASCHI et Dumenicu TAFANI.
Nous appelons tous les corses à marquer leur refus de cette politique en participant au meeting du samedi 2 mai 2009 à
Migliacciaru et apporter leur soutien aux prisonniers politiques au cours de la soirée qui suivra.
(voir les vidéos concernant les prisonniers politiques corses en bas de page)
Le 17 avril est une journée dédiée à l’ensemble des prisonniers politiques dans le monde.
Elle à été mise en œuvre au cours du congrès international « KALERA » qui s’est déroulé en 2004 à DONOSTIA au Pays-Basque et qui réunissait les représentants
de plusieurs peuples en lutte contre l’oppression des états dominateurs.
A l’heure actuelle il y a 60 prisonniers politiques corses détenus en France dans des conditions
exécrables pour lesquelles la France a été plusieurs fois condamnées par les instances européennes.
L’Etat Français, instrumentalise des tribunaux d’exceptions pour les faire lourdement condamner et de surcroit leur refuse le statut de
prisonnier politique et les maintient en toute illégalité, au mépris des lois, françaises et internationales en exil carcéral à plus de 800 km de leurs
familles.
A l’occasion de la journée internationale dédiée aux prisonniers politiques, l’Associu- Sulidarità et la Commissions Anti Répressive de Corsica Libera
profite de cette occasion pour réaffirmer leur soutien aux prisonniers politiques du monde qui sont incarcéré pour des délits d’opinions, de résistance
sociale, culturelle ou politique et qui croupissent dans les prisons :TURQUES, ARGENTINES, PERUVIENNES, COLOMBIENNES, MEXICAINES ,
MAROCAINES, IRAKIENNES, FRANCAISES, ANGLAISES, ESPAGNOLES, ITALIENNES, ALLEMANDES, AMERCAINES, SRILANKAISES, SUD-AFRICAINES ,ETC….ETC….
Pour rappeler au monde, qu’en Corse aussi, plusieurs hommes sont emprisonnés pour être entrés en résistance politique contre un Etat oppresseur qui nie les droits des peuples à disposer d’eux
même :
Une distribution de tract aura lieu ce vendredi 17 avril à 18h devant le palais de justice d’Aiacciu, place Abatucci.
[Source du texte Corsica Libera à Associu Sulidarità via le site Unità Naziunale]
Des actions de solidarité sont programmées à travers la Corse et à Paris.
Aiacciu
Distribution de tracts à 18h devant le palais de justice , place Abatucci.
Bastia
Défiler de voiture avec drapeaux. Point de rendez vous parking le Polygone à Montesoru.
Spuntinu à partir de 20h au Bar le Penalty ,Le Sax et Corsica bar (Piazza di u mercà)
Corti
19h concert à l’Oriente avec en autres les groupes Sperenza et Sumente .
Paris
Une réunion publique se tiendra à partir de 19h avec notamment la présence de Gabi Mouesca
président de l’Observatoire International des Prisons .Débats et animations musicales sont prévus.
Bourse du Travail - 2 rue Bobby Sands
93200 Saint-Denis (M°13 : Saint-Denis/Porte de Paris)
Toujours au sujet des prisonniers politiques, l’associu Sulidarità a tenue une conférence de presse la semaine dernière afin de dénoncer, une fois de plus, le double discours de l’état français
concernant le rapprochement des prisonniers politiques. Voici les vidéos :
L’escalade répressive des gouvernements contre les peuples en lutte pour leurs droits, économiques, politiques, sociaux, maintient encore en 2009 de milliers de prisonniers/ères politiques dans
le monde. Palestine, Pérou, Corse, Pays Basque, Colombie, Tamouls, la Forteresse européenne, États-Unis, les prisonniers maintenus illégalement à Guantánamo, partie de Cuba non restituée, etc...
Les prisonniers politiques continuent de montrer depuis leurs prisons le chemin de la lutte et de l’engagement, pris auparavant pour combattre l’oppression, l’injustice...
Des conflits sociaux, politiques, des nations opprimées, la logique dominante de l’argent et de l’accumulation, la spéculation, l’asservissement, la destruction, se trouvent à l’origine du combat
de millions d’êtres humains à travers le monde. Combattre pour un monde où la logique du capitalisme ne soit pas celle qui dirige la société. Combattre pour un monde où la diversité de milliers
de peuples qui le forment puisse subsister.
En Europe, spécialement en France et en Espagne, des centaines de prisonniers et prisonnières politiques basques se trouvent dispersés sur tous les territoires de ces deux États. Il y a aussi des
camarades communistes, des Corses, des Galiciens, des Catalans, des Bretons et des anarchistes. En Italie la persécution des mouvements d'opposition augmente et les mouvements indépendantistes en
Sardaigne sont réprimés. En Allemagne des débats sont intervenus sur la possibilité d'élargir encore plus les peines des prisonniers politiques… et dans tous les pays de l’Europe de l’Ouest, des
syndicalistes,
des travailleurs qui luttent contre l’Europe du capital, vont en prison.
Les prisons d’isolement en France, en Espagne, en Belgique et en Allemagne, nous montrent le prix si élevé que les États veulent faire payer à ceux et celles qui les combattent.
Nous devons parler aussi des cinq prisonniers de l’Empire, qui se trouvent en prison pour combattre le terrorisme que les États-Unis exercent contre Cuba, des prisonniers portoricains, des
prisonniers colombiens aux États-Unis, des prisonniers politiques péruviens, certains mêmes incarcérés dans des prisons militaires, des Mapuches, des Sahraouis, des Kurdes, des Colombiens
emprisonnés par le gouvernement génocidaire d’Alvaro Uribe, des prisonniers politiques palestiniens qui se trouvent en première ligne dans la lutte contre le pillage sioniste et impérialiste dans
les pays du Moyen-Orient, du courageux peuple irakien qui continue à combattre contre la brutale agression impérialiste, des prisonniers politiques en Turquie.
Pour tout cela, nous voulons que ce 17 avril 2009 soit une journée pour revendiquer d’abord le statut de prisonnier politique et surtout pour leur libération, pour les militants qui aujourd’hui
se trouvent en prison en train d’accomplir une peine imposée par les juges serviteurs du capital, par les juges médaillés… Et pour réclamer, également, des conditions démocratiques pour les
peuples en lutte, des conditions pour que ceux qui n’ont rien, pour que les opprimés puissent avoir des instruments de lutte similaires à ceux dont disposent les oppresseurs.
LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS ET PRISONNIÈRES POLITIQUES DU MONDE !
En affirmant qu’il n’y a pas eu de tirs tendus lors des dernières manifestations, Michelle Alliot Marie se couvre une fois de plus de ridicule. L’ère informatique offre ceci d’intéressant, c’est
que les images circulent à une vitesse considérable si bien qu’il est très difficile pour les tenants du système de désinformer en toute impunité. Dès le lendemain du drame qui a failli coûté la
vie au jeune Xavier Orsini, une vidéo montrant des tirs tendus circulait sur internet (elle illustrait notre article « Manifestation de soutien à Yvan Colonna, un jeune de 14 ans dans le coma » ).
Une nouvelle vidéo circule, sur les tirs tendus de samedi cette fois
ci (voir ci-dessus).On y voit clairement un CRS tirer sur un manifestant, puis, se retourner fièrement vers ses collègues, le sourire aux lèvres.
Voici maintenant que Gilles Leclair, responsable de la sécurité en Corse, vole au secours de sa ministre. Les tirs tendus, encore inimaginable et techniquement irréalisable hier, deviennent
possible aujourd’hui, mais attention, seulement en changeant la nature du projectile ! En effet les tirs tendus de grenade lacrymogène étant potentiellement mortels, les gentils CRS les
remplaceraient par des balles en caoutchouc non létal. Demain apprendrons nous qu’il s’agissait en faite d’une bataille de polochon ?
Au lieu de reconnaître les faits et faire son mea culpa, les représentant de l’état s’enlisent dans des explications pour le moins scabreuses.
A travers cette polémique absurde, MAM et Leclair entendent nier les bavures policières de lundi.
Multipliant les déclarations mensongères lors de sa visite en Corse, MAM a également eut un comportement irresponsable. Que penser de l’attitude d’un ministre d’état qui visite des CRS blessés
omettant volontairement de rendre visite à un enfant de 14 ans blessé par ces mêmes hommes ?(et pourtant hospitalisé dans le même service).
Cela ne va pas dans le sens d’un apaisement.
Les clanistes, en bons valets dociles se contentent de suivre le chemin montré par leur maître, ainsi les communiqués condamnant la « barbarie » des jeunes révoltés corses pleuvent.
Le silence assourdissant est total sur les tirs tendus et les violences policières de lundi.
Un piège politique ?
La répression française est habile, d’un coté elle libère un flot de désinformation de l’autre elle jette ses forces de répression dans l’arène, leur demandant de ne pas bouger, n’ignorant
nullement la suite logique de ce petit jeu. Puis elle condamne le brasier qu’elle vient d’allumer tout en soufflant sur les braises encore incandescentes.
Dans les prochains jours, s’appuyant sur le lourd bilan gonflé de cette guérilla urbaine, elle déchaînera sa violence répressive.
Il y a un avantage certain dans le fait de ne point procéder à des interpellations immédiates ; désormais tout le monde est un coupable potentiel ! Sur la base de photos de jeunes
encagoulés, je fais entièrement confiance à l’imagination des forces de répression pour voir quelques éléments gênants derrières les masques.
Politiquement le but me semble clair, isoler les indépendantistes après le succès populaire de ces manifestations en les faisant passer pour des faiseurs de guerre. Cette présence policière
massive à la préfecture ressemble bien à un piège politique.
Casseurs contre anges gardiens de la paix ?
MAM accuse le pole indépendantiste de manipuler la jeunesse, de s’en servir à son compte.
Mais un jeune est il forcement un pantin? Je me souviens que dans les année 70, ce sont des étudiants d’une vingtaine d’année qui on crée le FLNC. Mettre en place une telle structure demandait un
sérieux engagement politique, allant bien au-delà d’un quelconque enthousiasme juvénile.
Samedi, seul des cibles politiques ont été pris pour cibles, cela relève d’une certaine conscience politique. Il n’y avait pas de casseur à l’œuvre ce jour là.
Rien de choquant dans le choix des cibles, ce qui est un peu plus interloquant, c’est la vision de certains enfants, trop jeunes et qui n’avait rien a faire là. Choquant également certains tags
barbouzes imbéciles qui ne font que desservir notre lutte et ne sont de toute façon pas à son image (Erignac= Salope, Les français dans les
fours, Vive la violence). Choquant également l’agression d’un journaliste pourtant identifié; Enrico Porsia(pris pour un policier dans un premier temp). Ces faits, en marge de la manifestation encadrée, sont l’oeuvre de quelques individus manquant cruellement de réflexion
politique.
Certes rien de bien nouveau au lendemain de cette guérilla urbaine, pourtant, ce jour restera gravé dans le marbre de l’histoire. Le vent de l’histoire balayera les polémiques stériles et les
condamnations de principe, il portera de son souffle le souvenir d’un peuple qui a dit non durant plusieurs jours à l’emprisonnement injuste des siens, non à l’assassinat de ses enfants.
L’histoire se souviendra que ce jour là, notre jeunesse a poussé un cri de colère, d’indignation. Symptôme d’un cancer qui ronge notre pays depuis bien trop d’année.
Pour conclure, je vous laisse méditer sur une citation de Bertolt Brecht qui disait ceci ; On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la
violence des rives qui l'enserrent.
Réagir sur la manifestation de samedi ici,sur les tirs tendus ici
A l’appel du pole indépendantiste, des milliers de corses (1.500 selon la police 15 000 selon les organisateurs, 10 000 selon les observateurs) sont descendus dans la rue pour dire
« Basta à a ripressione » (Stop à la repression). Sous cette bannière, les manifestants entendent dénoncer plusieurs choses; la condamnation d' Yvan Colonna, les violences policières de
lundi dernier ( deux mineurs gravement blessés,dont l’un de 14 ans, récit ici) mais également la
politique du tout répressif,seule réponse actuellement offerte aux revendications corses.
Dans le calme les manifestants ont rejoints la préfecture depuis le Palais de justice. Devant la préfecture c’est environ 500 gardes mobiles et CRS qui attendaient les manifestants.
Après les discours et l'appel au calme de Jean guy Talamoni, les heurts ont débutés. Il était environ 18h.
Durant près de quatre heures, les jeunes corses en découdront avec les forces de répression.
Aux cocktails molotov, bombes agricoles et autres projectiles, les mobiles répondent par du gaz lacrymogènes.
Selon les sources officielles le bilan est lourd du cotés des forces de répression avec environ 70 mobiles blessés dont 8 hospitalisés dans un état grave. Des banques et des bâtiments publics ont
été incendiés, un fourgon de police a été endommagé par une bombe agricole.
Aucun bléssé, ni aucune interpellation du coté des manifestants.
Le bilan ne cesse de s’alourdir au fils des communiqués de presse.
Gilles Leclair, coordinateur des services de sécurité en Corse, à clairement parler de « guérilla urbaine ».
Après les violences policières de lundi personne n’ignorait que des incidents allaient éclater.
Que penser alors d’un tel déploiement de force devant la préfecture ? Il est pourtant évident que la vue d’un tel dispositif serait perçue comme une provocation, il est pourtant évident que
sans présence policière dans les rues une manifestation ne peut pas dégénérer, faute de cibles pour les manifestants résolus à en découdre.
De plus, il n’y a eu aucune interpellation, les charges de mobiles contre les manifestants ont été quasi inexistante, les forces de répression se contentant de disperser a coup de lacrymogènes
puis d’avancer. Une question se pose alors, les forces de répression ont-elles reçut l’ordre de ne faire que du défensif ? Si la réponse est positive, dans quel but ? Celui que les
affrontements durent et s’amplifient?
Quel est le degré de responsabilité de la préfecture dans ces incidents ? Quels intérêts pour l’état ?
Le débat se poursuit sur notre forum, vous y trouverez
également plus de détails, des photos et vidéos et des liens pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé)
Lundi 30 mars 2009, L’Associu di i Liceani Corsi a organisé des blocages de lycée et des défilés dans toute la corse en soutien à Yvan Colonna.
A Bastia les choses dégénèrent. Parti du lycée de Montesoru à pied, les lycéens rejoignent la préfecture où se déroule une conférence du CAR en faveur de Cédric Courbey. Durant le trajet ils sont
rejoints par les jeunes des autres lycées bastiais.
Devant la préfecture des incidents éclatent. Deux jeunes sont violements interpellés, l’un est placé en garde à vue et hospitalisé pour un nez et bras cassé. Un autre jeune sera victime de la
barbarie policière, un enfant de 14 ans est visé en pleine tête par le tir d’une grenade lacrymogène…à 3 mètres de distance. L’enfant tombe au sol, il est laissé à terre sans réactions des forces
de répression, ce sont d’autres jeunes qui sont venus le récupérer sous les assauts policiers, empêchant son évacuation. Lorsque le SAMU viendra porter les premiers soins, les tirs de grenades
lacrymogènes ne cesseront pas… L’enfant est actuellement dans le coma avec une double fracture de la machoire, un oedeme cérébral et une infection pulmonaire.
Comme le montre la vidéo ci-dessus, il y eu plusieurs tir tendus de grenade lacrymogènes, ces tirs sont interdit car dangereux.
Que penser de l’attitude d’un homme casqué, suréquipé et armé qui vise la tête d’un enfant ? Cet acte grave n’est ni plus ni moins qu’une tentative d’assassinat.
Aujourd’hui mardi, les lycées ainsi que la faculté ont été bloqué afin de dénoncer cette république des matraques. Des appels au calme on été lancé notamment par le comité de soutien à Yvan
Colonna, le PNC et A Chjama, demandant aux jeunes corses de ne pas tomber dans le pièges des provocations policières.
Il est pourtant très simple qu’une manifestation ne dégénère pas, il suffit que les forces de répression ne se montre pas ! La présence policière est elle réellement justifié lorsqu’on sait
que les jeunes corses n’ont jamais eu l’attitude de casseurs?
Si l’ordre public n’est pas menacé, que font les forces de répression dans la rue ?
En réponse à ces violences inacceptables contre notre jeunesse et à la politique du tout répressif mené par l’état français, une manifestation est organisée ce samedi à Bastia (16h au palais de
justice).
Ci-dessous le communiqué des trois syndicats étudiants GI-CSC-GP puis celui de Corsica Libera:
Nous les 3 syndicats étudiants de l’Università di Corsica (Ghjuventù Paolina, Ghjuventù Indipendentista, Cunsulta di i Studienti Corsi) appelons à manifester samedi 4
avril à Partir de 16h dans les rues de Bastia. Nous demandons à la population de ce joindre à nous afin de dénoncer la répression que subit le peuple Corse et notamment depuis le début de la
semaine, les jeunes lycéens. Nous rappelons que lundi 30 mars, dans les rues de Bastia, les forces de polices ont essayées d’assassiner un jeune homme de 14 ans. Nous ne pouvons le tolérer, nous
le dénonçons et le condamnons avec la plus grande fermeté !
O ghjuventù Corsa, Sabatu tutti in carrughju !
Oghje più chè mai, Lotta Ghjuventù, L’avvene si tù !
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Face à la répression sauvage que subit le Peuple Corse depuis maintenant trop longtemps:
*Condamnation à perpétuité,
* rafles et déportations quotidiennes de patriotes,
*harcèlements policiers et judiciaires ;
notre jeunesse a montré l’exemple par une vague de protestation spontanée,
Elle vient d’en payer le prix fort.
Corsica Libera ne l’accepte pas et appelle à manifester samedi 4 Avril à Bastia à 16H (départ Palais de Justice) pour dire :
Malgrès la pluie ,environ 8 000 personnes ont défilé dans les rues d'Aiacciu sous haute surveillance policière.
Dans le calme et la dignité les manifestants parcourent le cours napoleon derrière une banderole "Ghjustizia pà Yvan", peu a peu chants et slogans se font entendre.Vers 17 h la foule se disperse
après un discours du Dr Edmond Simeoni .le Diu vi salvi regina, l'hymne national Corse,est alors entonné par les manifestants.
C'est après la dispersion et pendant plus de deux heures que les jeunes corses exprimeront leur colère à travers des affrontements contre les forces de répression massivement présente.
Un jeune manifestant sera hospitalisé suite a un tir tendu de grenade lacrymogène.
Les clients en terrasse du bar A conca ont été molestés alors qu'ils regardaient les affrontements.
Retrouvez les réactions, les photos et les vidéos sur le forum FPL
Yvan colonna vient d'etre condamné à la réclusion à perpetuité assorti de 22 de sureté.
Manifestation Samedi 28 Mars 2009 à 15 heures
Place Abbatucci, Ajaccio.
GHJUSTIZIA.
Le procès d´Yvan Colonna, devant la Cour d´Assises spéciale de Paris, a suscité un très vif intérêt en Corse, sur le continent et en Europe.
La presse, quasi- unanime, a condamné ce procès très sévèrement tant dans sa préparation que dans son déroulement ; il en a été de même pour de nombreuses personnalités, des juristes et des élus
insulaires ; l´instruction a été bâclée, partiale et conduite uniquement à charge. La Cour elle-même s´est discréditée, en particulier par sa partialité et son refus acharné de permette à la
défense d´effectuer correctement sa mission ; cette obstination répréhensible a culminé avec le refus d´ordonner une reconstitution, un acte de justice banal mais indispensable ici. Les
observateurs impartiaux s´interrogent sur cette attitude de refus systématique qui ne peut s´expliquer que par la crainte de voir établir l´innocence d´Yvan Colonna.
Ce procès qui tourne le dos à un exercice serein et normal de la justice témoigne de pratiques attentatoires aux droits de l´homme et à la démocratie ; il vaudra à la France d´être à nouveau
condamné par la justice européenne ; dépassant le sort, certes très préoccupant de l´homme actuellement jugé, il met en cause un pilier esssentiel de la société et concerne donc toutes les femmes
et tous les hommes épris de justice.
Cette manifestation digne, sereine, déterminée et consciente des enjeux, témoignera, sous le seul thème de « Ghjustizia », de notre refus d´accepter un verdict inique ; la démarche de mobilisation
se poursuivra afin qu´Yvan bénéficie d´un procès équitable.
Le peuple corse est minoritaire sur sa terre.Ce n'est plus une menace mais bien une réalité.Peu à peu le peuple corse est poussé vers l'emigration tandis qu'une colonie de peuplement croit et
prospère sur notre terre.A cette colonie s'ajoute l'effet de la spéculation immobiliere, terrains , maisons ,devenus hors de prix pour les corses demeures très abordables pour les étrangers
fortunés désireux d'un petit pied à terre estival.
L'article qui suit a été publié dans le Journal de la Corse dans la semaine du 13 mars 2009,il se passe de commentaire...
Disparus les Corses!
C´est arrivé ! Pour la première fois dans l´histoire de cette île un village est peuplé de non corses, d´allogènes comme disent les démographes pour signifier ceux qui ne sont pas originaires
du coin contrairement aux autochtones qui, eux, le sont. Il existe donc en Haute-Corse (mais la précision s´arrêtera-là pour les raisons que l´on devine) une commune dont les maisons ont été
achetées, les unes après les autres, par des Français du Continent qui y on élu domicile après les avoir restaurées pour pouvoir y vivre confortablement. Certains y viennent en vacances alors
que d´autres y restent toute l´année, ayant même choisi leur place au cimetière, pour affirmer leur intention d´un séjour définitif. Il est fort possible qu´aux prochaines élections municipales
ils désigneront l´un d´entre eux pour conduire les destinées de la commune et ce sera de bonne guerre. Pour l´heure, le maire sortant est corse mais il réside à la ville. Peut-être pour ne pas
faire de l´ombre à ses nouveaux administrés qui d´ailleurs « l´aiment bien ». Comment en est on arrivé là ? Tout simplement parce que les anciens propriétaires des maisons les ont vendues, la
formule « A terra corsa a i Corsi » ne leur inspirant aucune réticence. Cette « terra corsa » que l´on vend, que l´on brade même selon les besoins ou les urgences, risque un jour de passer
totalement dans d´autres mains. Malgré les slogans des nationalistes. Il faudra certes encore du temps, beaucoup de temps, avant que le transvasement ethnique soit significatif. Mais le processus
est engagé et ont voit mal comment il pourrait être arrêté. D´autant que les actions violentes ne semblent pas produire l´effet escompté. Mais une telle occupation n´est pas spécifique à la
Corse. Elle existe ailleurs, notamment aux Baléares où les Allemands possèdent des milliers d´hectares bâtis et non bâtis ou en Toscane « achetée » par les Anglais, les Suisses et les Allemands.
Sans que les autochtones y trouvent à redire. Puisque, affirment-ils, « les étrangers n´emporteront jamais la terre à la semelle de leur souliers »