Dominique Pasqualaggi,prisonnier politique corse, chute du 3 ème étage dans les locaux de la SDAT (ministère de l'intérieur)

Publié le par FPL

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Jeudi soir,Dominique Pasqualaggi,33 ans a fait une chute du 3 ème alors qu’il était garder a vue dans les locaux de la SDAT. Les circonstances du drame sont floues, selon la SDAT Dumè Pasqualaggi se serait défenestré volontairement alors qu’il se trouvait seul dans une pièce.Il en aurait alors profité se détacher (il était menotté) et sauter par une fenêtre laissée ouverte.Me Pascal Garbarini ne croit pas à la tentative de suicide faisant savoir que son client n’était pas dépressif. "On est dans l'expectative. J'attends d'avoir des assurances sur la manière dont s'est déroulée la garde à vue. On a besoin de savoir de quelle manière il a été traité" déclare t il.

Dominique Pasqualaggi a été incarcéré en janvier 2006 après l’attentat d’Aix en provence,au cours duquel Lisandru Vicenti a perdu la vie. Dumè Pasqualaggi est soupçonné d'avoir participé à cet attentat,et de facto, d'etre membre du FLNC dit du 22 octobre (qui a revendiqué l'attentat).

 

Un état très grave

 

Hospitalisé à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l’état de Dumé Pasqualaggi est jugé très grave et stable, "On n'arrive pas à stopper l'hémorragie. Il a le poumon perforé, de multiples fractures du bassin qui ont entraîné des problèmes neurologiques. Le pronostic vital est engagé"a indiqué Me Garbarini, son avocat.

Les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) empêche la famille d’entrer a l’hôpital, et ne divulguent aucune information concernant l’état de santé et les circonstances du drame.

La responsabilité de la SDAT

Qu’il s’agisse d’une tentative d’assassinat ou d’une tentative de suicide,la police anti terroriste est entièrement responsable de ce drame. Dans le premier cas, cela mettrait en évidence les agissements de l’antiterrorisme en France, cette police politique,qui bafoue régulièrement les droits de l’homme sans que cela ne soit repris par les médias.Dans l’autre,cela révélerait le traitement infligé aux prisonniers politiques corses,qui déjà sous le coup de l’éxil doivent en plus subir les brimades et provocations de l’appareil anti-terroriste et de l’administration pénitenciere.Lors de garde à vue précedente,les policiers l'on accusé d'etre responsable de la mort de Lisandru Vicenti,lui montrant des photos du corp déchiqueté de son ami.Une telle manière de culpabilisation est inacceptable et s'apparenteà de la torture psychologique.

Une enquête administrative a été ouverte.

En esperant un prompt rétablissement pour Dumè Pasqualaggi et que la lumière soit faite sur ce drame.

 

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Publié dans Corsica

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