Prisonniers politiques corses : refus du rapprochement

Publié le par FPL

logo-car.gif La loi française stipule que les condamnés doivent être incarcérés au plus près de leur domicile.Cette loi n'est pas respectée pour les prisonniers politiques corses et basques. Les associations basques ne cesse de clamer le raprochement de prisonniers dispersés sur un rayon 1000 KM à partir de l'Euskal Herria. Chaque années des familles de prisonniers meurent sur la route en se rendant au parloir...

En corse le CAR lutte depuis toujours pour l'application de cette loi. Nicolas Sarkosy  a affirmé que cette loi devait etre respectée,mais celà est rester lettre morte.
Le CAR appelle donc les députés corses  au respect de leurs engagements.Sur les 4 députés corses 3 se sont prononcés favorablement sur le rapprochement des prisonniers politiques corses durant leur campagne.

Vous trouverez ci dessous le commnuniqué du CAR et la notification de refus de rapprochement d'un prisonnier politique ;Jean François Ramoin-Lucciani. On notera la classification "criminelle" pour un prisonnier politique  et le motif de refus "profil  pénal inadapter"...

Le Comité Anti Répression a suivi avec attention le déroulement de la dernière campagne électorale en Corse. Nous avons pu remarquer que beaucoup de candidats, dont certains ont été élus, n’ont pas hésité à parler du sort de nos prisonniers et notamment de leur rapprochement en Corse comme le stipulent les lois françaises.

D’ailleurs, on peut remarquer chaque jour que cette question est au centre des préoccupations de notre peuple.

Dans cette optique, nous demandons solennellement aux quatre députés de la Corse, Camille de Rocca Serra, Sauveur Gandolfi Scheit, Simon Renucci et Paul Giacobbi de bien vouloir nous recevoir, dans un bureau de l’Assemblée nationale française, à une date qui leur conviendra, pendant cette première cession, afin que nous puissions discuter avec eux des modalités à mettre en place pour que nos prisonniers politiques puissent dans les semaines à venir, en tous cas, avant la fin de l’été, être transférés en Corse.

Nous souhaiterions être reçus par les quatre députés, en même temps, dans une même salle, pour tous ensemble chercher les meilleures solutions pour arriver à faire revenir au plus vite les nôtres sur leur terre.

Nous rappelons que sur la soixantaine de prisonniers politiques corses, près d’une vingtaine sont actuellement condamnés, et seuls trois sont incarcérés en Corse. Rien dans les textes de loi français ne s’oppose à leur retour immédiat dans un centre de détention corse, même en ce qui concerne les condamnés à perpétuité, et au contraire leur retour ne serait que l’application de ces lois et des directives européennes. On ne pourrait même pas nous opposer l’argument sécuritaire, car aujourd’hui tout le monde sait que le centre de détention de Borgu est un véritable Quartier de Haute Sécurité !

Le cas de Ghjuvan Francescu Ramoin Luciani est à titre éloquent de l’actuellement mauvaise fois du gouvernement français, incarcéré depuis 7 ans, condamné à 13 ans, alors qu’il pourrait être en liberté conditionnelle, on vient de lui refuser un transfert à Borgu au motif que sa « peine est incompatible avec un rapprochement en Corse » ! Nous rappelons que l’actuel président de la république française, lorsqu’il était ministre de l’intérieur en 2004, avait précisé que le rapprochement devaient concerner tous les prisonniers, quelles que soient la nature et la longueur de leur peine.

Il est temps pour les gens qui ont parlé des prisonniers politiques pendant leur campagne électorale d’être à la hauteur de leurs propos en recevant les représentants du CAR pour étudier la manière dont ils comptent influer sur le gouvernement français pour qu’il applique enfin les lois communes pour nos prisonniers.

Nous ne nous contenterons ni de vagues promesses, ni de rendez-vous lointains, ni de protestations de façade car la situation exige une réaction forte, rapide et déterminée pour être à la hauteur des enjeux. Chaque semaine qui passe, chaque mois, voire chaque année, sont autant de souffrances pour les patriotes corses emprisonnés, déjà privés de liberté et que l’exil contraint également à priver de leur famille et de leurs proches. Sans parler des souffrances des familles elles-mêmes.

En continuant à maintenir nos prisonniers politiques à des milliers de kilomètres de leur terre, on les expose à de graves dangers, la tentative d’assassinat d’Alain Ferrandi et l’affaire de Dumenicu Pasqualaggi sont malheureusement là pour nous le rappeler.

Les dernières échéances électorales ont montré, si besoin été, l’importance du vote nationaliste. Malgré certaines déclarations, force est de constater que le nationalisme corse est une force vivante de notre peuple et toujours au centre du jeu politique.

Nous attendons maintenant une réponse, publique ou privée, de la part des quatre députés de la Corse. Nous restons à leur entière disposition, ils savent comment nous contacter.

Cumitatu contr’à A Ripressione


Source des documents :
http://forucorsu.unita-naziunale.org/viewtopic.php?t=618


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