Corse: arrestations et maltraitance ( Welcome to Guantanamo)

Publié le par FPL

 

 

 

Au matin du 21 avril une dizaine de jeunes corses ont été interpellés. Une interpellation de masse, à l’Espagnol, avec comme en Espagne un Black out sur l’information.

Les motivations certes incertaines, tantôt ces interpellations interviennent dans le cadre d’enquête sur des attentats attribué aux FLNC UC, tantôt dans le cadre de projet d’attentats.

Ce qui est sur c’est qu’aucune arme ni explosif n’a été retrouvé.

Cinq de ces jeunes ont été déportés rapidement sur Paris, dans des conditions dénoncé par Andatura per i diritti umani. (voir communiqué ci-dessous).Un jeune femme a été remise en liberté.

Une vaste rafle qui ira gonfler les statistiques du ministère de l’intérieur, qui pourra se gargariser et fabuler devant « l’efficacité de l’appareil anti terroriste français » 

 Voici le communiqué :

ANDATURA CORSA PER I DRITTI UMANI
BP 31 20 290 LUCCIANA
Tel fax:04 95 36 06 48 E mail:acdu@club-internet.fr

Communiqué avec prière d'insérer

NON A LA MALTRAITANCE DES INTERPELLES PAR LA SDAT
Andatura Corsa par i Dritti Umani s'indigne des mauvais traitements faits aux interpellés par la SDAT, ce 21 avril. Elle dénonce le bandage de leurs yeux, pendant un long temps, lors de leurs déplacements avec marche forcée, montée d'escaliers, changements de moyens de transport et de plus avec les mains menottées dans le dos. Ces méthodes de «pression et de contrainte», de perte de repères spatiaux,avant interrogatoire, ont pour but de briser les individus en créant la confusion et le désarroi ; elles laissent des séquelles psychologiques et des traumas de stress surtout quand plusieurs de ces techniques sont appliquées simultanément. La “privation sensorielle” a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme au titre de « mauvais traitement ». De même le maintien dans des positions pénibles et la striction prononcée des menottes.
Quelles que soient les circonstances, « nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Cette interdiction est énoncée dans les traités des Nations Unies, les Conventions humanitaires de Genève et la Convention européenne des droits de l'homme. Ce principe est au fondement des droits humains et s'applique à toute personne détenue. Nous demandons au gouvernement français de rétablir ce droit fondamental dans ses pratiques policières en Corse. Le respect des droits humains et du droit international constitue le pivot de toute quête de justice. Toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie à l'issue d'un procès équitable: vis-à-vis de ces interpellés il a été fait peu de cas de cette présomption d'innocence et les traitant en coupables en dehors de toute inculpation et procès, les autorités juridico-policières les ont punis par des mauvais traitements. Nous condamnons fermement ces pratiques et en appelons à la conscience de chacun pour les faire cesser.


Le bureau
23 avril 2008

Dritti umani è Civitudine corsa

-Fin du communiqué-

Réagir ici ( autres information sur ces interpellations au jour le jour,réactions sonores , vidéos ,communiqués)

 


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