20 ans de prison requis contre un chef présumé d'ETA

Publié le par FPL

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Source AFP

Vingt ans de réclusion criminelle ont été requis lundi contre Pedro Esquisabel Urtuzaga, présenté comme un ancien chef de l'appareil militaire de l'ETA et jugé depuis le 17 mars par la cour d'assises spéciale de Paris. L'avocat général, Olivier Bray, a requis vingt ans de réclusion criminelle, assortis des deux tiers de sûreté et d'une interdiction définitive du territoire français, à l'encontre de Esquisabel, dit "Xerpa". Il l'a présenté comme un ancien membre du comité exécutif de l'organisation basque et "responsable de l'appareil militaire", "bras armé" et "centre du dispositif de terreur de l'ETA".


Le représentant du ministère public a requis douze ans de réclusion à l'encontre de son coaccusé, José Manuel Ugartemendia Isasa, recommandant la confusion de cette peine avec une précédente condamnation à trois ans de prison pour détention d'armes et participation à une association de malfaiteurs. Les deux Espagnols sont en détention provisoire depuis leur arrestation dans le Sud-Ouest en avril 2005.


Arrêtés en 2005

 

Pedro Esquisabel Urtuzaga est accusé d'avoir dirigé l'appareil militaire de l'ETA de début 2004 jusqu'à son arrestation. Pendant cette période, il aurait aussi conservé un rôle "non négligeable" dans l'appareil politique de l'organisation. Il est poursuivi notamment pour "organisation d'une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme", "extorsion" et "financement d'entreprise terroriste".


Les deux hommes avaient été arrêtés le 25 avril 2005 à Caussade (Tarn-et-Garonne) alors qu'ils sortaient d'une laverie où ils étaient venus récupérer une sacoche oubliée trois jours plus tôt, dans laquelle se trouvaient un pistolet semi-automatique et une boîte de cartouches. La sacoche contenait également un agenda portant des annotations manuscrites en basque, relatives à des installations sportives prévues dans le cadre de la candidature de Madrid aux Jeux olympiques de 2012, cibles potentielles d'attentat. Deux sacs à dos contenant chacun deux engins explosifs artisanaux avaient en outre été découverts début avril 2005 lors de la perquisition d'un appartement de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), qui avait été occupé par Urtuzaga. Ces engins étaient là "pour semer la mort", a affirmé l'avocat général. Le verdict est attendu mardi.

 

 

 

Lepoint


Publié dans Euskal Herria

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