Ouverture d'un procès contre des militants corses

Publié le par FPL



Ouverture cette semaine du procès de Casanova, Contadini, Casimiri, Graziani et Battestini.
Encore une fois le procès se déroule après plus de 5 ans d'incarcération,rappelons que la limite légale de la détention préventive est de 2 ans. C'est donc une france en double illégalité (durée de détention et non rapprochement des prisonniers) qui va jugée 9 corses dont 5 soutenus par le CAR.
Ci dessous,le communiqué du CAR et la réaction de GF Antolini au micro d'Alta Frequenza.

Dans quelques heures s’ouvrira à Paris un nouveau procès politique. 9 personnes dont 5 militants politiques soutenus par le Comité Anti Répression seront jugés par une Cour d’Assise spécialement composée (Casanova, Contadini, Casimiri, Graziani et Battestini).

Certains de ces militants vont dépasser pendant leur procès les 5 années de détention préventive. Ces années ont bien évidemment été toutes passées dans les maisons d’arrêt parisiennes dans des conditions difficiles, à des milliers de kilomètres de leur famille. Nous rappellerons simplement que la France est systématiquement condamnée par l’Europe chaque fois qu’un détenu dépasse les 4 années de détention préventive. Il faut croire que les sanctions ne sont pas assez fortes, puisque les dossiers continuent de trainer en longueur, sans que cela ne dérange personne à Paris.

Nous souhaiterions soulever deux points importants qui seront abordés pendant ce procès, afin d’éviter que les médias ne relayent la seule thèse de l’accusation, maintenant que l’on sait comment elle fonctionne (affaire Outreau, affaire Castela Andriuzzi, inspecteurs de la DNAT qui inventent des PV, qui volent des perceuses et qui font suivre des femmes qui leur plaisent par leurs services en faisant des faux, etc.). On a pu le constater ces dernières années, les théories largement médiatisées des juges et inspecteurs parisiens ne résistent pas à une justice sereine, dont nos patriotes sont malheureusement trop souvent privés.

Face à des militants politiques qui encore une fois ne sont ni des maffieux, ni des jeunes désœuvrés, mais d’honnêtes travailleurs, l’accusation a tenté de les salir en faisant croire qu’ils étaient payés pour leur attentats et qu’ils étaient racistes. Nous allons vous démontrer que ces deux théories sont fantaisistes.

La théorie des primes à l’attentat

Les juges, relevant le nombre de primes que la société CGS octroyait à ses salariés, ont imaginé qu’il pouvait s’agir de primes pour faire des attentats. Un militant payé pour aller mettre des bombes, cela leur plaisait beaucoup plus qu’un Corse révolté contre un Etat oppresseur. Alors, et c’est le fonctionnement des juges parisiens, ils inventent une théorie, et ils font le nécessaire pour que les éléments du dossier l’étaye. Et effectivement, en faisant pression sur certaines personnes, on finit par avoir des accusations farfelues. Mais, la réalité est autre.

Oui, la société CGS versait des primes à ses employés, mais pas en tant que « boite à soldats » ! Comme toutes les entreprises, CGS remerciait ses employés les plus méritants en leur octroyant des primes, à deux niveaux : une récompense pour les employés les plus disponibles ou ceux qui travaillaient le mieux, et une paye des heures supplémentaires pour d’autres car ils travaillaient tellement que souvent le quota d’heures supplémentaires autorisées était dépassé. Alors, ces heures de travaille étaient rémunérées sous forme de primes, comme le font de nombreuses entreprises. On peut le constater à la lecture du dossier, souvent les primes arrivent après un nombre important d’heures supplémentaires.

D’ailleurs, si ces primes étaient en rapport avec des attentats, comment expliquer que d’autres employés qui n’ont jamais été inquiétés par la justice en aient perçu ? Comment expliquer que les personnes mises en accusation aient perçu des primes à des époques où il n’y a pas eu d’attentat (en rapport avec l’affaire) et n’en aient pas perçu à des moments où il y a eu ?

La théorie des attentats racistes

Encore une fois, on essaie de criminaliser les militants nationalistes en les faisant passer pour des racistes. Si tel avait été le cas, le Comité Anti Répression n’aurait jamais accepté des les défendre. Nous condamnons bien évidemment le racisme sous toutes ces formes et nous sommes aux côtés de ceux qui le combattent.

Nous n’allons pas développer cette question, car un seul argument suffira à prouver qu’aucun des attentats reprochés aux patriotes qui passent en procès n’est à caractère raciste car il n’y a tout simplement aucune mise en examen pour actes racistes. Qui peut imaginer une seule seconde que les magistrats instructeurs et que la chambre de l’instruction auraient pu oublier de signifier une telle mise en examen s’il y avait eu des faits racistes ?

De plus, on peut constater qu’il y a certes des victimes d’attentat qui sont d’origines maghrébines, mais il y en a aussi qui sont d’origines françaises et même corses ! Dans l’esprit des auteurs des attentats, ces personnes étaient visées non pas en raison de leur origine, mais parce qu’ils les considéraient (à tord ou à raison) comme impliquées dans un trafic de drogue ou dans de la spéculation immobilière. Les différentes revendications l’expriment clairement. Il ne nous appartient pas de savoir si les faits que les auteurs leur prêtent sont vrais, l’important pour nous étant la motivation des auteurs qui à aucun moment n’a été à caractère raciste.

On le voit, la théorie des soldats payés, tout comme la théorie des racistes, ne résiste pas à l’analyse du dossier, nous remercions par avance les médias d’en tenir compte dans leur présentation du procès.

Certains militants, à l’image de Petru Casanova, ont nié depuis le début tous les faits qui leur sont reprochés, nous attendons donc en ce qui le concerne un acquittement, tout comme pour les autres militants qui ne reconnaitrons pas lors de leur procès les faits qui leur sont imputés. L’Etat français est déjà largement en flagrant délit de non application des lois communes, des promesses présidentielles et ministérielles, et des directives européennes en ce qui concerne le rapprochement des prisonniers politiques, nous attendons lors de ce procès un verdict d’apaisement et nous souhaitons que les accusés puissent retrouver en hommes libres la terre de Corse le plus rapidement possible.



Cumitatu contr’à A Ripressione


Ecoutez GF Antolini (CAR) au micro d'Alta Frequenza


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Publié dans Corsica

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