Affaire de la grotte d'ouvéa : des kanaks (FLNKS) achevés à coups de bottes

Publié le par Ghjuvà



22 avril 1988: c'est dans un contexte politique tendu que les militants du FLNKS attaquent une gendarmerie afin de dénoncer la politique coloniale française.

La prise d'otages tourne mal et 4 gendarmes sont tués (3 par balles et un par un coup de tamioc).
Les 27 otages restant sont répartis en deux groupes,l'un est conduit dans une grotte,l'autre groupe sera libéré trois jours plus tard dans le sud de l'ile.
Pendant ce temps les médias français usent de désinformation,traitant les militants kanaks comme des barbares tuant à l'arme blanche. Mais 20 ans après la vérité fait surface et la barbarie change de camp.

La France envoie donc la cavalarie pour venger libérer les gendarmes.Les militaires français afin d'obtenir des informations sur la localisation de la grotte tortureront les habitants de Gossanah.
La grotte est repérée,l'assaut est donné. Bilan 19 kanaks et 2 militaires trouveront la mort. Durant des années l'ombre d'executions sommaire a planée au dessus de la grotte d'ouvéa.
De nombreux témoins et des expertises légistes soutiennent pourtant la thèse d'assassinats de sang froid.

Pour la première fois, un officiel français reconnait que des kanaks ont été sauvagement assassiné.
Il s'agit de Michel Rocard,je cite;

« Ce que je savais moi — et que j’étais seul à savoir, je ne pouvais pas le dire aux autres délégations parce qu’il ne fallait pas que le secret sorte — c’est qu’il y avait aussi des officiers français… Enfin, au moins un et peut-être un sous-officier, on ne sait pas très bien… À la fin de l’épisode de la grotte d’Ouvea, il y a eu des blessés Kanaks et deux de ces blessés ont été achevés à coups de bottes par des militaires français, dont un officier. […] Il fallait prévoir que cela finisse par se savoir et il fallait donc prévoir que cela aussi soit garanti par l’amnistie. »

Il raconte également une conversation en le premier ministre Jacques Chirac et le Général Vidal:

Jacques Chirac : Que pensez-vous de l’idée d’intervenir ?
Le général Vidal :  C’est possible, mais difficile et risqué.
Chirac :  Que feraient les Israéliens et Margaret Thatcher dans un pareil cas ?
Vidal : Ils le feraient.
Chirac : Alors, nous allons le faire.

Les kanaks disaient donc vrai,les leurs ont été assassiné.
L'amnistie de juin 1988, permet aux assassins d'hier de dormir tranquille aujourd'hui.


En mémoire des militants kanaks assassinés par les forces de répréssion coloniale française.

Réagir sur le forum

Publié dans Peuples en Lutte

Commenter cet article