Collectif pour la loi littoral :Texte de la conférence de presse

Publié le par FPL


COLLECTIF POUR L'APPLICATION DE LA LOI LITTORAL EN CORSE

CONFÉRENCE DE PRESSE - 6 SEPTEMBRE 2008

 

 

Le Collectif pour l'application de la loi littoral a réalisé 200 CD qu'il va adresser à tous les conseillers territoriaux, à tous les membres du CESCC, à tous les membres du conseil des Sites, aux services préfectoraux.

Sur ces CD sont gravés quatre diaporamas commentés qui démontrent que :

 

 

L'objectif de ce projet de PADDUC est d'ouvrir la porte aux intérêts spéculatifs et aux prédateurs en permettant de « contourner » la loi afin de rendre rapidement constructibles des milliers de terrains littoraux.

Comment ? Toutes les « solutions » ont été étudiées

pour permettre une construction maximum sur le littoral.

 

 

Le résumé explicatif qui suit montre un ou deux exemples de chaque « solution ». La liste de ces exemples est longue : tous les détails sont dans le dossier PADDUC du site de l'association U Levante mais seuls des initiés pourront vous dire que :

1 - Des espaces remarquables sont déclassés et deviennent en conséquence constructibles (voir liste partielle et tract),

2 - La limite des espaces proches du rivage a été systématiquement rapprochée du bord de mer,

3 - L'exécutif demande une modification législative qui consisterait à écarter l'application de la loi Littoral au-delà des Espaces Proches du Rivage. Parallèlement à ce rapprochement systématique de la limite des E.P.R., l'exécutif demande une modification législative qui consisterait à écarter l'application de la loi Littoral au-delà des Espaces proches du rivages (EPR)., au profit de la loi Montagne, dont les dispositions sont moins contraignantes.

4 - La définition des hameaux nouveaux est si extensive qu'une ou deux villas constituent un hameau nouveau (c'est « le pastillage » de la côte est de Bonifacio),

5 - Les terres de très bonnes potentialités agricoles peuvent devenir constructibles ... pour des golfs et des villas (voir l'unique page du PADDUC).

On peut lire page 83 (devenue 84) que « La nécessaire préservation  de ces espaces (à potentialités agronomiques dominantes) ne fait pas obstacle à l'extension prévisible et nécessaire des zones agglomérées et des zones d'activités ... afin de faire face à l'accroissement continu de la population et de ses besoins. »

 

En lisant les "orientations générales" du PADDUC, on pourrait penser que nos élus veulent protéger l'Ile. Malheureusement des dizaines d'exemples très concrets prouvent le contraire.
Les atteintes aux espaces remarquables (ER) et la réduction des EPR s'opèrent subrepticement, au détour d'une carte illisible, sans qu'aucune explication ne soit donnée.... Il y a, à l'évidence, une volonté d'agir de manière dissimulée, en trompant l'opinion publique sur les objectifs réellement poursuivis par le PADDUC.

Le PADDUC affirme, au nom du principe de "subsidiarité », que c'est aux communes de choisir librement leur aménagement. Or la fonction d'un schéma d'aménagement régional est précisément de définir des principes généraux permettant d'assurer la cohérence de l'aménagement du territoire dans l'ensemble de la région concernée.

Autrement dit, les directives d'un "nouveau" PADDUC doivent s'appliquer aux communes et non l'inverse (ou alors nos élus n'ont plus qu'à demander «l'indépendance»!). Ce n'est pas aux communes de décider si un espace est remarquable ou pas.

Ce PADDUC dédié au tout tourisme et aux lotissements résidentiels fait augmenter le prix des terrains « remarquables » selon les atlas, aggrave le problème du foncier, laisse toute la viabilité aux frais des résidents permanents, n'élimine pas les pollutions engendrées.

Des terres constructibles existent ailleurs que les pieds dans l'eau, ailleurs que sur des espaces remarquables ou des terres agricoles et la loi Littoral n'interdit pas cette constructibilité.

 

La très grande majorité de la population est favorable à l'application de la loi Littoral, à la protection de la nature, à l'accès pour tous au domaine public maritime. Or le principal objectif de ce PADDUC est de permettre le maximum de constructibilité sur le littoral de la Corse et la privatisation des rivages.

Nous espérons que tous les destinataires verront ces vidéos du site, réaliseront enfin ce que ce PADDUC prépare pour la Corse de demain et le rejetteront.

 

Enfin, une large information, qui circule depuis hier, met gravement en cause trois des plus hauts responsables de la Collectivité territoriale de Corse (déclassements d'espaces remarquables au profit d'intérêts privés). Nous demandons à ces trois responsables des explications publiques détaillées. Dans le cas où les affirmations contenues dans ce texte s'avéreraient fondées, toutes les conséquences devront être tirées.

 

La Corse a besoin de transparence ; elle exige la séparation totale et le respect des sphères publique et privée. La communauté corse de l'île et de la diaspora est inquiète devant les constats accablants que nous avons faits ; de surcroît, une large campagne d'information met en cause des personnalités corses, à travers des pratiques inadmissibles concernant le PADDUC. Nous exigeons des explications claires permettant à tous les protagonistes d'assumer leurs responsabilités.

Le Collectif appelle à la mobilisation la plus large pour rejeter le PADDUC tel qu'il est proposé par l'Exécutif territorial. Le Collectif réclame l'élaboration d'un véritable PADDUC, conforme aux intérêts collectifs de tous les Corses et réalisé dans des conditions de démocratie et de transparence réelles.

 

CLL, conférence de presse du 6 septembre 2008

 


Photo :Manifestation d'U Levante

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