Repression contre Batasuna et interpellations

Publié le par Ekintza



Interpellations de 6 personnes
La semaine dernière, lundi, 6 personnes ont été interpellés en Baxe-Nafarroa, Arno Harispuru, Jean Marie Irigoien, Alfred Uhart, Xantal Zamponi, Gérard Ihidoy, conseiller municipal de Uhart-Cize, et Maurice Arretxe, curé à Hasparren. 300 personnes ont manifesté. Elles ont été libérées sans charge le jour même ou le lendemain matin pour certains qui ont passé la nuit au poste. Deux des personnes arrêtées avaient près de 80 ans (Arño Harispuru, Alfred Huart), dont une avec des problèmes cardiaques, dans cette opération soi-disant liée au groupé armé Irrintzi ou au bar Kalaka de Garazi. Il y avait quasiment un an jour pour jour que ce bar faisait l’objet d’un montage policier qui menait à l’interpellation de 15 personnes et à l’incarcération en préventive sur un dossier absolument vide de Pantxo Flores, Mizel Barnetxe, Cédric Garai, Xabier Susperregi, et Joan Bidart. Celui-ci tentait de mettre fins à ces jours quelques mois plus tard, et fut par la suite libéré avec assignation à résidence.
Deux jours plus tôt que l’opération de lundi dernier, samedi, une manifestation rassemblait plus de 1000 personnes à Garazi pour dénoncer la situation des 4 jeunes toujours emprisonnés.

 


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Vaste opération répressive contre le parti Batasuna
Mercredi, ce sont 14 militants de Batasuna qui ont été arrêtés en Pays Basque Nord, et placés en garde à vue, pour certains avec perquisition de leur domicile, et celle du siège de Batasuna à Baiona durant trois jours, dans une opération politique qui a mobilisé près de 130 policiers et gendarmes, et avec la présence des juges terroristes Laurence Le Vert et Marie-Antoinette Houyvet. Il s’agissait de Xabi Larralde, porte-parole du parti, Maider Duhalde, Haritza Galarraga, Patricia Martinon, Eñaut Elosegi, Aurore Martin, Jean Francois Lefort (ancien porte-parole d’Askatasuna, déjà emprisonné un an pour rien), Giuliano Cavaterra, Gwenaëlle Morvan, Jokin Etxebarria, Jean Claude Agerre, Jon Irazola, Antton Etxeberri et Frederic Karrikart. Ils ont ensuite été transférés à Baiona et à Pau, puis ont été libérés progressivement, de jeudi à samedi.

Le Vert et l’Etat français ont menés ces arrestations en invoquant l’attentat contre l’hôtel de Ducasse à Bidarrai, le financement d’EHAK et des blanchiments d’argents par le biais du bar Kalaka.

Plusieurs des personnes arrêtées étaient de ceux qui s’étaient vus leurs comptes bloqués en avril dernier.

La mobilisation contre la répression et en soutien aux personnes arrêtés a été énorme durant trois jours. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté et se sont rassemblés dans divers villes et villages, notamment sur les lieux des arrestations, également devant le siège de Batasuna, fouillé durant trois jours avec la présence de Xabi Larralde, avant la manifestation de samedi, qui a rassemblée 2 000 personnes dans les rues de Baiona ! Alors que la police faisait des barrages filtrant à la frontière pour arrêter ceux d’Hegoalde qui venaient manifester. 48 élus étaient présent, ainsi que 13 des 14 militants arrêtés, à l’exception de Jean Claude Agerre, libéré le jour même, et la manifestation s’est terminée devant le siège de Batasuna où Xabi Larralde, dans sa prise de parole a dénoncé, comme son parti avant, que cette opération était le signe d’une procédure d’illégalisation masquée du parti Batasuna en Pays Basque Nord par la France . Il a remercié tout le monde de la solidarité des derniers jours, et a envoyé une brassée aux membres de Batasuna d'Hegoalde incarcérés.
« Mauvaise nouvelle pour les journaux qui aiment les scoops: la perquisition n'a pas permis de découvrir de caches d'armes, ni d'explosifs, a –t-il déclaré égaelement, mais les policiers ont trouvé en revanche des tonnes de documents sur la situation économique en Iparralde, des projets d'aménagement du territoire et de multiples propositions de paix »

Il a déclaré que nous vivions de sombres périodes, mais qu'il en sortait toujours de la lumière. Pour cela, il a appelé à la lutte.

Xabi a demandé aux élus de se positionner contre l'illégalisation de Batasuna, en disant qu’il ne s'agit pas de s'engager pour le projet politique de Batasuna mais de défendre un droit élémentaire qui est la base de la démocratie.

« Les médias ont donné en pature une photo avec des militants de Batasuna menottés mais un jour, comme en Irlande avec le Sinn Féin et Gerry Adams, d'autres photos montreront le tapis rouge déroulé devant les militants de Batasuna, lorsqu'ils seront reçus à l'Union européenne ou à l'ONU ».

Zapatero a dit qu’il se réservait le droit de demander l’illégalisation de Batasuna à la France sur son autoproclamé territoire.

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Libération conditionnelle de Pantxo Flores, Mizel Barnetxe, Cédric Garai et Xabier Susperregi

Dans la foulée de la libération des militants de Batasuna a été annoncée la libération sous contrôle judiciare de Cédric, puis celle de Pantxo, Mizel et Xabier. Leurs conditions de liberté précises ne sont pas encore connues, mais il leur devrait être interdit de venir dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

ETXERA ORAIN ! !

 


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Publié dans Euskal Herria

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