L'extreme droite tente de gangrener nos luttes

Publié le par FPL



Notre lutte n'est pas la xénophobie aveugle ni une guerre de religion. Notre lutte est celle pour le droit des peuples à disposé d'eux meme.Ci dessous vous trouverez un article d'un de nos membre breton ainsi qu'un reportage vidéo sur les mouvements identitaires (extreme droite) d'europe. En bas de page, un lien vers un article traitant de l'extreme droite en Occitania.Bonne lecture et bon visionage.




La mouvance identitaire fait un retour en Bretagne après avoir connu un premier échec il y a quelques années. Cette fois ci elle a décidé de mettre des moyens financiers au service d'une stratégie de réappropriation de l'identité bretonne à des fins de développement politique.

Ainsi en septembre dernier à Naoned / Nantes était fondé "Jeune Bretagne" associé au "Bloc Breton", comprendre "Bloc Identitaire Breton".

Samedi 21 mars Jeune Bretagne annonce la réalisation du premier objectif visé il y a six mois, lors de la réunion de constitution: créer une "maison de l'identité bretonne", une "Ti Breizh", à l'instar de ce qui se fait en Flandre avec la "Vlaams Huis" et la "Maïoun" en Pays Nissard.

Voici comme elle est présentée:


Citation:
Le 21 mars 2009, les Identitaires bretons viennent de signer l'achat d'une propriété de dix hectares. Cet investissement militant permettra l’ouverture très prochaine d’une maison de l’identité bretonne : Ti-Breizh. Celle-ci sera la première du genre installée à la campagne, a contrario des maisons de l’identité flamande ou niçoise créées au cœur des centres urbains.
Située dans le Tregor, à 20 minutes de la mer, Ti-Breizh est constitué, entre autres, d’une salle commune de 70 m2, de cinq chambres et d’une cuisine salle à manger. Un dortoir est en création et plusieurs bâtiments attendent d’être rénovés.
Le 24 septembre dernier, lors de la réunion constitutive des identitaires bretons, Philippe Millau avait annoncé ce projet. Six mois auront suffi à sa réalisation. Ti-Breizh sera le pôle enraciné que la Bretagne identitaire attendait. Loin d’être repliée sur elle-même, il a vocation à rayonner sur la Bretagne historique pour y développer des actions sociales ou écologiques.


C'est donc au coeur du Trégor que se situera cette base opérationnelle de la mouvance identitaire en Bretagne.

Le véritable chef de la mouvance est Philippe Milliau, frais débarqué de Paris mais ayant déjà eu l'occasion de se présenter aux élections législatives de 2007.

Membre de la Fédération des Etudiants Nationalistes prônant dans les années 60 la lutte pour le maintien de "l'Algérie Française".

Il est dans les années 80 administrateur de la Société d’études et de gestion en sécurité (SEGS), société proche du Front National dont il est un cadre important et dont le PDG est Jean Jacques Susini, ancien membre de l'OAS responsable de la tentative d'assassinat du Général de Gaulle, condamné deux fois à mort en France dans les années 60 pour ses actes de terrorisme.

Philippe Milliau a 60 ans, il s'est présenté sous l'étiquette Front National dans la 14ème circonscription des Bouches du Rhône en 1988 et 1993 en tant qu'élu régional. En 1997 il se présente aux élections régionales d'Île de France comme parachuté. Il suit la scission de Bruno Mégret et rejoint le MNR en 1998. Il y devient le responsable de la formation des militants et cadres, devient élu dans le département de la Seine Saint Denis.

En 2006 le tribunal confirme en appel sa condamnation pour escroquerie et lui inflige 6000 euros d'amende et 3 ans d'inégibilité qu'il outrepassera en se présentant aux élections législatives de Châteaulin-Carhaix. Il est en effet accusé d'avoir inscrit sur les listes de candidatures lors des élections municipales de 2001 en région parisienne des noms de personnes n'ayant jamais postulé pour de telles responsabilités. Les enquêteurs découvrent ainsi qu'une femme décédée en 1965 est présentée sur les listes ainsi qu'une une personne âgée née en 1911, sourde et aveugle. L'escroquerie concerne des centaines de personnes.

Passé de PACA à l'Île de France puis de celle-ci en Bretagne ou il s'installe à Clohars Fouesnant, il se présente en 2007 aux élections législatives toujours sous l'étiquette MNR. Il recueille 0,32% des suffrages.

Durant l'été 2008, Bruno Mégret prétend se retirer de la vie du parti. Nicolas Bay prend la succession et entame un rapprochement avec le Front National. Comme Philippe Milliau est entre temps passé dans le bureau fédéral des Identitaires et que la double appartenance est interdite, il est exclu. Le rapprochement FN-MNR engendre le retour de Bruno Mégret qui exclut à son tour Nicolas Bay et inaugure la réintégration de Philippe Milliau dans les instances dirigeantes du parti.

Il devient le responsable pour la formation des Identitaires et fait le tour des sections locales ou il développe des thèmes variés, essentiellement autour de l'immigration et de l'économie. En Bretagne il inaugure le lancement du mouvement identitaire dans une salle décorée des couleurs du drapeau tricolore français et de l'Union Jack.

A NOVOPRESS il déclare que l'objectif de la "maison de l'Identité Bretonne" a pour but d'encadrer les associations bretonnes dont l'objet sera la défense des droits sociaux des bretons et de l'environnement. Un permanent y réside et est un des dirgeants du Bloc Identitaire Breton.

Le suppléant de Philippe Milliau pour les législatives de 2007 était Antoine Guillemot. Un homonyme essaya en vain de lancer le Mouvement Régionaliste de Bretagne sur les consignes du MNR afin d'approcher la Bretagne et de s'y implanter, constatant que la seule thématique nationaliste française ne suffisait pas à s'imposer. L'échec aboutit à la mise en veilleuse du parti et à sa survie sous la forme d'un site internet "L'Idée Bretonne".

Les identitaires dans une note de formation insistait depuis des années sur la nécessaire infiltration d'organisations culturelles bretonnes, ou la création ex nihilo de structure de ce type en Bretagne, terre à forte identité. Mais l'échec fût patent, faute de militants.

Les Identitaires ne voulurent pas pousser plus loin et essayèrent de trouver un terrain d'entente avec ADSAV, sans succès.

Finalement en 2008 la machine est relancée avec d'anciens membres d'ADSAV déçus et des cadres du MNR, avec cette fois ci des moyens et une stratégie de pénétration volontariste.

Philippe Milliau dans ses réunions se félicite de la disparition du nationalisme breton et de l'échec d'ADSAV et plus généralement du vide politique autour de l'identité bretonne qu'il pense pouvoir récupérer au moins partiellement.

A l'été 2008 il obtient de NOVOPRESS qu'elle cesse de diffuser les communiqués d'ADSAV et que toute référence à la nation bretonne ou à l'indépendantisme soit éliminée.

Les investissements effectués sous entendent une volonté de retour sur investissement passant par des élections et des sièges d'élus. Il est annoncé une "reconquête des lycées et universités" mais aussi "syndicats" et autres pans de la société.

Les méthodes identitaires sont inspirées de l'école néo-fasciste italienne romaine ou vont se former les militants identitaires, de Nice principalement.



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A voir sur le net:

Des groupes d'extreme droite en Occitanie

Reportage vidéo dans son integralité :

Part 1
Part 2

Part 3
Part 4
Part 5
Part 6


Publié dans Peuples en Lutte

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