ETA accuse la France et l'Espagne d'avoir fait disparaître Jon Anza. Où est Jon ?

Publié le par Ekintza



Le militant donostiar Jon Anza était réfugié à Ahetze en Pays Basque Nord, après avoir purgé une peine de 21 ans de prison pour appartenance à l'organisation armée ETA. On est sans nouvelle de lui depuis le 18 avril, jour où il a pris le train à Baiona pour Tolosa (Occitanie). Sa famille imaginait le pire au vu de son militantisme, mais ne privilégiait aucune hypthèse, Jon souffrant de plus d'un cancer qui nécessitait des soins. Il ne s'est présenté à aucun hôpital. Ils ont porté plainte au près du procureur de Baiona, pour demander sa recherche. Celui-ci dit prendre l'affaire "très au sérieux".

Mais mercredi dernier, ETA a fait parvenir un communiqué dans lequel elle affirme n'avoir aucun doute que, comme au temps du GAL, ce sont les Etats français et espagnol qui sont derrière la disparition de Jon. Elle dit qu'il était militant de longue date de l'organisation, et que la police l'a découvert en début d'année par ses empreintes dans une cache, et qu'elle l'aurait occulté. Jon Anza était depuis lors sous surveillance. ETA dit qu'il avait un rendez-vous à Tolosa avec un groupe auquel il devait remettre une somme d'argent. Mais il ne s'est pas présenté à celui-ci, ni à ceux prévus au cas où les jour suivants.

Tout le monde a en mémoire l'époque de la guerre sale, les enlèvements de Lasa et Zabala, dont les corps ne furent découverts que des années plus tard, ceux jamais élucidés de Pertur, Naparra et Popo Larre.

En décembre dernier, Juan Mari Mujika, réfugié politique de Donapaleu en Iparralde, avait dénoncé une séquestration de quelques heures par ce qui semblait être des policiers espagnols.

Au vu des ces éléments, et du contexte de répression générale, pour les militants de la gauche abertzale l'hypothèse d'un enlèvement est la plus crédible. Ils ont affirmé qu'ils feront tout pour le retrouver, et demandent aux partis et mouvements sociaux de dénoncer cette situation et demander des comptes aux Etats.

Le Mouvement pour l'amnistie a organisé ce week end des brigades de recherche qui ont refait le trajet de Jon en train pour coller des avis de recherche et interroger les usagers habituels de la ligne.



Samedi plus d'un millier de personne ont manifesté à Hendaia pour interpeller Sarkozy et Zapatero.

D'autres actions seront organisées cette semaine.

Non da Jon ?
Espainia eta Frantzia hiltzaileak !


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Publié dans Euskal Herria

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