Uruguay Euskal Herria Elkartasuna !!

Publié le par FPL





15 ans ont passés ce mois d'aout depuis qu'on vit la plus grande mobilisation de solidarité de tout les temps avec les réfugiés politiques basques.

En 1992 plus de 30 réfugiés basques en Uruguay furent arrêtés par l'Etat dans une vaste opération.
La commission des familles commença une aide humanitaire. Une première grève de la faim eut lieu en octobre 1993.
Ils furent libérés un par un mais la procédure d'extradition vers l'Espagne se poursuivait contre certains, et à la fin Josu Goitia, Luis Mari Lizarralde et Mikel Ibañez restèrent sous la menace d'une extradition.
Ils commencèrent une grève de la faim à la fin de juillet 1994 lorsqu'ils apprirent qu'elle était acceptée.
L'ambiance commençait à chauffer en Uruguay, et l'acceptation de l'extradition ainsi que la grève de la faim des militants basques poussa le principal syndicat à appeler à la grève générale.

Ils furent hospitalisés suite à la grève de la faim, et les gens commencèrent a se rassembler nuit et jour devant l'hopital de Filtro en signe de solidarité avec les trois Basques.

Quand le 24 août arriva, la police réprima sauvagement les manifestants, et, après avoir tiré plus de 100 balles assassina le jeune Fernando Morroni.
La même nuit, le jeune Roberto Facal fut assassiné dans une action terroriste.

Les trois militants basques furent extradés, et ces évènements remuèrent durement le Pays Basque et l'Uruguay.

De nombreuses mobilisations furent réalisées dans les deux pays, et le drapeau uruguayen fut visible aux quatre coins d'Euskal Herria, en signe de remerciement envers le peuple d'Uruguay.

Le Mouvement pour l'amnistie rappelle qu'au Pays Basque les gens continuent à fuir la torture et la prison aux quatre coins du monde, et 15 ans après les évènements de Filtro, que l'on vit encore de près, veut remercier tout les pays et citoyens qui défendent et protègent les réfugiés politiques.

Les réfugiés politiques en 2009 sont des centaines à travers le monde. Sans droits, ils continuent à être la cible de la répression de l'Etat espagnol. La persécution du CNI, le renseignement espagnol, est quotidienne.

Hier s'est déroulé un hommage émouvant à Bilbo organisé par le Mouvement pour l'amnistie et Askapena, avec la mère de Fernando Morroni, Norma Morroni, et "Manueltxo" Goitia, un de ceux qui furent extradés à l'époque.
Un membre d'Askapena a aussi parlé, et a rappelé qu'aujourd'hui les exemples de solidarité continuent à nous parvenir. Comme au Venezuela où Iñaki Etxebarria a été libéré après le refus de sa demande d'extradition.

Par ailleurs, les brigades d'Askapena souffrent d'agressions régulières, comme au Chili dans leur travail avec les Mapuches où ils ont reçu des menaces, en Palestine, où l'Etat d'Israel a refusé l'entrée de deux membres, ou encore en Colombie il y a quelques mois lorsqu'un brigadiste fut menacé de mort par des paramilitaires.

Plus de 200 personnes se sont rassemblées, et plusieurs médias sont venus car l'acte avait été interdit, mais il n'y a eu aucun problème, la ertzaintza n'est même pas apparue.

En Uruguay à Montevideo, près de 2000 personnes ont manifesté à l'appel de nombreuses organisations sociales et de défense des droits humains pour réclamer la fin de l'impunité des reponsables du massacre de Filtro et du président Luis Alberto Lacalle, "responsable intellectuel". Des dizaines de photos de prisonniers politiques basques ont été aussi montré, en réponse à ce qui se passe en ce moment en Euskal Herria, et également des photos de Jon Anza, victime de la guerre sale, et Remi Ayestaran, mort d'un infarctus après des provocations violentes de la ertzaintza.

Mouvement pour l'amnistie


(traduit du basque par Ekintza)

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