8 ans de prison requis contre deux militants galiciens

Publié le par FPL

 

Dossier de CEIVAR - organisme populaire anti-répression galicien,au sujet du procès de Santi et José vendredi 2 octobre à Madrid,pour diffusion internationale francophone.

 

Le Tribunal de Grande Instance de l’État espagnol demande une peine de prison ferme de huit ans pour deux indépendantistes galiciens accusés de “dépôt de matériel explosif”.

 

Le prochain vendredi deux octobre les militants indépendantistes galiciens José Manuel Sanches Gorgas et Santiago Vigo Domingues seront jugés par la “Audiencia Nacional”, principale instance pénale espagnole, pour être objet d’un jugement politique. Le tribunal espagnol d’exception demande une peine de 8 ans de prison ferme, d’après l’accusation du Procureur général de l’État, pour un délit de “dépôt de matériel explosif destiné à commettre un attentat contre une société immobilière de la région côtière du Barbança”. La lutte contre la spéculation du sol et contre la destruction progressive de la côte galicienne, menée par les sociétés de promotion immobilière et les clubs turistiques, est l’un des principaux axes de la revendication sociale actuelle en Galice.

 

Vigo et Gorgas, arrêtés par la “Guardia Civil” (Gendarmerie) en décembre 2007, lorsqu’ils étaient en possession d’un engin explosif, furent conduits à la caserne générale de Noia. Quelques heures après ; on leur a appliqué la loi exceptionnelle antiterrorriste et ils ont été placés en détention, incommuniqués et isolés pendant 72 heures, tandis que leurs ravisseurs leur faisaient subir des intenses pressions psychologiques. Le Tribunal décida finalememt son maintien en détention et les envoya en prison le 14 décembre 2007.

 

Dispersion ilégale et isolement

 

En accord avec le maintien historique de la répression de l’État espagnol contre le mouvement nationaliste galicien, les deux militants ont été déportés à des prisons loin de la Galice, à des centaines de quilomètres de leurs foyers, avec une claire intention de renforcement des effets punitifs de la “détention préventive” et d’extension du châtiment à l’entourage familial et sociopolitique des militants indépendentistes. En mettant en place, encore une fois, le modèle appliqué aux prisonniers indépendentistes basques, le Gouvernement central de Madrid viole sa propre loi et les conventions internationales des droits des personnes mises en détention.

 

Pendant ces presque deux ans de détention on leur a fait subir un “tour des prisons espagnoles” en passant par Meco, Aranjuez, León, Valdemoro et Palencia. La “Dirección General de Instituciones Penitenciarias” ( Le département de du Ministère de l’Intérieur) est aussi directement responsable des agressions subies par Vigo et Gorgas de la part des gardiens de ces prisons, de l’imposition de régimes d’isolement prolongé et d’autres actions comme la restriction des visites ou du courrier, le limite des biens, etc ; des faits destinés à miner la détermination indépendentiste de ces deux militants.

 

Mouvement de solidarité avec les prisonniers galiciens Pendant la durée de cette séquestration de la part de l’État, l’organisation populaire anti-répressive CEIVAR a organisé des activités variées afin de dénoncer et de faire voir la situation exceptionnelle répressive à laquelle sont soumis les patriotes galiciens et de créer des liens de solidarité contre cette répression. À propos du prochain jugement politique auquel seront soumis Gorgas et Vigo le deux octobre, CEIVAR a organisé des assemblées ouvertes dans les principales villes galiciennes et dans plusieurs villages pour mettre en marche une campagne de solidarité et de mobilisations qui se développe partout en Galice pendant ces deux dernières semaines.

 

Des peintures murales, de la distribution massive de pamphlets informatifs, des concentrations, des pancartes dans les principaux axes de communication, etc ; qui font de cette campagne une manière d’éclairer le procès politique auquel seront soumis ces deux indépendantistes galiciens dans le Tribunal de Grande Instance espagnol. De même, on mettra à disposition de tous ceux qui le souhaiteront deux autocars pour exprimer la solidarité d’une partie du peuple galicien aux deux accusés.

Pendant ces dernières semaines des effectifs de la Police espagnole et de la Gendarmerie, en collaboration directe avec quelques communes, identifient des personnes solidaires et retirent l’information mise en circulation dans les rues du pays.

 

Tous les médias ignorent le procès judiciaire, l’existence même des prisonniers indépendantistes, la campagne nationale de solidarité et la répression à laquelle on soumet les militants qui participent avec CEIVAR ; ce silence imposé a été dénoncé lors d’une conférence de presse le mercredi dernier.

 

LIBERDADE PRESOS INDEPENDENTISTAS !

DEFENDER A TERRA NOM É DELITO !

INDEPENDÊNCIA E SOCIALISMO PARA GALIZA !

 

http://www.ceivar.org

 

Publié dans Peuples en Lutte

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