5 personnes gardées à vue, dont une membre de l’Associu Sulidarità et 3 prisonniers politiques

Publié le par FPL

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2 interpellations et trois prisonniers politiques en garde à vue, la reprise du tout répressif au lendemain de l’arrivée de l’ancien numéro 2 de la SDAT, Jean-François Lelièvre, à la tête de la sécurité en Corse laisse présager des semaines que le mouvement national a connu par le passé, au rythme des interpellations, des gardes à vue et des déportations, sans compter les procès à répétition pour refus d’ADN.

 

A l’appel de l’Associu Sulidarità, de la Cunsulta di A Ghjuventù Corsa et de Corsica Libera c’est un peu plus de 150 personnes qui se sont réunis à Purtivechju (rond point des 4 chemins) et devant le commissariat d’Aiacciu. Noëlle Medurio, membre de Corsica Libera et de l’Associu Sulidarità, mère de deux enfants est actuellement en garde à vue dans les locaux du SRPJ/SDAT du commissariat d’Aiaciu pour être entendu dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge « anti-terroriste » (sic!), un autre militant de Corsica Libera a été interpellé lui sur Aiacciu, et se trouve lui aussi en Garde à Vue. La police politique ne se refusant aucune provocation a tout simplement menottés Noëlle Medurio devant ses enfants…

 

Malgré le froid, à Purtivechju, militants, sympathisants, amis et familles se sont réunis au rond point des 4 chemins dès 18h (photo ci dessous), autours d’une banderole « Resistenza », quelques palettes de bois ont été incendiée, tandis qu’à Ajaccio, devant une présence policière toujours disproportionnée, la rue d’accès au commissariat a été barré d’une banderole « Libertà », aucun incident n’a été constaté. (photos ci dessous) Sur les deux rassemblements le mouvement nationale était représenté par des militants des deux courants politiques.

 

Trois prisonniers politiques ont été extraits tôt ce matin de leurs celulles respectives afin d’être entendu eux aussi. Ce sont actuellement cinq patriotes qui sont dans les mains de la police politique.

 

Voici le communiqué de Corsica Libera :

 

 

Corsica libera dénonce l’interpellation arbitraire de Noëlle Medurio ce matin en présence de ses enfants.

Noëlle Medurio, 28 ans, mère de deux enfants, militante de Corsica Libera a été interpellé tôt ce matin à son domicile à Purtivechju. Noëlle Medurio est la compagne de Michel Giraschi, candidat de Corsica Libera aux Cantonales de Purtivechju.

 

Tout deux sont victimes de l’acharnement répressif depuis des années Enceinte de huit mois elle a avait été interpellée et relâchée deux fois en trois semaines en 2007.

 

Michel Giraschi alterne également les Gardes à Vue et procès pour refus d’ADN…

 

A chaque interpellation leur ordinateur personnel est confisqué.

 

Parallèlement à cette interpellation, un prisonnier politique de la Maison d’Arrêt de Fresnes à été extrait de sa cellule pour être entendu en Garde à Vue.

 

Cette répression intervient à quelques jours seulement du déplacement de l’Associu Sulidarità à Toulon et alors que l’ancien numéro 2 de la Sdat est arrivé en corse hier pour prendre ses nouvelles fonctions de « préfet de police »

Corsica Libera rappelle que la répression ne sera jamais une solution politique et appel à un rassemblement ce soir aux 4 chemins à Purtivechju à 18H et devant le commissariat d’Aiacciu à 19h.

 

Article Associu Sulidarità

Photo Antò Simonpoli / Unità Naziunale

Publié dans Corsica

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