Colonisation de peuplement et décorsisation des emplois: fléaux pour la Corse

Publié le par FPL

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Pour mémoire voici un article publié sur ce blog en juillet 2007.

 

Ces termes sont connus de tous, colonisation de peuplement,décorsisation des emplois... voici quelques chiffres pour mesurer l'ampleur du phénomène

Colonisation de peuplement

En 1999, 213000 personnes ont déclarées être nées en Corse. Parmi elles, 58 500 vivaient sur le « continent », ces chiffres amènent deux réflexions ;

-En 1999 + de 25% des natifs de Corse étaient en exil,

-Sur 260 000 habitants,seulement 154 500 étaient nés en Corse ,26 000 n’étaient pas « français » (dont environ50% étaient Marocains) ; 79 500 étaient donc français !

 

Le peuple corse est estimé entre 1 et 1,5 million de personne dont 90 à 120 000 en Corse (pour information envrion 133 000 personnes déclarent parler corse,dont 90 000 sur l'ile)....On peut être né en corse, de parents français et renier totalement la nation corse Comme on peut être étranger avec l’envie de faire parti du peuple corse et réussir son intégration dans la communauté de destin (voir annexes en bas de page).
Les chiffres restent des chiffres, mais ils reflètent néanmoins une tendance.

En corse la population augmente de 1% chaque année depuis 1999. Hors les décès et naissance s'équilibrent
Cet apport de 1% par ans (soit environ 2700 personnes) est donc purement migratoire.
Il y a donc eu 20 000 arrivées en 8 ans.
En 2007, il y a  279 000 habitants en corse. La Corse a l'une des plus forte démographie de "france".L’INSEE prévoit 284 000 habitants pour 2030.

Les derniers rapports de l’INSEE indiquent un fort mouvement migratoire entre la Corse , l’île de France et la région PACA. Ainsi depuis 1999,1000 franciliens débarquent en Corse tandis que 400 personnes quittent la corse pour l’île de France.Pendant ce temps 1500 arrivent de PACA et 1000 personnes quittent la corse pour cette même région. Ces chiffres ne distinguent pas ;les fonctionnaires corses exilés des français mutés en corse,les étudiants corses qui partent faire leurs études et ceux qui les finissent ,ni les retraités corses ou non qui viennent s’intaller en Corse( 1/3 des nouveaux arrivants a plus de 60 ans).Il sont donc a relativiser.

 

Avec un peuple corse minoritaire sur sa terre, les échéanches électorales font figurent de mascarade. En effet le peuple de droit ne peut s’exprimer pleinement devant le vote massif d’allogènes. Il est plus que temps d’établir un corps électoral corse qui passerait, pourquoi pas, par la mise en place d’une Cunsulta.

 

Décorsisation des emplois

L’emploi est toujours un facteur primordial d’exil, l’administration continue d’exiler des corses et de les remplacer par des français. Paul Quastana (interview en bas de page) dénonçait récemment ces méthodes en occupant les locaux d’EDF, voici les chiffres qu’il a mis à jours :

Depuis 2001, 100 postes ont été supprimés à EDF. En 3 ans, sur 60 mouvements de poste, il y a eu 10 embauches locales et 50 arrivés du continent. Pour la période 2007/2009 ,60 embauches locales et 60 arrivées du continent sont prévues.

Les emplois saisonniers, une manne ?

On voudrait nous faire croire que le tout tourisme est une chance créatrice de richesses et d’emplois….Durant l’été la population augmente jusqu'à 600 000 âmes. En 2004 36,3% des logements étaient des résidences secondaires. (+ 2% par rapport a 1999). Ces résidences secondaires et l’achat de terrain par des capitaux étrangers contribuent à l’augmentation des prix du foncier.

Au niveau de l’emploi, il y a pour juin 2007, 7 371 demandeurs d’emploi, il y aurait environ 10 000 postes de saisonniers dont 6000 serait attribués à des non corses (français ou non).

« Les corses ne sont pas assez formés », sempiternelle excuse, vide de sens, car il y a tout pour formé de jeunes corses.Il est à noter que certains employeurs préfèrent embaucher une main d’œuvre plus malléable,comme cette soixantaine d’étudiant slovaque qui ,en 2005, étaient  payés 200 euros par mois pour 10h de travail quotidien !

Généralement les complexes touristiques sont aux mains de grand groupes qui préfèrent embaucher des non corses.Il existe certainement des patrons corses qui offre leurs emplois à des allogènes, vergogna a elli !

 

Noyé sous d’important mouvements migratoires défavorables, le peuple corse a du mal à sortir la tête de l’eau. Pauvreté, chômage sont autant de maux qui fragilisent notre société.La politique française qu’elle soit de droite ou de gauche ne pourra qu’aggraver nos souffrances.Elle a brillé par son incapacité a trouver des solutions par le passé.Seule la vision d’un peuple souverain sur sa terre est porteuse d’espoir. Il faut d’urgence trouver une solution pour limiter la colonisation de peuplement,la décorsisation des emplois et la spéculation immobilière,cette solution peut résider dans la mise en place d’un corps électoral corse,définissant et reconnaissant le peuple corse comme peuple de droit sur l’ile de Corse. Ainsi la limitation des emplois, des achats aux seules personnes répondant aux critères d’appartenance du peuple corse, pourrait enrayer ces phénomènes destructeurs.

Des patriotes ont lancés l’idée d’une Cunsulta Naziunale, c’est a l’heure d’aujourd’hui la seule alternative valable en terme de corp électoral corse.

Réagir ici !!

 

Sources : ANPE, INSEE ,Corsica, U Ribombu, Arritti,cunsulta naziunale




__________________ANNEXE N°1__________________
 


Corsica Nazione Indipendente propose une loi sur la terre dont voici la teneur :

  LOI SUR LA TERRE

 

Actuellement, du fait de l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier, les Corses sont dépossédés de leurs terres et de leurs maisons. Des étrangers fortunés offrent en effet des sommes sans commune mesure avec les capacités financières des familles corses, qui se voient ainsi privées de l’accession à la propriété. Cette démarche de spoliation sera bientôt aggravée par l’abrogation de l’arrêté Miot, déjà décidée par la France. Devant cette situation d’urgence, la défense des intérêts collectifs de la communauté corse doit conduire celle-ci à adopter des mesures énergiques, avant qu’il ne soit trop tard.

 

LOI N°1 (SUR LES BIENS IMMOBILIERS)

 

Le peuple corse, légitimement maître de lui-même, décide, à travers la présente loi, de prendre toutes dispositions pour faire échec à la démarche actuellement mise en œuvre pour le déposséder de sa terre, et plus généralement de ses biens immobiliers :

 

Article 1er : L’acquisition de biens immobiliers situés sur le territoire de la Corse est réservée aux citoyens corses, ces derniers étant définis par référence aux conditions requises par « A Cunsulta Naziunale di A Corsica », soit, pour les non originaires de Corse, une résidence effective, à titre principal, de 10 ans sur l’île.

 

Article 2 : Tout achat d’un bien immobilier effectué en violation de l’article précédent sera considéré comme nul et non avenu dès l’accession effective aux responsabilités politiques d’autorités nationales corses. Ces dernières procèderont alors à une mesure générale de réappropriation collective qui constituera le premier acte de souveraineté. Cette réappropriation ne donnera lieu au versement d’aucune indemnité.

 

Article 3 (dispositions transitoires) : Dès à présent, le présent texte sera appliqué par les Corses se reconnaissant dans la nation. Ceux d’entre eux qui exercent des responsabilités, notamment électives, contribueront, dans toute la mesure du possible, à sa mise en œuvre.  

__________________ANNEXE N°2__________________



Telecharger l'interview de Paul Quastana au micro d'Alta Frequenza en cliquant ici

 

 

__________________ANNEXE N°3__________________

 

Voici en annexe les conditions d'acquisition de la nationalité corse d'après la Cunsulta naziunale

La nationalité corse peut être acquise :

I. Par la naissance en Corse (droit du sol) : Est corse, la personne née en Corse lorsque l'un de ses parents au moins est accessible à la nationalité corse, quel que soit son lieu de résidence. La simple naissance en Corse ne vaut attribution de la nationalité corse que pour la personne née de parents inconnus ou apatrides, ou de parents étrangers qui ne lui transmettent pas leur nationalité.

II. Par filiation (droit du sang) : Est Corse, la personne, dont l'un des parents au moins est accessible à la nationalité Corse, quelque soit son lieu de résidence. La filiation adoptive ne produit d'effet en matière d'attribution de la nationalité corse que si l'adoption est plénière.

III. À raison du mariage ou vie commune avec un conjoint accessible à la nationalité Corse : La nationalité corse est accessible à compter du mariage, et à condition qu'à la date de cette déclaration la communauté de vie n'ait pas cessé entre les époux. Dans le cadre d’une vie en concubinage, à compter de la naissance d’un enfant dont la filiation est établie à l'égard des deux conjoints ou par un certificat de concubinage.

IV. Après une période de 10 ans de résidence en Corse : Est corse, la personne qui, quelle que soit son origine ethnique religieuse ou autre, peut justifier d’une période de dix ans de résidence en Corse et qui s’engage à défendre les intérêts politiques, économiques, sociaux et culturels de la nation corse. La notion de résidence s’entend d’une résidence fixe présentant un caractère stable et permanent coïncidant avec le centre des intérêts matériels et des liens familiaux.

V. La nationalité corse n’implique pas automatiquement l’abandon de la, ou des nationalités étrangères du demandeur. L’inscription sur la liste électorale nationale n’implique pas le refus de la participation aux élections françaises ou autres que ce soit en tant qu’électeur ou en tant que candidat.

 

Publié dans Corsica

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