8 , 9 mai 1769 Bataille de Ponte novu / 9 di maghju di u 1769

Publié le par FPL

 

 

Dumenica l’8 di Maghju di u 2011, un addunita hè urganisata à l’uccasione di a cumemorazione di a battaglia di Ponte Novu.
Duie prisentazione seranu fattu à partesi da 3 ore di u dopu meziornu :
  • « Le spectre de la mémoire de Pascal Paoli » da Petru Bertoncini.
  • « A battaglia di Ponte Novu ind’è a litteratura corsa » da Ghjuvan Guidu Talamoni.
Una messa serà tenuta à 6 ore incù u Prete Mondoloni, seguitata da un spuntinu è una veghja.
ARRICURDEMUCI ! source : Corsica libera

 

 

 

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La bataille de Ponte Novu

 

1768, par le traité de Versailles, Gènes vend la Corse au royaume de France. Mais la corse, libérée du joug génois, s’est érigée en nation depuis 1755, date de l’application de la fameuse constitution corse de Pasquale Paoli, mère des démocraties actuelles et des droits de l’homme.

 

Bien évidement les corses n’entendent pas se soumettre à ce nouvel envahisseur, les troupes françaises l’apprendront à leurs dépend, puisqu’elle essuieront une sévère défaite, notamment lors de la bataille de u borgu (octobre 1768).

Après hésitation et sous l’insistance du Duc de Choiseul, le roi de France organisa une nouvelle expédition contre la jeune république corse.

 

Le général De Vaux fut envoyé avec de nouvelles troupes, 30 000 hommes d'élites.

Le col de Tenda, sur les hauteurs de Lentu était l'objectif principal du corps expéditionnaire français, ils étaient persuadés qu'en prenant possession de ce lieu, ils seraient a même de prendre l'île entière en seulement deux heures. De Vaux demanda une dernière fois si le peuple corse voulait se soumettre à la souveraineté du roi de France, Paoli toujours soucieux de garantir la paix au corses répondit favorablement, à condition que la Corse ne soit plus jamais livrée aux génois et que la nationalité Corse soit conservé ("Si j'étais maître du tonnerre, je m'en servirais pour défendre la liberté de ma patrie. Mais je persiste toujours dans le désir de la combiner et de l'assurer sous la protection de Sa Majesté Très Chrétienne (le roi de France)"P.Paoli).

Versailles ne répondit pas, affichant son plus grand mépris. La déclaration de guerre fut apporté par une femme en une lettre qui n'avait pas d'adresse,symbole du peu de considération qu'avait la France envers la Nation Corse.

 

En Mars 1769 la cunsulta di u cunventu San Francescu di Casinca décida de levée tous les hommes âgés de 16 à 60 ans.

 

Les corses formèrent une ligne de défense (1200 à 1500 hommes) dans le Nebbiu, entre Olmeta di tuda et Santu petru di tenda, afin de contenir les 12 000 soldats présent à Oletta et ses alentours.

 

 

Le 4 Mai 1769 ce fut le début de ce nouveau conflit franco-corse, ce jour Marbeuf fit de fausses manoeuvres pour tromper les nationaux de Paoli.

 

Le 5 mai les français attaquèrent le ligne de défense avec 5000 hommes au front et 7500 en réserve. Les corses résistèrent mais leur point de faiblesse fut porté à la connaissance des soldats français par 250 traîtres menés par Boccheciampe d'Oletta. Ce point de faiblesse était un passage entre Rapale et Pieve qui n'était protégé que par 50 combattants, 2000 soldats français attaquèrent ce passage et percèrent ainsi la ligne de défense corse.

 

De Vaux attaqua Paoli à Muratu, le contraignant à se replier vers  Merusaglia. Marbeuf s'avança alors vers u Borgu avec 2700 hommes. 450 nationaux défendirent u Borgu mais en vain, les français étaient trop nombreux.

Cette prise française créait le risque pour Pasquale et son frère Clemente d’être pris en étau. Décision fut alors prise  de redéployer les troupes ; les habitants et soldats du Nebbiu reçurent l’ordre d’évacuer les villages et de se repositionner en trois point stratégique, U ponte novu, U ponte a a Leccia et Petralba.

 

 

Le 6 et 7 mai les français gagnèrent Lentu, les cols de Tenda et San Ghjacumu. Les renforts levés dans toutes les pieve de l’ile à la demande de Paoli furent interceptés par les troupes françaises massées à de nombreux point de passage.

 

Gaffori avait pour ordre de défendre le col de Lentu, pourtant le 8 mai pour des raisons indéterminé il n’exécuta pas sa mission. Giocante Grimaldi aurait du défendre Canavaghja, lui aussi sera infidèle à sa mission.

 

 

Il était 14h en ce 8 mai lorsque la bataille commença. Le combat semblait perdu d'avance, 5000 français s'opposaient à environ 2000 corses. Pourtant les corses sont impatients et les français apeurés. Paoli donna l’ordre d’attaquer San Ciprianu ou les troupes d'élite du comte de Vaux étaient positionnées. Les nationaux prirent rapidement le dessus. De vaux demanda l’envoi de renfort à San Ciprianu et d'autres vers Canavaggia et Costa pour couper une éventuelle retraite corse.

 

Très vite les français sont mis en déroute et poursuivit par les habitants de la piève de Costera et de Casaconi ainsi que par les troupes venues de Casinca. Mais des forces françaises considérable descendirent de Lentu et de Canavaghja, les corses alors poursuivant se retrouvèrent poursuivit et pris entre deux feux .D’une part les fuyards qui voyant arriver les renforts se retournèrent, de l’autre les troupes venus de la montagne.

Seule solution pour les soldats corses ; le regroupement sur la rive droite du pont de Ponte novu. Problème, les hauteurs ouest du pont étaient occupé par des troupes françaises bien sereine alors qu’elle auraient dut être mis à mal par des renforts corses venus depuis le col de Tenda.

 

C’est donc 1900 français qui attaquèrent les corses de front tandis que 1200 se ruèrent sur leur flan.

 

Les corses tentèrent de repasser sur le pont, mais ce dernier était gardé par des miliciens prussiens sous les ordres de Paoli.Ils avaient ordre de tirer sur tout ceux qui tenteraient de passer le pont…ordre qu’ils appliquèrent à la lettre, assassinant les valeureux corses sur le pont, incapable qu’il étaient de comprendre les contre-ordres donnés dans une langue inconnue. ( c'est l'une des hypothèse retenue par certains historiens,d'autres parlent d'un mur que Paoli aurait demandé de réaliser sur le pont afin de rétrécir le passage,mur qui aurait fait perdre du temps au nationaux lors de leur repositionnement laissant ainsi le temps aux français de faire feux et d'infliger de lourdes pertes au nationaux de Paoli)

 

"Hier, nous fûmes sur le point de remporter une victoire capitale. L'ardeur trop importante des nôtres les précipita trop vers l'ennemi. Le temps que j'organise un détachement pour occuper les hauteurs qui dominent le pont, les nôtres s'affolèrent sur le pont et empêchèrent sa traversée" Pasquale Paoli

 

Il y eu 200 corses morts sur le pont et le double aux alentours (les chiffres varient entre 500 a un millier de nationaux morts et 400 a 800 soldats français).

 

Ce sinistre jour du 9 mai 1769 scella le destin de la nation corse, cette jeune nation éprise de liberté tomba une nouvelle fois sous les balles de l'envahisseur sanguinaire .Des villages entier furent rasés,des enfants,des vieux furent assassinés,les prisonniers furent déportés dans les bagnes français (Toulon) ou en Sardaigne (santa teresa di gallura). Lors de la campagne militaire des forets de châtaigniers furent brûlés , des troupeaux entier furent décimés pour affamer les villages corses .

 

Certains disent que la présence de Paoli au sein même de la bataille aurait doublé l'ardeur des combattant comme ce fut le cas à u Borgu. Mais heureusement que Paoli ne fut pas tué à Ponte novu car il n'avait pas fini d'oeuvrer pour sa chère patrie.

 

Partout en Europe le courage et la vaillance des corses furent salué :

 

"Leur blessés se mêlèrent parmi les morts pour raffermir le rempart. On trouve partout de la valeur,mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres"

Voltaire, précis di siècle de louis XV

 

"Les corses firent un rempart de leur morts pour avoir le temps de charger derrière, et les blessés se traînèrent d'eux mêmes jusque parmi les morts pour raffermir ce sanglant rempart"

M.Valery

 

"Le combat téméraire et désespéré de 1500 Corses contre l'armée française au Pontenovo montre quel parti on peut tirer de cette brave nation"

Dumouriez

 

"L'Europe vit l'inégalité de la lutte, et mieux encore elle admira la grande valeur: elle décerna un blâme au vainqueur et la gloire au vaincu"

Vincenzo Giubega

 

 

 

Paoli tenta un dernier coup stratégique mais en vain au regard des troupes corses largement inférieur en nombre.

Le 13 juin 1769 Pasquale Paoli et 300 de ses compatriotes partirent en exil sur un vaisseaux anglais vers la Toscane, parmi eux Carlu et Letizia Bonaparte, Letizia était alors enceinte de Napulione.

 

Paoli reçut les honneurs de toute les cour d'Europe (Italie, Allemagne) voici un passage d'un chanson italienne écrite par Pignotti (traduit de l'italien):

 

" O Paoli, héros toujours vainqueur!

Pourquoi n'ai je pas dans mes vers la hardiesse que tu as déployée dans tes actes.

Mais pour être grand tu n'as pas besoin des vains lauriers du Pinde.

Déjà l’Europe entière retentit de l'éclat de ton nom.

La France elle même, entre l'étonnement et la colère, frémit et t'admire.

Elle se repent presque déjà de son entreprise première et regrette d'offenser un peuple innocent.

Londres qui orne les augustes rivages de la Tamise t'applaudit par des ovations et par des fêtes."

 

En Angleterre il fut accueilli avec les honneurs, il trouva asile en cette terre brumeuse. Une pension annuelle de 2000 livres lui était versé, il usa de cet argent pour s'assurer du confort des corses en exil.

Plusieurs villages refusèrent de se rendre et trouvèrent refuge sur les sommets du Ritondu mais à l'annonce du départ de Paoli, ils perdirent espoir sauf Circinellu curé de Guagnu qui continua le combat avec ses paroissiens.

Le 9 mai 1769 est certes la fin de l’indépendance corse, mais elle marque aussi le début d’une résistance qui n’a toujours pas cessé aujourd’hui.

 

Résumé de la résistance corse après ponte novu

Récit d'un épisode de la francisation : les pendus du Niolu
Histoire de Pasquale Paoli


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O corsu ùn ti scurdà...Se tu passi pè 'sse sponde, pensi a saluta a croce.

 

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