Attentat contre une villa à Cauria signé FLNC

Publié le par FPL

 

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Une villa en construction a été prise pour cible dans la nuit de dimanche à lundi, à Cauria, hameau de Sartène. La charge explosive a été déposée à l'intérieur de la maison, vide au moment des faits, occasionnant des dégâts relativement importants. Sur les murs de la maison, des revendications ont été tracées en rouge. Valerie gambini

FLNC, IFF, Sempre in lotta ». C'est la signature en lettres rouges, qu'ont laissée les auteurs de l'attentat perpétré hier dans la vallée de Tizzano. Les habitants du petit hameau de Cauria, à quelques kilomètres de Sartène, ont été tirés de leur sommeil par une déflagration, vers 3 h 30 du matin. La cible ? Une maison en construction, appartenant à Marc Chanu, retraité. D'origine continentale, il résidait à Sartène le temps des travaux, et comptait s'installer à demeure à Cauria, le chantier terminé.


Deux ou trois bouteilles de gaz couplées avec une charge explosive, auraient été déposées à l'intérieur de la maison, vide fort heureusement de tout occupant.


Selon les premières constatations recueillies sur place, seules deux bouteilles auraient explosé, occasionnant des dégâts matériels relativement importants : toiture effondrée, placoplatre et réseau électrique détruits.

Après avoir sécurisé les lieux, les démineurs d'Ajaccio ont laissé la place aux sapeurs-pompiers du Rizzanese, qui ont rapidement maîtrisé un début d'incendie. Les brigades de gendarmerie - recherches et territoriale - de Sartène ont ensuite pris le relais pour effectuer les premières constatations.


« La dalle et les murs semblent ne pas avoir été sérieusement touchés », se rassurait le propriétaire, qui s'est rendu sur les lieux aussitôt après la nouvelle de l'attentat. Sur son visage, se lisait l'impuissance et l'incompréhension. Mais aussi une volonté, celle de ne pas faire d'amalgame « cela n'entamera pas mon amitié, qui dure depuis 34 ans, avec les Sartenais », précise la victime, père de famille, qui a par ailleurs beaucoup apprécié les marques de soutien, dès la première heure par téléphone, du maire de Sartène, ainsi que de la population.


La section antiterroriste de Paris s'est saisie de l'enquête.

 

Valerie Gambini pour Corse Matin

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