Cameron pousse les indépendantistes écossais à organiser un référendum

Publié le par FPL

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L'Ecosse devrait se prononcer sur la question de son indépendance dès l'année prochaine, a estimé, lundi 9 janvier, le premier ministre britannique, David Cameron, sur la chaîne de télévision Sky News. Le chef du gouvernement de Londres presse également les nationalistes écossais de rendre contraignant le résultat d'un tel référendum, plutôt que consultatif, dans l'espoir qu'une surenchère politique favorise le "non".

Le SNP (Parti national écossais) a remporté la majorité absolue en mai 2011 lors de l'élection du nouveau Parlement écossais. Ce parti s'est engagé à organiser un référendum sur l'indépendance dans la seconde moitié du mandat du Parlement d'Edimbourg, qui court jusqu'en 2016.

Le SNP espère pouvoir tirer profit de deux événements majeurs en 2014 pour créer une dynamique en faveur de la scission : les Jeux du Commonwealth, qui auront lieu à Glasgow, et le 700e anniversaire d'une victoire écossaise historique sur les troupes anglaises d'Edouard II, à la bataille de Bannockburn.


 TENSIONS ÉCONOMIQUES


David Cameron, qui est opposé à l'indépendance de l'Ecosse, estime que l'incertitude quant à l'union, vieille de 300 ans, entre l'Angleterre et son voisin du Nord est "très dommageable" pour les milieux d'affaires et les habitants de cette région semi-autonome, dotée depuis 1999 de son propre gouvernement.


A en croire un sondage de l'institut Ipsos Mori rendu public en décembre, 38 % des Ecossais certains d'aller voter en cas de référendum se prononceraient pour l'indépendance, soit trois points de plus qu'en août, et 58 % s'y déclarent hostiles.


Pour Nicola Sturgeon, haute responsable du SNP, le calendrier d'un référendum doit être décidé par les Ecossais eux-mêmes. Les Tories de David Cameron ne sont guère puissants politiquement en Ecosse, n'ayant que 15 sièges, sur un total de 129 sièges, au Parlement d'Edimbourg.


DES RESSOURCES FRAGILES


Les conservateurs soulignent que les ressources naturelles de la région (pétrolières, gazières et halieutiques) sont menacées et que son secteur bancaire souffre particulièrement de la crise économique.


Mais ils redoutent par-dessus tout un éclatement du Royaume-Uni depuis que le travailliste Tony Blair a accordé une large autonomie à l'Ecosse, au pays de Galles et à l'Irlande du Nord en 1998.


A ce jour, le Parlement écossais a des compétences en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice, mais les questions relatives aux affaires étrangères et à la défense relèvent du gouvernement britannique.

 

Source Lemonde.fr

Publié dans Peuples en Lutte

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