Claire Chazal bafoue la presemption d'innocence et accuse Yvan Colonna du meurtre du prefet Erignac

Publié le par FPL

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Le 6 fevrier 2011 sur TF1 par Claire Chazal : "Dans trois mois s'ouvrira le troisième procès d'Yvan Colonna, le meutrier du prefet Erignac"

Claire Chazal rejoint ainsi Nicolas Sarkozy dans le déni de presomption d'innocence.

 

Ecoutez l'extrait du JT

 

Ecoutez la réaction de Me Gabarini,avocat d'Yvan Colonna.

 

Pour mémoire :

 

Présomption d'innocence de Colonna : Sarkozy inattaquable, selon le parquet

PARIS (AFP) — Le parquet a estimé mercredi devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris qu'il ne pouvait être reproché à Nicolas Sarkozy aucune atteinte à la présomption d'innocence d'Yvan Colonna pendant la durée de son mandat de président de la République.

 

Invoquant l'article 67 de la Constitution sur l'immunité présidentielle, la vice-procureure Pauline Caby s'est associée à la demande exprimée par les avocats du chef de l'Etat de "surseoir à statuer" sur cette plainte du nationaliste corse tant que Nicolas Sarkozy occupe l'Elysée.

 

"Contrairement à ce que dit Yvan Colonna, l'article 67 ne fait pasobstacle à la réparation du préjudice mais (...) ne fait que reporter l'exercice de l'action" jusqu'à 2012, ou au plus tard 2017, a déclaré Mme Caby.

 

La 1ère chambre civile du TGI, qui se prononcera le 8 juillet, examinait au fond, en l'absence de l'intéressé, une plainte du berger corse, débouté en référé en avril 2007 puis en appel en avril 2008.

 

Condamné deux fois à perpétuité aux assises pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac à Ajaccio en 1998, Yvan Colonna a toujours clamé son innocence et s'est pourvu en cassation après le second verdict prononcé le 27 mars 2009.

 

Parallèlement à la procédure pénale, il réclame au civil 50.000 euros de dommages et intérêts à l'actuel chef de l'Etat, qu'il accuse de l'avoir plusieurs fois publiquement présenté comme coupable avant tout jugement, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

 

Ce fut notamment le cas le 5 janvier 2007 lors d'un déplacement du candidat Nicolas Sarkozy à Sainte-Lucie de Tallano (Corse-du-Sud).

 

"Vous pensez qu'il est l'assassin, comme vous l'avez dit le jour de son arrestation?", lui avait alors demandé un journaliste.

"Si, vous le savez! Il n'y a pas que moi qui le pense. Sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison", avait répondu M. Sarkozy.

 

Le 4 juillet 2003, M. Sarkozy s'était en effet félicité lors d'une réunion publique de l'arrestation de "l'assassin du préfet Erignac". Ces propos sont aujourd'hui prescrits.

 

Yvan Colonna y avait encore fait allusion lors de son procès en appel, en février-mars, dénonçant les "pressions" exercées selon lui par Nicolas Sarkozy sur la justice pour le faire condamner.

L'actuel président "a pesé de tout son poids sur une condamnation future", a répété mercredi Me Antoine Sollacaro, un des conseils de Colonna, fustigeant une "machine à broyer".

 

Les avocats du berger corse ont déploré que le chef de l'Etat ne puisse être poursuivi alors que lui-même a intenté plusieurs actions en justice depuis 2007 pour atteinte à son image ou à celle du couple qu'il forme avec Carla Bruni.

"Il y a une rupture totale de l'égalité des citoyens devant la loi", a protesté Me Pascal Garbarini.

Pour M. Sarkozy, Me Jean-René Farthouat a défendu le bien-fondé de l'article 67, "un texte fondamental qui s'impose par la nécessité de protéger le président dans sa fonction", a-t-il dit.

 

Me Thierry Herzog, autre avocat du chef de l'Etat, a qualifié de "visionnaires" les propos contestés de son client, eu égard à la double condamnation d'Yvan Colonna à la prison à vie.

 

"Une fois de plus il se dérobe aux débats judiciaires", a aussi fait remarquer Me Herzog en référence à l'absence du plaignant, qui a refusé mercredi d'être extrait de prison sans donner d'explication à ses avocats.

Copyright © 2011 AFP.

 

Publié dans Corsica

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