Communiqué du FLNC 22 octobre de janvier 2010 (partiel)

Publié le par FPL-sezziona corsa



Voici une parti du texte de 6 pages du FLNC 22/10 de janvier 2010.
Texte obtenu par capture vidéo par le site unità naziunale.

FLNC

Notre dernier communiqué data de l’entre deux tours des dernières élections présidentielles françaises. A ce moment nous avons précisé que nous souhaitions prendre le temps d’observer l’attitude du prochain élu et de son gouvernement afin de vérifier si un changement significatif concernant la gestion de la Corse se faisait jour.

Cette période d’observation étant aussi un moyen de monter notre résolution à ne pas pratiquer l’outrance dans l’action nous avons choisi de donner le temps à la réflexion politique. Nous signalons ne pas participer à la réunification des forces clandestines, telle que présentée en août 2009 par une réunion clandestine, pour des raisons politiques explicitées plus avant dans le texte.

CONSTAT

Deux années et demie plus tard le constat est édifiant à bien des égards.

Au niveau international, ceux qui comme nous (dès notre premier communiqué en 2002) ont régulièrement dénoncé avec vigueur le capitalisme spéculatif, l’ultalibéralisme et la financiarisation de l’économie mondiale ont vu leurs craintes se confirmer avec la crise économique de 2008 dont on ne mesure pas encore assez les résultats mais dont on a parfaitement cerné les origines.

Au niveau français, nous avons assisté depuis 2007 à un nouveau mode de gouvernance : la culture de la politique spectacle, l’encouragement décomplexé à la trahison politique, la gestion xénophobe et sécuritaire d’un gouvernement plus coercitif encore que celui des tristes Pandraud et Pasqua… Ce constat est toutefois assez peu surprenant quand on connait le parcours politique de celui qui gouverne la France.

 

(…) élections.

Avec le nouveau mode de scrutin le risque est majeur, une seule liste pourrait passer le 1er tour ou peut être aucune. Que ce soit une, deux ou trois ou aucune liste qui passe le premier tour des élections territoriales, si le nombre des votants pour ces listes n’a pas considérablement augmenté, il faudra que les différents leaders se remettent en question et acceptent un aggiormento général du mouvement national corse car ils devront admettre que le renouvellement des hommes (que nous avions appelés nous aussi de nos voeux) ne suffit pas, c’est une nouvelle stratégie de lutte qui devra se faire jour.

En l’état actuel des forces en présence nous peinons à croire dans l’efficacité politique du combat tel qu’il est porté par les nationalistes (…), si nous n’attendons rien de l’Etat ni des groupes politiques pro français, nous espérons que l’ensemble du mouvement

 

(…) reflet de leur absence de programme novateur. A gauche, les perspectives d’évolution sont suspendues à l’un, présomptueux et opportuniste, qui, tout en donnant l’image d’un rénovateur de gauche, se gargarise de relations amicales et constructives avec un président français de droite, oubliant ses engagements auprès d’un électorat soumis et sans réactions et à un autre, englué dans sa position réactionnaire, ne parvenant plus à évoluer et restant confortablement enfermé dans sa tour d’ivoire corso-française. A droite, il leur sera tellement difficile d’argumenter sur la base de leur pitoyable bilan, que désormais, il ne leur reste plus comme support électoral que leur amitié avec le Président Français (qu’ils risquent même de devoir partager).

Les nationalistes représentent-ils dès lors une perspective d’avenir crédible pour ces futures élections ? Peut-on considérer qu’ils sont une alternative positive à la situation créee depuis 250 ans par les valets de la France ?

Nous pensons à ce jour clairement que non.

Nous disons même qu’aujourd’hui le mouvement national corse tel qu’il est représenté dans sa pseudo diversité est en train d’entrainer la lutte de libération nationale dans les tréfonds de l’histoire des peuples en lutte pour leur existence.

Les autonomistes « démocratiques » qui, convaincus de détenir seuls la vérité, s’employaient, jusqu’à ce qu’ils soient rejetés, à chercher des alliances dans les rangs du clan avec qui ils n’ont en commun que la condamnation systématique de la clandestinité. A force de stigmatiser la lutte armée comme étant la cause de tous les maux de la Corse d’aujourd’hui, ils se trouvent dans le camp des conservateurs sans en avoir ni le soutien ni le poids politique. En voulant s’extraire de l’idée de lutte de libération nationale, ils en ont perdu le souffle pour ne garder qu’un pragmatisme politicien bon teint mais sans âme.

Depuis les élections territoriales de 2004, les « inorganisés » continuent à être désorganisés et recherchent des « espaces de convergence » à 3 mois des élections !! A vouloir regrouper toutes les bonnes volontés on prend le risque d’un grand écart politique ingérable. Ce qui semble être le cas. Lorsque l’on a l’ambition de gérer la Corse, il faut mettre du contenu dans le programme sans attendre le dernier moment car pour gouverner il faut une vision politique qui ne s »accommode pas de simples bonnes intentions.

(…) agriculteurs, artisans, militants clandestins… Chacun à sa place pour créer une synergie sans hégémonie ni concurrence mais une indépendance qui doit créer de l’intelligence et de l’action. Au lieu de cela chacun campe sur son pré carré en espérant que l’autre chutera avant lui. Cela est définitivement et totalement improductif.

La vérité est cruelle mais il nous faut l’affronter : les nationalistes dans leur stratégie électorale stagnent depuis bientôt 20 ans. Que les autonomistes martèlent leur refus de la clandestinité tout en sachant que 90% de leurs adhérents la soutiennent est une hypocrisie politique majeure. Que les indépendantistes s’arque boutent sur la situation des prisonniers comme principal argument politique est une preuve de faiblesse. Ce sujet concerne les associations de défense des prisonniers (qui sont d’ailleurs des combattants politiques connaissant parfaitement les risques encourus en cas d’arrestation). Que les « inorganisés » passent leur temps à réunir la Corse entière derriere on ne sait quel programme fourre-tout est de la pure démagogie politique. Nous mêmes (…)

 

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