Conférence de presse de Corsica Libera à Galeria

Publié le par FPL

Conférence de presse de Corsica Libera à Galeria



Ce Dimanche après-midi plusieurs dizaines de militants de Corsica Libera ont tenu une conférence de presse à Galeria. L’occasion de revenir sur le refus de certaines personnes s’étant distingués il y a quelques mois en s’opposant à la volonté de promouvoir le bilinguisme. Ces mêmes personnes qui  tentent d’accentuer institutionnellement et localement le processus de marginalisation du peuple corse. L’occasion également pour Corsica Libera d’exposer ses propositions en matière d’environnement, de gestion du patrimoine, et d’énoncer les points essentiels de son programme.


Voici le texte de la conférence de presse :

 

Par notre présence ce jour sur la commune de Galéria, fleuron de la protection de l’environnement en Corse et berceau culturel et pastoral au cœur du Falasorma, nous voulons mettre à l’index une série de faits qui symbolise le projet de société qui serait validé par l’adoption du PADDUC et  que nous rejetons pour les années à venir.

  • Des mesures de protections écologiques dévoyées par des intérêts privés

La Commune de Galéria est détentrice du diplôme M A B, décerné par l’Organisation des Nations Unies, pour « l’éducation, la science et de la culture » intégrées dans son « programme de l’Homme et la Biosphère ». La Commune sert ainsi de territoire de référence pour mesurer l’impact de l’Homme sur l’Environnement.

 

Conférence de presse de Corsica Libera à Galeria

On peut aussi noter que la Commune est un site pilote de Natura 2000 et que son territoire est totalement intégré dans le Parc Naturel Régional Corse. Sur sa façade maritime, elle est la porte Nord de la Réserve Naturelle de Scandola. Le delta du Fangu, zone humide d’intérêt majeur, sous la gestion du Conservatoire du Littoral en est un site des plus sensibles :

Il s’agit de la plus grande forêt de chêne vert sur la frange littorale répertoriée en Europe, la plus grande station d’espèces florales protégées, en particulier le Chardon Bleu emblème du Conservatoire du Littoral. Le delta abrite également une faune très riche avec entre autres : héron cendré, poule d’eau, balbuzard et la tortue cistude inscrite au livre Rouge des espèces protégées.

Au cœur de ce site protégé existent des activités touristiques dont les débordements anarchiques sont aujourd’hui hautement destructeurs :

Camping sauvage avec feux de camps, circuits  guidés en quads, randonnées en 4×4, intrusion de bateaux à moteur, et ce malgré un arrêté municipal d’interdiction suivit cette année d’un arrêté préfectoral. Un peu plus loin, location de kayaks avec buvette, ordures abandonnées sur place, activités d’escalades au pied de la tour communale elle-même monument classé sur  un terrain privé classé en zone ZNIEF.

Dans sa gestion, le conservatoire du littoral, notamment son directeur, semble avoir ici une conception bien particulière du développement durable, très complaisant au bénéfice du propriétaire des terrains de la zone du delta ; terrains pourtant indispensables à la protection du site dont le CL ne s’est pas porté acquéreur.

  • L’apparition d un communautarisme constitué en force politique

 


Oghji noi dimu chi in Galeria, semu sempre in terra Corsa

Dans ce contexte Galeria a vu ces dernières années, comme dans de nombreuses communes de Corse se constituer une communauté croissante de « ghjunghjiticci » de toute nationalités. Ici comme ailleurs celle-ci n’a pas manqué, adossée à quelques Corses spéculateurs, de faire entendre sa voix et de défendre ses propres intérêts. L’originalité de Galeria réside en ce que ce lobbies représente ici une force politique locale qui avec d’autres participent au processus de marginalisation du Peuple Corse sur sa propre Terre.

Le refus de ce groupe constitué de voir la langue Corse utilisée lors des séances du conseil municipal est à cet égard très évocateur de leur volonté d’intégration au Peuple Corse, seule communauté légitime sur sa terre.

En marge à la médiatisation de cette affaire, notre groupe d’élus à l’assemblée de Corse avait réitéré notre proposition, dont la pertinence à été confirmée récemment par un groupe d’experts linguistique : l’Officialisation de la langue Corse, seule mesure apte à sauvegarder notre langue qu’un récent rapport de l’UNESCO considère comme « en danger ».

Oghji ,essendu qui di manera simbolica, noi dimu chi, in Galeria. semu sempre in terra Corsa.

A ceux qui ici ou ailleurs voudraient s’inspirer de ce communautarisme politique  pour, en s’adossant à la colonisation de peuplement ,accentuer institutionnellement et localement le processus de marginalisation du peuple corse en revendiquant des représentant élus dans les conseils municipaux ou encore en s’opposant à la volonté largement partagée d’enseignement bilingue dans nos écoles et collèges, aux Corses conscients des mutations démographiques, culturelles et économiques que subit la Corse, nous proposons les bases d’un projet  « Corsica 21 » qui opte pour un autre choix de société permettant au Peuple Corse d’être  maitre de ses choix de développement et de son destin sur sa terre.

CORSICA LIBARA s’adresse à tous les Corses, de tout âge, de toute condition, pour leur dire qu’un autre avenir est possible dés lors qu’ils soient actrices et acteurs avec nous de cette dynamique de rassemblement que nous voulons construire à partir des points essentiels de notre programme :


-A TERRA : Le choix d’une politique maitrisé du foncier en termes d’accessibilité et de développement économique. La citoyenneté  corse comme principal référent identitaire.


-A CULTURA : La Langue et la Culture comme facteur d’épanouissement, d’intégration sociale et comme moyen de développement économique.

 

-U SVILUPPU : L’option d’un développement économique durable articulé sur la complémentarité des secteurs productifs et d’un tourisme locatif, axé sur un rééquilibrage  du littoral avec l’intérieur. Cela implique la protection et la valorisation de notre environnement.

 

-A SCELTA SUCIALE : La redistribution des richesses pour le plus grand nombre. Le droit à l’éducation, au logement ; à la santé, à la formation et au travail pour tous.

Il s’agit de s’opposer à l’inégalité sociale, à l’assimilation culturelle, et à un système qui a fait de notre île la plus pauvre du bassin Méditerranéen. Ces propositions « Per i Corsi », applicables rapidement, sont la réponse dans l’urgence pour redresser la situation de la Corse.

 

Le point central demeure la revendication de Citoyenneté Corse, fondée sur 10 années de résidence permanente :

première étape d’un règlement politique qui, face à l’urgence de la situation est  la seule mesure applicable à très court terme, capable d’endiguer la dépossession foncière, d’assurer la légitime  primauté des Corses en Corse, de fédérer toutes les forces qui n’acceptent plus la main mise claniste et qui veulent sauvegarder et projeter dans l’avenir la communauté humaine Corse.


CORSICA LIBARA

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