Hervé Leca, prisonnier politique depuis mai 2006 est libéré ce mercredi 14 avril

Publié le par FPL

  Hervé Leca en détention depuis sa mise en examen en mai 2006 est libéré ce mercredi 14 avril 2010 après presque quatre ans de prison. Interpellé en mai 2006 il a été condamné après 2 ans de préventive à 5 ans de prison le 4 décembre 2008, alors que les réquisitions étaient de 10 à 12 ans. Le parquet avait fait appel considérant que la peine devait être trop légère. Procès en appel de trois patriotes Corses, Hervé Leca, Nicolas Pinzuti et Cédric Piccinini, poursuivis pour détention d’engins explosifs et association de malfaiteurs à visée « terroriste » selon l’expression consacrée de l’Etat Colonial.  Nicolas Pinzuti, Hervé Leca et Cédric Piccinini, ont été condamnés vendredi en appel à des peines de prison ferme de respectivement 8, 5 et 4 ans dont un avec sursis par la cour d’assises spéciale de Paris pour des faits de « terrorisme » et de détention d’explosifs. La cour d’assises d’appel a quasiment confirmé les peines prononcées en première instance. Seul Cédric Piccinini a vu sa peine légèrement modifiée et passer de trois ans ferme à quatre ans dont un an avec sursis.

Exactions policières lors de interpellations des 3 militants et de leurs compagnes le 7 mai 2006.

Les gendarmes bastiais de la Section de Recherche épaulés par le GIGN sur réquisition du parquet de Paris ont interpellé deux militants et trois femmes dans la matinée à Bastia et à Biguglia, le troisième militant a été interpellé aux alentours de 13H alors qu’il allait prendre le bateau pour Marseille. Ce sont des dizaines de gendarmes, de gardes mobiles, de camions et de policiers cagoulés qui ont participé à cette opération répressive. Trois hommes et trois femmes interpellés « sans résistance » selon le reportage de France 3 Corse de l’époque. Ces interpellations portaient selon les gendarmes sur un attentat qui s’était déroulé le 28 décembre 2005 revendiqués par le FLNC Union des Combattants le 10 janvier 2006. Cet attentat visait un restaurant « Le Lounge » dans le cadre du combat contre la spéculation immobilière (selon le communiqué de revendication), restaurant situé à Santa Maria Di Lotta. Lors de la perquisition, les gendarmes ont découvert une charge dans un box à Toga appartenant à un des trois militants. Des armes y étaient entreposées, une expertise balistique avait révélé qu’une des armes avait servi au mitraillage de la façade de l’hôtel de police de Bastia en mars 2006.

Lors de l’interpellation des trois militants, Les conditions d’interpellations avaient soulevé l’indignation du mouvement national, notamment après avoir pris connaissance des exactions policières qui se sont déroulées pendant la garde à vue sur les hommes et les femmes qui avaient été interpellé le dimanche 7 Mai 2006. Selon les déclarations faites à la presse par le CAR, Corsica Nazione Indipendente, Riscossa Paisana et le Rinnovu (à l’époque), un des trois hommes a été victime d’un problème cardiaque lors de sa garde à vue et une des trois femmes a fait une fausse couche et malgré les saignements et les douleurs n’a eu aucun soin pendant sa garde à vue. Portes détruites à l’explosif, jets de fumigènes suivis de l’introduction en armes et en cagoules dans des chambres où se trouvaient les enfants de 14 mois pour la première famille et de deux ans pour l’autre. Au cours des interpellations, les militaires français ont frappé un patriote corse. la femme d’un des militants interpellés qui se plaignait de maux de ventre n’a reçu aucun traitement ni aucun soin particulier pendant sa propre garde-à-vue. Quelques heures après sa libération, elle était hospitalisée et apprenait la terrible nouvelle: enceinte depuis un mois sans le savoir, elle a fait pendant sa garde-à-vue une fausse couche…

Le matin de l’interpellation des trois militants, selon le CAR, les policiers ont procédé à des démolitions et des dégradations dans les domiciles des interpellés.

Un rassemblement de soutien a eu  lieu le lundi soir à 19h00 à Borgu devant le casernement de gendarmerie. Le 8 mai, plus d’une centaine de personne se sont réunis devant le casernement de Borgu, pour dénoncer les dégradations causées pendant les perquisitions et dénoncent contre les gardes à vues des compagnes des suspects considérées comme un moyen de chantage sur les hommes.

Les avocats corses que les militants nationalistes ont désigné comme conseils ont été avertis seulement à 9 et 10 heures du matin, mercredi, que leur clients passait devant le juge d’instruction et le juge des libertés… à 14 heures, à Paris bien évidemment.

3 personnes ont été remise en liberté le 8 mai 2006

Les 3 compagnes ont été relâchée lundi soir et les 3 hommes étaient toujours en garde à vue mardi matin, l’un d’entre eux victime d’un malaise cardiaque a été évacué sur l’hôpital de Bastia. Le Car appel ce soir là à un nouveau rassemblement dès 19H devant le casernement de gendarmerie.

2 des trois militants déportés et incarcérés sur Paris dès le 10 mai

Deux des trois hommes interpellés ont été déporté sur paris, le troisième militant ne devrait pas tarder à les rejoindre. C’est à 7H30 ce mercredi matin que les deux hommes ont pris un avion militaire à Poretta sous une escorte très importante.

Hervé Leca, Nicolas Pinzuti et Cédric Piccinini ont été interpellé le dimanche 7 mai 2006 et le premier procès a eu lieu en décembre 2008.

Nicolas Pinzutti, et Hervé Leca comparaissaient pour « association de malfaiteurs en liaison avec une entreprise terroriste », « détention d’armes et de munitions », ainsi que « destruction ». Cédric Piccini comparaissait quant à lui pour complicité. Hervé Leca a pris 5 ans ferme le 4 décembre 2008 et il était incarcéré à Fresnes. Lors du procès en appel, Hervé à été condamné à la même peine. Nicolas Pinzuti avait été condamné à 8 ans de prison lors du procès et il a pris 8 ans en appel, seul Cédric Piccinini a pris un an avec sursis en plus, il avait été condamné à 3 ans ferme. Lors du procès, comme il avait été incarcéré en mai 2006, soit 2 ans et 7 mois avant sa condamnation il a bénéficié d’une liberté, car la peine couvrait la détention provisoire.

Le procureur de la République avait demandé entre 10 et 12 ans pour Cédric Piccinini, de 12 à 15 ans pour Nicolas Pinzuti et pour Hervé Leca, le procureur avait réclamé 10 à 12 ans de prison ferme. Très rapidement le parquet a fait appel considérant que les peines obtenues étaient trop légère.

Malgré l’acharnement, le procès en appel n’a fait que confirmer le premier verdict.

3 ans et 7 mois de prison effectué pour Leca et Piccinini : Conditionnelle ?

En ce 18 décembre 2009, Cédric Piccinini est libre, sa peine couvrant de nouveau sa détention, Hervé Leca a fait 3 ans et 7 mois de prison, il est donc conditionnable et devrait selon les textes de loi bénéficier de cette « conditionnelle » ce qui ne sera pas le cas si la justice s’acharne comme à son habitude. En ce qui concerne Nicolas Pinzuti, sur les 8 ans de prison demandé il a lui aussi déjà fait 3 ans et 7 mois de prison. Il a pratiquement fait la moitié de sa peine.

Historicité des faits :

Mercredi 10 mai 2006 : Deux des trois hommes interpellés ont été déporté sur paris, le troisième militant ne devrait pas tarder à les rejoindre. C’est à 7H30 ce mercredi matin que les deux hommes ont pris un avion militaire à Poretta sous une escorte très importante.

Mardi 9 Mai 2006 : 3 personnes ont été remise en liberté. Les 3 compagnes ont été relâchée lundi soir et les 3 hommes étaient toujours en garde à vue mardi matin, l’un d’entre eux victime d’un malaise cardiaque a été évacué sur l’hôpital de Bastia. Libertà per Nicolas, Cédric et Hervé. Le Car appel à un nouveau rassemblement à 19H devant le casernement de gendarmerie.

Lundi 8 Mai 2006 : Le comité Anti Répression présent à la commémoration de Ponte Novu a appelé ses militants et sympathisants à se rendre devant le casernement de gendarmerie de Borgu pour un rassemblement de soutien. Plus d’une centaine de personne se sont réunis devant le casernement de Borgu, pour dénoncer les dégradations causées pendant les perquisitions et dénoncent contre les gardes à vues des compagnes des suspects considérées comme un moyen de chantage sur les hommes.

Dimanche 7 mai 2006 : Six interpellations en corse et à Marseille. Le GIGN et la SR (section de recherche) d’Ajaccio ont procédé à l’interpellation de 3 hommes et 3 femmes. Une nouvelle fois, les interpellations sont la réponse du gouvernement aux revendications du peuple corse. Dans une enquête sur des attentats en 2005, le GIGN et la SR ont interpellé 6 personnes à Bastia et Biguglia ainsi qu’un homme à la descente du bateau à Marseille. Un rassemblement de soutien devait avoir lieu lundi soir à 19h00 à Borgu devant le casernement de gendarmerie.

En mai 2006 :

Des violences contre les interpellés, des dégradations dans les appartements et les démolitions des portes lors de ces interpellations ont été durement condamnés par le CAR et Corsica Nazione Indipendente, l’un des militants interpellés a du être momentanément hospitalisé suite à la duretée de la Garde A Vue. Des enfants en bas age ont été menacé par les forces de répression lors de leur intrusion au domicile de l’un des interpellés. Deux des trois hommes interpellés ont été mis en examen le mercredi suivant, pour « fabrication et détention en bande organisée d’engins explosifs, détention d’armes par des personnes condamnées antérieurement à des peines d’emprisonnement, destruction et dégradation de biens immobiliers à l’aide d’explosifs » en relation avec une entreprise terroriste. Le troisième homme toujours hospitalisé, sera bientôt transféré sur paris, pour être mis en examen et écroué.

Hervé LECA est enfin libre et sera sur sa terre très rapidement, il rejoindra Cédric Piccinini libre lui aussi. Nicolas Pinzuti a fait la moitié de sa peine  et il a été rapproché à Borgu récemment.

Une pensée pour tous ceux qui sont toujours incarcérés dans les geôles coloniales.


Anthony simonpoli pour unità naziunale

Le 14 avril 2010 [07h34] : (Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Répression – Libération )

Publié dans Corsica

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