Hommage à Jon Anza

Publié le par FPL

Le JPB
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Hommage à Jon Anza

25/07/2010

Béatrice MOLLE

Soleil de plomb à Ciboure, quelques nuages cachent le ciel bleu. Les visages sont graves et tendus. C'est sous une haie d'Ikurrina en deuil, au son de la txalaparta, porté par ses amis et son frère que le cercueil de Jon Anza a franchi hier les portes du centre funéraire de Ciboure. Plus de quinze mois après sa disparition, la dépouille de Jon Anza a été ramenée de Toulouse, ville où il fut retrouvé et identifié, sans qu'encore aujourd'hui les circonstances de sa mort ne soient élucidées. Près de 400 personnes ont rendu hommage au militant d'ETA dont on retrouva le corps à la morgue de l'hôpital Purpan le 11 mars 2010, alors qu'il y gisait depuis le 11 mai 2009.

La cérémonie devant le funérarium a débuté par un hommage de deux jeunes bertsolari et un aurresku. Anaiz Funosas du Collectif Askatasuna a pris la parole : «Nous savons qui sont les responsables de ta mort, Michèle Alliot-Marie et José Antonio Rubalcaba, ainsi que Sarkozy et Zapatero. Enfin nous avons ramené Jon en Euskal Herri.»

La militante a rappelé «les mensonges et tromperies» qui ont jalonné cette disparition. Et évoqué la mémoire des disparus, tout au long des années du conflit basque : Popo, Pertur, Naparra. Autant de noms égrenés, disparus, sans laisser de traces, à cause de leur engagement. D'engagement il fut question dans le discours prononcé par la porte-parole d'Askatasuna : «Ton engagement est le nôtre. Vous n'avez pas disparu de nos coeurs, bien au contraire, jamais nous ne vous oublierons. Pour la construction de ce pays, nous avons perdu beaucoup de monde, mais nous ferons tout pour que la vérité éclate. Aujourd'hui nous sommes beaucoup à te rendre hommage, mais demain nous serons beaucoup plus. Notre projet leur fait peur.»

Parcours d'un militant

Jon Anza était originaire de Donostia. Sa disparition, fut rendue publique par sa famille le 15 mai 2009 et le 19 mai de la même année ETA indiquait dans une note que Jon Anza était un militant de l'organisation armée. En accusant les gouvernements français et espagnol de sa disparition. Ce fut le 18 avril 2009 que Jon Anza prit un train à Bayonne en direction de Toulouse où il avait un rendez-vous avec l'organisation armée, à qui il devait remettre une somme d'argent. ETA affirmait dans cette même note que jamais il n'apparaîtra au rendez-vous, ni aux postérieurs dits de «sécurité.»

Auparavant, Jon Anza qui était âgé de quarante-sept ans aura passé vingt années de sa vie en prison, pour son engagement au sein d'ETA. Les morts doivent être enterrés en paix, mais la colère retenue et digne des amis et militants présents à son hommage, fait état de la demande de vérité et de justice qui entoure cette affaire. Une affaire dans laquelle plusieurs sources, telles que le quotidien Gara ou Jacques Massey auteur d'un ouvrage sur ETA, pointaient du doigt la responsabilité de la police espagnole dans la disparition du militant basque. Pour l'heure, les questions demeurent et aucune réponse tangible n'est apportée.


Rassemblement "national" à Ciboure

Aujourd'hui samedi, un hommage «national» sera rendu à Jon Anza à la place de Ciboure à 17 heures Une ville qu'il aimait ont indiqué ses proches. Les visites de condoléances seront ouvertes dans la matinée au Centre funéraire de Ciboure aux horaires normaux. Quant aux obsèques de Jon Anza, elles seront célébrées ultérieurement dans l'intimité selon les souhaits de la famille. Concernant les suites judiciaires de la disparition de Jon Anza, l'enquête semble au point mort. Des examens complémentaires à l'autopsie pratiquée à l'Hôpital Rangueil de Toulouse le 15 mars 2010 ont été effectués. Mais le laps de temps entre la mort du militant et ces examens postérieurs semble rendre scientifiquement impossible une quelconque interprétation fiable, quant à l'origine de la mort de Jon Anza. La Ligue des Droits de l'Homme a déclaré il y a quelques semaines se préoccuper des circonstances troubles de cette disparition. L'enquête est aujourd'hui confiée à un juge d'instruction de Toulouse.



Photos du premier hommage de vendredi

 


 

Le JPB
Pays Basque
Vives réactions à la déclaration d'ETA


27/07/2010

Giuliano CAVATERRA

Samedi dernier lors de l'hommage rendu à Jon Anza à Ciboure, trois personnes cagoulées et portant le logo d'ETA ont, selon le quotidien Gara, lu un texte de l'organisation armée. En Pays Basque Sud les réactions ne se sont pas fait attendre.

Pour Jose Antonio Pastor, porte parole du Parti Socialiste dans la Communauté autonome basque «l'unique position possible, en ce moment, est celle qui est appliquée, celle de la fermeté sans fissures contre ETA jusqu'à la mettre en déroute sur tous ses fronts». Son homologue du Parti Populaire (PP, droite qui co-gouverne la Cab) a été dans le même sens avertissant en outre que «la déroute d'ETA ne sera pas le fruit des erreurs des négociations du passé» et le représentant d'UPyD a quant à lui écarté toute possibilité de dialogue et de négociation et affirmé que le seul communiqué attendu est celui de l'annonce de «la dissolution» sans conditions.»

Le coordonnateur général d'Aralar, Patxi Zabaleta, a réclamé à ETA qu'elle fasse «l'apport définitif et nécessaire pour aboutir à la paix» tandis qu' Eusko Alkartasuna demandait à l'organisation armée de «passer des bonnes intentions aux gestes». Même son de cloche pour Ezker Batua (branche basque de la coalition de gauche Izquierda Unida) qui voit tout de même dans la déclaration «un pas» fait par l'organisation armée.

Enfin, Iñigo Urkullu président du PNV dans des déclarations antérieures, a affirmé ne pas avoir «d'espoir à court terme» mais a signalé avoir proposé au Parti Socialiste de mettre en oeuvre des «gestes de dissension» possibles.


Du nouveau pour un discours politique

L'apparition publique de trois personnes cagoulées affirmant parler au nom d'ETA (qui plus est au Pays Basque Nord) est un fait rare mais qui est déjà arrivé par le passé. Dernier exemple en date : le 27 septembre 2006 au mont Aritxulegi (Gipuzkoa) des militants armés de cette organisation étaient montés sur l'estrade lors du Gudari Eguna (jour des combattants). Ils avaient alerté sur le fait que le processus de dialogue qui avait lieu cette année-là était alors dans l'impasse. Par contre, il semblerait que la lecture d'une longue déclaration à caractère politique soit une nouveauté.

Selon ce qu'a pu savoir le quotidien Gara, les militants ont appelé les citoyens basques à agir avec «l'ambition de gagner» et à avoir «de l'espoir et de la détermination» afin de lutter pour la «liberté du Pays Basque» affirmant que celui-ci est «à la porte de vivre une période de change-ments.» L'organisation a demandé en outre aux états français et espagnol de laisser de côté «la menace des armes contre ce peuple» et de s'engager à l'«écouter et respecter sa parole». ETA s'est aussi affirmé disposée à dépasser «le conflit politique et armé par des voies justes et démocratiques». Tout en avertissant que «ni Jon, ni ceux qui sont tombés» l'ont été «pour que continue l'imposition».

 

 

 

Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

Droit dans ses convictions humaines et militantes
27/07/2010

ÉDITORIAL par Antton ETXEBERRI

Après de longs mois d'énergie déployée par ses amis pour le retrouver, Jon Anza est définitivement revenu sur sa terre natale. Après les hommages émouvants qui se sont succédé ce week-end à Ciboure, sa famille peut désormais entamer sa période de deuil. Même si des dizaines de questions sans réponse persistent encore aujourd'hui concernant la disparition du militant... Jon Anza a été décrit communément comme un militant abertzale exemplaire, qui a donné sa vie pour un idéal qu'il n'aura pas la chance de connaître, du moins de son vivant. Derrière le militant exemplaire présenté, Jon Anza n'en était pas moins un être humain, avec ses défauts et ses qualités. J'ai eu la chance, un soir de printemps, de croiser sa route, lors d'une réunion publique à St-Palais, qui avait pour objectif de remémorer les événements tragiques qu'a connu le mouvement abertzale il y a une vingtaine d'années, quand le militant d'Iparretarrak Popo Larre avait été vu pour la dernière fois. Celui qui venait de purger vingt années de prison était venu apporter un témoignage touchant et apprécié par le public présent. Coïncidence dramatique, il fera quelques années plus tard la une de l'actualité, pour avoir à son tour disparu dans des circonstances similaires. Cette soirée s'était terminée par un tête-à-tête qui avait fini par durer toute une nuit, durant laquelle nous avions échangé longuement. Jon m'était apparu comme un homme sensible, drôle, censé, volontaire, passionné, heureux et surtout droit. Droit dans ses convictions humaines et militantes ! Un homme qu'on est incapable d'oublier après une telle rencontre. Un homme que l'on est fier de compter parmi ses amis. Toujours discret, jamais donneur de leçons, Jon Anza est de manière déconcertante resté droit et fidèle à l'ensemble de ses engagements. Dans sa militance, comme dans sa vie d'homme. Quoique l'on puisse penser des choix de lutte qu'il a faits dans sa vie, il mérite le respect de tous. Agur eta ohore Jon Anza !

 

 

Photos de l'hommage de samedi


 

2010 Juillet 25

GARA > Idatzia > Eguneko gaiak

Homenaje a Jon Anza en Ziburu
ETA lanza un mensaje de apoyo a abrir una nueva fase política en el homenaje a Jon Anza

El homenaje realizado a Jon Anza con motivo del regreso de sus restos a Euskal Herria, que reunió a varios miles de personas en la plaza de Ziburu, concitó un mensaje inequívoco a favor de un nuevo tiempo político en Euskal Herria. Un comunicado de ETA leído por tres encapuchados y el discurso central del acto, pronunciado en nombre del conjunto de la izquierda abertzale, resaltaron la importancia de la «activación popular» para ese cambio.

GARA | ZIBURU



El acto en memoria del militante Jon Anza celebrado ayer en Ziburu dio pie a un conjunto de sensaciones, sentimientos y mensajes de diferente índole: desde la solidaridad con familiares y amigos y la indignación por el horror que pudo padecer, pasando por el recuerdo a su trayectoria, hasta una marcada nitidez en el mensaje político lanzado desde el escenario dispuesto en la plaza de la localidad costera. Las intervenciones más significativas corrieron a cargo de ETA y de una representante del conjunto de la izquierda abertzale.

Tres personas con el rostro tapado con pañuelos blancos, ataviados con txapela y vestimenta oscura, engalanada ésta con el escudo de Euskal Herria y el anagrama de ETA, subieron a la tarima poco después de comenzar el acto, cuando éste se desarrollaba ya sin la asistencia de medios de comunicación, según pudo saber posteriormente GARA. Dos de ellos portaban un gran anagrama de la organización armada, que posteriormente dejaron al lado de la fotografía de Anza, y el tercero leyó un comunicado en el que, en su parte final, hizo mención expresa a las expectativas políticas y sociales abiertas en los últimos tiempos.

A tenor de la información lograda por este diario, ETA quiso lanzar un mensaje para animar a la ciudadanía vasca a «actuar con la ambición de ganar», así como a «tener la esperanza y también la determinación» para tomar parte activa en la lucha por la libertad de Euskal Herria. «Hoy más que nunca, el futuro está en manos de los ciudadanos y ciudadanas vascos». sentenció.

En un mensaje que constituyó un verdadero alegato de reconocimiento hacia Jon Anza y «todos los caídos en la lucha», ETA atribuyó a su sacrificio que Euskal Herria cuente hoy con las bases y condiciones mínimas para seguir siendo un pueblo, así como que hayan fracasado los intentos de sometimiento.

«Sabemos lo que ha costado llegar hasta aquí, pero ahí está el resultado fructífero de la lucha llevada a cabo hasta ahora: Euskal Herria está a las puertas de vivir un período de cambio, para poder recuperar su propia voz. Hoy es una opción que se siente cerca y que es posible lograr».

Tras instar a los estados a que «depongan la amenaza de las armas hacia este pueblo y se atrevan a escuchar y respetar su palabra», mostró su disposición a superar el conflicto político y armado, por vías justas y democráticas, aunque advirtió que «ni Jon ni el resto de caídos en la lucha han dado su vida para que continúe la imposición».

El mensaje de ETA estuvo en clara sintonía con el discurso central del homenaje realizado por una representante de la izquierda abertzale.

«Los tiempos que vivimos no son tiempo de resistir, no son tiempos para permanecer en la mera resistencia; son tiempos de actuar con iniciativa, para ganar de una vez por todas la palabra y la decisión para Euskal Herria», manifestó la persona que actuó como representante de la izquierda abertzale.

Después de recordar a Jon Anza, reafirmar sus hipótesis y acusaciones sobre su desaparición y resaltar las graves responsabilidades de Alfredo Pérez Rubalcaba y Michèle Alliot-Marie, realizó un análisis del desarrollo político de los últimos años, con especial mención a la situación de represión absoluta impuesta por los estados.

Recoger el fruto

En ese contexto, a la hora de fijar posición hacia el futuro, recordó que la izquierda abertzale «ha llevado a cabo en los últimos meses un largo y profundo debate, y ha tomado sus decisiones», pese a la situación de acoso e intoxicación que ha tenido que padecer, con intentos de provocar incluso una escisión. «No lo han logrado, ni lo lograrán», apostilló.

Manifestó que «el nerviosismo del enemigo nos enseña el camino que debemos hacer, sin complejos y con valentía». Abogó por activar a «la izquierda abertzale de siempre». Una izquierda abertzale «plural», que congrega a personas de diferentes generaciones y procedencias, que une a diferentes organizaciones, y que, tal como subrayó, sabe «mantenerse firme en sus decisiones» tras realizar «intensos debates».

Con una cita de Argala sobre la necesidad sea el pueblo vasco el que protagonice su propia emancipación, la portavoz independentista concluyó: «Vamos a a por ello, desde la activación del pueblo. Vamos a romper los muros de la situación de excepción y de negación, y vamos a ganar la autodeterminación».

«Ha llegado la hora de recoger el fruto de 50 años de lucha. Ha llegado la hora de recoger la cosecha sembrada por el compromiso militante de Jon y otros cientos de compañeros», concluyó, antes de que el «Eusko Gudariak» pusiese fin a un acto cargado de emoción.

«A LOS CAíDOS»

El comunicado de ETA remarcó «el ejemplo» de Jon Anza y de «todos los caídos en la lucha». «A vosotros os debemos mantener la esperanza de ser libres en el futuro», manifestó la organización armada.

MÚSICA

Los organizadores tuvieron presentes las preferencias musicales de Anza durante el acto. Así, optaron por música con flauta porque estuvo aprendiendo a tocarla en la cárcel. La elección del cantautor Patxi Saez también tuvo que ver con sus gustos.

CON LOS PRESOS

Se destacó su implicación con el Colectivo de Presos Políticos Vascos, cuyo logotipo creó él mismo. «Cuando estaba en la cárcel decía que tenía el cuerpo preso pero la mente libre y cuando salió, lo contrario» recordaron.


Miles de gargantas gritaron en Ziburu que no olvidarán lo ocurrido con Anza

El homenaje al militante donostiarra arrancó con inusitada puntualidad. La plaza había ido llenándose para primera hora de la tarde, pero mucha gente retenida en las kilométricas colas que se formaron por los controles policiales en la muga con Lapurdi se incorporó posteriormente.

Minutos antes de iniciarse el homenaje, los miembros de la izquierda abertzale Tasio Erkizia y Miren Legorburu comparecieron junto a Maite Goienetxe ante los numerosos medios de comunicación congregados junto al estrado, donde ésta última leyó un comunicado que recogía lo esencial del mensaje lanzado luego en el acto.

Tras finalizar la intervención de la representante de Batasuna, se dio inicio al acto propiamente dicho, que tuvo una parte pública y otra privada, «para preservar la intimidad de la familia y de los asistentes».

En medio de la plaza ziburutarra, se alzó un impresionante pasillo de ikurriñas con crespón negro. Enseguida, los sones conjuntos de la marcha de Sorozabal, la txalaparta, dos cuernos y una caracola marina se adueñaron del espacio. Unos segundos después, cuando en el fondo del pasillo aparecieron la hermana y la compañera de Jon Anza portando un enorme retrato suyo, seguidos por otros familiares, eran solapados por un atronador aplauso y los gritos de «Jon, gudari, herriak ez du barkatuko», «Agur eta ohore eusko gudaria» y «Gora ETA militarra».

Una vez colocado el retrato sobre un pedestal cubierto con la ikurriña que se hallaba lindante con un pebetero, la familia se instaló en el tablado y comenzó la segunda parte del acto.

Fuentes de la organización facilitaron más tarde algunos detalles de la misma. Un bertsolari dedicó dos bertsos al militante fallecido, tras lo cual aparecieron tres personas con el rostro cubierto que hablaron en nombre de ETA. En ese momento, los asistentes corearon lemas en favor de la organización armada que sólo cesaron cuando uno de ellos comenzó a leer un comunicado.

Los sones del piano acompañado de la flauta dulce apaciguaron un poco el ambiente. Un ex preso que conoció de cerca al militante fallecido glosó su figura y recalcó el ahínco que Anza ponía en todo lo que emprendía.

Representando al colectivo de exiliados, también intervino otro militante que conoció a Anza cuando, tras veinte años de cárcel, éste tuvo que dejar su pueblo debido a la presión policial y se instaló en Lapurdi.

Otro de los momentos más emotivos del homenaje fue cuando unos cincuenta militantes de todos los ámbitos y generaciones subieron, uno a uno, al tablado para depositar sendos claveles rojos ante su retrato y saludar a la familia, mientras el cantautor Patxi Saiz entonaba dos de sus obras. Los aplausos del público no cesaron.

La intervención de una representante de la izquierda abertzale, seguida con mucha atención por el público, precedió al canto del «Eusko Gudariak» que, entre lemas a favor de Jon Anza y de ETA, pusieron el punto final al homenaje.

 

 

 

GARA

 

2010 Juillet 27

GARA > Idatzia > Euskal Herria

Ama Lurrak hartu du bere altzoan Jon Anza militante donostiarraren gorpua

Ekitaldi xume eta hunkigarriarekin, bere lagun eta senideek azken agurra eman zioten atzo Jon Anza ETAko militanteari. Barru-barrutik ateratako bertso, kantu eta mezuek lagundu zuten donostiarra hilobiraino. «Internazionala» eta «Eusko Gudariak» abestu zizkioten ehorzlekuan. Atzokoarekin familiak doluari ekingo dio, baina bai senideek, bai ezker abertzaleak hamaika aldiz adierazi bezala, Anzari gertatutakoaz «egia osoa egin arte» ez dute etsiko.


Arantxa MANTEROLA

Senide, lagun, lankide, auzokide eta hainbat militantek egin zioten atzo azken agurra Jon Anzaren gorpuari. Goizean, berrogei bat lagun bildu ziren Lapurdiko hilerri batean ETAko militanteari lur emateko.

Okzitaniako Tolosatik ekarri zutenean egindako harrera eta larunbatean Ziburun egin zioten omenaldia bezala, lurra emateko ekitaldia ere hunkigarria izan zen oso.

Ikurrina, presoak Euskal Herriratzeko eskatzen duen banderola eta Anzak zituen zaletasunak irudikatzen zituzten hainbat tresna eta objekturekin (perretxikoak biltzeko otarra, mendiko makilak, kamisetak...) oroigarri bat paratua zuten lagunek hilerriko sarreran. Txalapartaren eta txistuaren soinuek lagunduta, hilkutxa aitzinean ezarri zuten.

Izan bertsotan edota kantuan, haren ibilbide pertsonal eta militantea goraipatuz, hitz hunkigarriak jaurti zituzten beraren omenez. Kidetasunez beteriko mezu labur batzuk ere igorri zizkioten hainbat lagunek, zazpi gizon-emakumez osaturiko talde batek azken aurreskua dantzatu aurretik.

ETAren anagrama eta dolu-xingola zeraman ikurrinaz estalitako hilkutxa hartu, eta hilobira eraman zuten txistuaren doinupean. Han krabelin gorriak eskaini zizkioten eta «Internazionala» eta «Eusko Gudariak» abestuta, «Gora Jon», «Gora Euskadi ta Askatasuna» oihupean itxi zuten ehorzlekua.

Afera ez da itxia

Lagunek bertsotan adierazi bezala, «Aitaren etxera itzuli eta atseden hartu» du donostiarrak. Lurperatzearekin, familia dolua egiten hasi ahalko da.

Alta, ekitaldi guztietan ohartarazi duten bezala, ez dute afera itxitzat emango, Anzari «zer gertatu zaion jakin arte eta jazoeren ardurak zuritu arte».

Aurtengo martxoaren 11n Purpan ospitaleko tanatorioan euskal militantearen gorpua identifikatu ostean, ordura arte ikerketa zeraman Baionako fiskalak Tolosakoaren gain utzi zuen ardura. Hark, berriz, Myriam Viargues epailearen eskuetan jarri zuen berehala.

Abokatuek eta familiak urrats garrantzitsutzat jo zuten epaile batek ikerketa bere gain hartzea. Izan ere, Anza desagertua zela iragarri zutenetik asteak inolako berririk gabe igarotzen zirela ikusita, berehala eskatu zuten afera argitzeko epaile bat izendatzeko, besteak beste, parte zibil gisa ikerlanen xehetasunak izateko aukera izango zutelako.

Anne Kayanakis fiskalak, ordea, «horretarako datu aski ez zegoela» iritzita, ez zuen urrats hori eman gorpua agertu zen arte. Hurrengo egunetan hamaika datu, hutsune eta gorabehera ulergaitz azaleratu ziren, bai hedabideetan, bai Purpan ospitaleak berak argitaratutako agiriaren bidez.

Geroztik, Justizia administraziotik «disfuntziotzat» hartutako datuen jarioa etengabea izan da eta Anzari gertatutakoaz susmo ilunenak nagusitu dira.

Kayanakisen okerrak

Horrela, Estatu frantseseko hainbat komunikabidek jaso dute kasua eta LDH Giza Eskubideen Ligak berak «lehenbailehen eta zorroztasunez egia osoa» egin dadila eskatu du.

Are, ikerketa epailearen gain dagoenez geroztik, Jon Anzaren familiaren abokatuek egiaztatu ahal izan dute Kayanakis fiskalak «ez zuela behar bezala egin bere lana». Hain zuzen ere, hori salatu zuten hil honen hasieran, Parisen, LDHko presidente Jean-Pierre Dubois juristarekin batera.

Ez hori bakarrik. Michele Alliot-Marie Justizia ministroari Epaitegi Zerbitzuetako Ikuskaritza Nagusiaren bidez Baionako fiskaltza ikertu dezala eskatu zioten ofizialki. Interpelazioa erantzunik gabe geratzea ez dutela onartuko ere adierazi zuten baina, oraingoz, ez dago inolako arraposturik ukan dutenen berririk.

Publié dans Euskal Herria

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