L'attentat de prunelli visait une société Italienne

Publié le par FPL

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Inscrite en lettres noires sur la façade sud de la maison, la phrase « FLNC più che mai » en dit long sur la volonté des poseurs de bombe. L'attentat à l'explosif, qui a légèrement endommagé la villa appartenant à une société italienne, C. Masia SNC, dans la soirée de mercredi à jeudi, aurait pu avoir de plus lourdes conséquences.

Deux charges, composées de deux bidons de 20 litres d'un mélange nitrate-fuel, enroulés de cordeau détonant, ont été déposées à l'extérieur de la bâtisse, l'une sur une des fenêtres de la maison, l'autre au coin de la porte d'entrée. Vers 20 h 50, la première charge explose mais de manière incomplète soufflant vers l'intérieur du salon une double porte vitrée. La deuxième charge, quant à elle, fait long feu. Des résidus de combustion de la mèche lente sont visibles sur les volets Les démineurs dépêchés sur site procéderont au désamorçage de l'engin explosif aux environs de 23 heures.

 

Le pire a été évité


Comme décrit dans notre précédente édition, la localisation de l'explosion n'a pas été immédiate. La maison étant située en contre bas d'un terrain relativement isolé et non éclairé. Avant l'arrivée des services de gendarmerie, qui ont aussitôt interdit l'accès à la zone dangereuse, une habitante du hameau de Marfisoli, choquée par le bruit assourdissant de l'explosion, est passée à proximité de la maison contre laquelle une charge non explosée était encore disposée.

Inquiète pour la construction en cours de la résidence d'un membre de sa famille, elle était sortie vérifier l'état de la bâtisse familiale.


Les auditions en cours


Le parquet de Paris saisi du dossier a désigné l'antenne Haute-Corse de la Section de recherches régionale de la gendarmerie, ainsi que la brigade des recherches de Ghisonaccia pour mener à bien les premières investigations. Les auditions des trois actionnaires de la société C Masia SNC ont débuté dans la matinée d'hier dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Ghisonaccia. La maison témoin, objet de l'attentat, proposée à la visite par les promoteurs, serait le seul exemplaire actuellement sur l'île. Salvadore Masia, l'un des actionnaires de l'entreprise, à sa sortie des locaux de gendarmerie, n'a pas désiré s'exprimer, précisant simplement qu'il ne s'agissait pas pour lui de spéculation immobilière.

 

Patrick Bonin pour Corse Matin


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