L'Espagne interdit Sortu, parti indépendantiste basque

Publié le par FPL

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L'Espagne avait interdit le parti indépendantiste basque Batasuna, au motif de supposés liens avec ETA.

Batasuna, comme ETA, luttait pour les droits du peuple basque, avec une différence notable : celles des moyens.

Puis les indépendantistes basques ont annoncé qu'ils condamnaient la lutte armée d'ETA, ils ont même créé un nouveau parti dans ce sens : Sortu.


ETA de son coté a annoncé une trêve permanente de ses actions pour soutenir un éventuel processus de sortie de crise. La réponse de l'état espagnol est pour le moins cinglante, le parti indépendantiste Sortu est également interdit au motif de lien avec ETA (sic!).

 

Voilà le vrai visage de l'espagne, une pseudo démocratie qui prive de représentation politique toute une partie d'un peuple et qui s'adonne à la torture dans ses geôles.

 

Voici un article du monde.fr

 

Le Tribunal suprême espagnol a refusé, mercredi 23 mars, l'inscription en tant que parti politique de Sortu, la nouvelle formation indépendantiste basque. Le gouvernement espagnol avait demandé, début mars, au Tribunal suprême de refuser l'inscription de Sortu sur les listes électorales, considérant qu'il s'agissait d'un simple "prolongement" du parti interdit Batasuna, créé dans le but de participer aux élections locales de mai.

 

Le Tribunal suprême avait aussitôt suspendu provisoirement le processus d'inscription pour le scrutin de Sortu, qui a pourtant dit expressément qu'il "rejette" la violence du groupe armé clandestin ETA. Le parquet espagnol avait lui aussi réclamé, à la mi-février, l'interdiction de Sortu, se fondant pour cela sur un rapport de la police selon lequel "Sortu est une initiative liée aux idées d'ETA" et mis en œuvre sous son "contrôle direct".

 

LA LUTTE DE BATASUNA POUR RETOURNER DANS LA LÉGALITÉ


Batasuna est interdit depuis 2003 par la justice espagnole, qui considère le mouvement comme faisant partie du même ensemble qu'ETA, même si ses dirigeants ont pris dernièrement leurs distances avec la lutte armée et ont assuré qu'ils n'avaient plus rien à voir avec l'organisation clandestine. Après dix-sept mois sans attentat, ETA a annoncé le 10 janvier un "cessez-le-feu" unilatéral "permanent" et "général", sous la pression de Batasuna, qui voudrait redevenir légal avant les élections municipales et régionales, prévues le 22 mai au Pays basque espagnol.

 

L'organisation clandestine, tenue pour responsable de 829 morts au cours de plus de quarante ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque, n'a pas annoncé l'abandon définitif de la lutte armée, comme le souhaitait le gouvernement espagnol. Echaudé par la fin sanglante d'une précédente trêve en 2006 (deux morts dans un attentat à l'aéroport de Madrid), le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a refusé de prendre en considération l'annonce.

Publié dans Euskal Herria

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