La mort ou la collaboration: harcèlement policier en Biscaye

Publié le par FPL

Un nouveau cas de harcèlement policier en Biscaye dénoncé

18/11/2009

F.O.

Un nouvel acte de harcèlement policier a été dénoncé lundi. Le 23 octobre dernier, Andoni Akesolo, un jeune d'Igorre (Bizkaia), a indiqué avoir été attaqué alors qu'il était dans la rue et sur le point de fermer le bar dans lequel il travaillait, par quatre personnes cagoulées qui se sont identifiées comme membres de la Guardia civil qui après l'avoir menotté et menacé avec un pistolet, l'ont retenu contre le mur pour lui demander de collaborer avec la police.

Lors du témoignage, il a indiqué que les menaces ont débuté alors qu'il refusait de répondre aux questions. Il a par la suite été frappé à la tête et au ventre, puis ses ravisseurs lui ont placé une balle dans la main, avant de fuir en courant en entendant des bruits de voiture et des voix de gens dans les environs du bar.

Le mouvement pro-amnistie a comparé ce cas de harcèlement policier avec ceux survenus ces derniers mois et dénoncés par d'anciens prisonniers politiques basques, à savoir Lander Fernandez et Alain Berastegi. Il a ainsi souligné que ce qui s'est passé, est un chapitre de «plus» de la «stratégie de guerre», réalisé par le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, ajoutant qu'en entendant ce type de témoignage on ne peut que penser à la disparition de Jon Anza. «Les états espagnols et français ont imposé un état d'exception dans lequel les libertés démocratiques ont laissé place à la persécution idéologique, la torture et la guerre sale», et de rapprocher ces faits de ceux commis lors de la dictature en Argentine ou par les paramilitaires en Colombie.

le mouvement appelle enfin à un rassemblement le 27 novembre prochain à Igorre afin de dénoncer ce type de harcèlement.

 

Source: Le JPB

 

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Publié dans Euskal Herria

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