« Le FLNC c’est d’abord la Corse et que la Corse c’est la violence ! » l'avocat général lors du procès d'un attentat du FLNC 22/10

Publié le par FPL

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Voici le témoignage de Maître Alain Lhote présent lors du dernier procès de patriotes corses à Paris :

 

Voyage au cœur de la Cour d’Assises Spécialement Composée…

Je viens de vivre une expérience professionnelle très enrichissante en participant en ma qualité d’avocat aux débats de la Cour d’Assises Spéciale de Paris du 15 mars au 2 avril 2010.


Cette juridiction criminelle est exclusivement composée de magistrats professionnels et elle a pour vocation de juger les accusés poursuivis pour des actes de terrorisme.


En l’espèce, les faits s’étaient déroulés en Corse en 2004 suite à l’attentat perpétré contre la Gendarmerie d’Aléria. Fort heureusement, seuls des dégâts matériels avaient endommagé la gendarmerie.

 

Cet attentat fit l’objet à l’époque d’une revendication du FLNC dit du 22 octobre.

Les débats furent longs et complexes, chacun des accusés ayant un rôle différent dans l’organisation de cet attentat.

Une large place a été faite au contexte local et aux convictions nationalistes affichées par certains des protagonistes.

Sous la houlette d’un Président soucieux du principe du contradictoire, j’ai été favorablement impressionné par la participation active et vigilante des Assesseurs, lesquels ont posé de très nombreuses questions.


L’Avocat Général, stigmatisant la violence en Corse affirma que : « Le FLNC c’est d’abord la Corse et que la Corse c’est la violence ! ». Il devait dès lors requérir de très lourdes peines contre les accusés.


Je me suis attaché pour ma part, à réfuter cette formule bien lapidaire en plaidant que la Corse ce n’était pas que la violence mais aussi un Département de la République dont les monuments aux morts témoignent que les Corses ont payé le tribut du sang lors des conflits mondiaux.


Tout en condamnant la violence terroriste, j’ai voulu démontrer que le combat pour les idées devait l’emporter afin que la spécificité de l’île soit respectée dans un modèle harmonieux de développement économique et durable.

En définitive, la Cour d’Assises Spéciale a prononcé des peines très inférieures aux réquisitions de l’Avocat Général en prenant en compte très largement les arguments exposés par l’ensemble des Avocats de la Défense.

 

 

Source : Blog de Maître Alain LHOTE

via Unità Naziunale

   

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A Corsica 10/06/2016 14:41

la corse est un peuple qui se protége

Lucha 28/04/2010 12:10


la Corse c'est aussi une culture un peuple qui a le droit de citer. Les médias relèguent souvent à cette image injuste associant violence et corse.