Le FPLP contre les "négociations" entre l'Autorité Palestinienne et l'Etat israelien

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Source : site du FPLP

 

Camarade Majdalawi: Les honteuses réunions de l'Autorité Palestinienne avec les représentants de l'occupation

Le Camarade Jamil Majdalawi, membre du Bureau Politique du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, a demandé que le Président de l'Autorité Palestinienne Abou Mazen (Mahmoud Abbas) mette fin aux honteuses réunions avec des responsables de l'état d'occupation, y compris Yoav Mordechi, Avi Mirahi et Yuval Diskin, qui ont été reçus par les responsables palestinien à Ramallah et à Jénine.

Le communiqué de presse du Camarade Majdalawi du17 juillet 2010, exige la fin d'une telle "absurdité", y compris les "réunions de la honte," soulignant qu'elles servent uniquement les intérêts de l'ennemi, de ses dirigeants criminels de guerre qui continuent leurs crimes et leurs agressions contre notre peuple. Il a dit que c'est une honte que les responsables de l'Autorité Palestinienne continuent de recevoir des criminels de guerre sionistes tels que ceux-ci, tandis que les gens dans le monde entier exigent qu'ils soient poursuivis devant les tribunaux internationaux pour crimes de guerre. Il a condamné explicitement toute participation à ces réunions et toute acceptation de ces réunions, disant qu'elles sont un affront total pour le peuple palestinien. Le front a également noté que la coopération en matière de sécurité avec l'occupation et la tolérance de telles réunions a rendu possible l'emprisonnement du Camarade Ahmad Sa'adat , Secrétaire Général du FPLP, notant que l'Autorité Palestinienne porte la responsabilité aujourd'hui de sa vie dans les prisons de l'occupant.

En outre, le Camarade Jamil Mezher, membre du Comité Central du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, dénoncée l'intervention U.S. dans le front interne palestinien, visant à perturber la réconciliation et à empêcher l'élimination de la division interne. Dans une interview avec la station de radio "Voix du Peuple", le Camarade Mizher a souligné que personne ne devrait se fier aux positions des U.S.A, soulignant que les États-Unis sont en alliance complète avec l'occupation.

Il a souligné que notre peuple doit plutôt se fier à la résistance et aux principes et droits nationaux palestinien. Il a appelé à une rupture complète avec l'héritage d'Oslo, insistant sur la nécessité d'une action internationale pour mettre en ouvre les résolutions internationales, en particulier la résolution 194 de l'ONU et de garantir le droit de retour pour les réfugiés palestiniens à leurs maisons d'origine et aux terres dont ils ont été déplacés.

 

Les forces d'occupation prennent pour cible le FPLP à Beit Furik

Les soldats occupants ont mené une campagne d'arrestations ciblant les dirigeants, les membres et les sympathisants du Front Populaire pour la Libération de la Palestine dans le village de Beit Furik près de Naplouse et ils ont enlevé neuf résidents, sept hommes et deux femmes, y compris le prisonnier récemment libéré Camarade Linan Abu Ghoulmeh.

Mayssar Itiani, militant de des prisonniers palestiniens, a signalé que les forces d'occupation avaient envahi Beit Furik à 2 h et fait irruption dans plusieurs maisons. Ils ont envahi la maison de Ayman Abu Ghoulmeh, qui avait été libéré des prisons israéliennes seulement un mois après 4 années et demi dans les prisons de l'occupation, l 'ont enlevé et confisqué la carte d'identité de son père.

La Camarade Linan Abu Ghoulmeh et sa sour, Taghreed Abu Ghoulmeh, ont également été enlevées ; la Camarade Linan avait été relâchée en octobre 2009 dans le cadre d'un accord d'échange de prisonniers. Laith Abu Ghoulmeh a été également enlevé de la maison d' Abu Ghoulmeh par les forces d'occupation, tandis qu'à un autre endroit de Beit Furik , Sajed Abdul Latif Mlitat, Mos'ab Mlitat, Hani Abu al-Saoud et Hamada Hanani ont été enlevés et leurs ordinateurs portables et leurs téléphones mobiles confisqués.

Linan et Taghreed sont les sours du Camarade Ahed Abu Ghoulmeh, condamné à une peine à perpétuité dans les prisons de l'occupation, après qu'il a été enlevé avec camarade Ahmad Sa'adat, le Secrétaire Général du FPLP, ainsi que les camarades Basil al-Asmar, Majdi Rimawi et Hamdi Qu'ran, de la prison de Jéricho le 16 mars 2006, où ils avaient été détenus dans une prison de l'autorité palestinienne sous garde des soldats U.S et britanniques à la suite de l'assassinat par le FPLP du ministre du tourisme de l'occupation Rehavam Ze'evi le 17 octobre 2001, en représailles pour l'assassinat par l'occupation du Secrétaire Général de FPLP Abu Ali Mustafa le 27 août 2001 dans son bureau à Ramallah. Linan est également la veuve du Camarade Amjad Mlitat, assassiné par les forces d'occupation en 2004.

 

Le Camarade Mizher : Le criminel de guerre Nétanyahou allié de l'envoyé des U.S.A. Mitchell contre la cause palestinienne

Le Camarade Jamil Mizher, membre du Comité Central du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, a dénoncé les efforts déployés par l'administration américaine pour obliger les Palestiniens à des négociations directes tandis qu'Israël continue sans entraves ses crimes de guerre, les colonies, le siège et l'occupation. Le Camarade Mizher a noté que la visite de l'envoyé des U.S.A au Moyen-Orient, George Mitchell, vise à contraindre les Palestiniens à accepter des négociations directes avec le régime d'occupation.

Dans une interview à la télévision al-Alam le 18 juillet 2010, le Camarade Mizher a déclaré que le criminel de guerre Benjamin Netanyahu, dont les mains sont rouges du sang des enfants, des femmes et des anciens de la Palestine, devrait être indésirable dans chaque pays et chaque forum international, disant qu'il devrait être arrêté et amené devant un tribunal international et que l'état d'occupation représenté par lui et ses collègues criminels de guerre devrait être isolé, et non accueilli dans des réunions dans les capitales arabes. Nétanyahou s'est rendu en Égypte et y a rencontré Mitchell. Le Camarade Mizher a souligné que la population arabe soutient la Palestine et rejette Nétanyahou et toute la présence sioniste dans le monde arabe et il a demandé que les États arabes mettent fin aux relations et à la normalisation avec le régime d'occupation et de ses dirigeants criminels.

Le Camarade Mizher a noté que ces réunions ne font que prouver l'alliance stratégique du gouvernement des États-Unis avec l'occupation et a dit clairement que personne ne devrait se fier aux promesses ni aux assurances des U.S.A. Il a souligné qu' un front uni palestinien, rejetant la pression, faisant respecter les droits nationaux et mettant fin à la division interne, était nécessaire pour faire face à de tels arrangements faits pour saper la cause palestinienne et liquider les droits palestiniens.

Il a dit que toute tentative de soulever la question de la "solution à deux États" est fausse et ne fait que nuire aux droits des citoyens. Il a souligné que le Front ne croit pas en cette "solution" - il croit que l'objectif intermédiaire est d'établir un état palestinien dans l'ensemble de la Cisjordanie et de Gaza, avec Jérusalem comme capitale, tout en appliquant simultanément le plein droit de retour des réfugiés palestiniens à leurs maisons et leurs terres d'origine. Il a souligné que le droit de retour est la passerelle entre cet objectif intermédiaire et la seule véritable solution - la libération de toute la Palestine et l'établissement d'une Palestine démocratique.

Le Camarade Mizher a dit qu'au lieu de s'appuyer sur les États-Unis, il est nécessaire de se fier aux Palestiniens et à leur capacité à résister résolument en toutes circonstances ; il a dit qu'il est également urgent de mettre fin au cours de ce que l'on appelle des "négociations" et plutôt faire confiance à une stratégie nationale qui défende fermement les principes nationaux et la résistance palestinienne.

Il a demandé que les pays arabes agissent dans l'intérêt du peuple arabe et rejettent ces tentatives des États-Unis et d' Israël pour forcer à ce que l'on appelle des négociations directes, qu'ils retirent l'initiative arabe et soutiennent le peuple palestinien contre les crimes de l'occupation.

 

Les forces du service de renseignement de l'Autorité Palestinienne arrêtent la Conférence contre les négociations à Ramallah

Les forces du renseignement et de la police de l'Autorité Palestinienne ont attaqué, interrompu et arrêté une conférence nationale palestinienne contre la participation aux négociations directes avec Israël à Ramallah le 25 août 2010. Organisée par les partis politiques palestiniens, des personnalités indépendantes et des organisations des droits de l'homme, la Conférence a été convoquée afin de dénoncer les négociations, qui devaient se tenir sous les auspices du gouvernement des Etats-Unis, comme dangereuses pour la cause nationale palestinienne.

La réunion a eu lieu en même temps qu'une conférence dans la ville de Gaza, où les responsables des divers partis palestiniens dénonçaient aussi les négociations. La Camarade Khalida Jarrar, membre du Bureau politique du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, a parlé avecl'Agence Ma'an News lors de la Conférence, disant que les participants à la réunion ont été affrontés par les forces de l'Autorité Palestinienne en uniforme civil, qui «tentaient de contrecarrer l'événement dès le début, chantant des slogans et conduisant les participants vers le centre de Ramallah.» Les forces de sécurité en civil criaient fort, perturbant le rassemblement, tenant les participants en dehors de la salle et empêchant la conférence de presse de continuer.

«Nous avions pour objectif d'exprimer notre dissidence, et l'A.P a décidé d'entrer dans la salle de conférence et de faire sortir les participants vers un rassemblement non programmé, a déclaré la Camarade Jarrar. Elle a dit que l'Autorité Palestinienne était "entièrement responsable" de l'arrêt de la réunion et de l'intimidation des médias. Les forces de sécurité de l'AP ont attaqué des journalistes et des membres de l'organisation des droits de l'homme ayant des cameras, confisquant leurs cameras, détruisant leurs photos et films et agressant les journalistes.

Le FPLP a émis une déclaration condamnant les activités des services du renseignement de l'AP à Ramallah, demandant une enquête immédiate pour établir les responsabilités de ces services et disant que cela a été fait pour «empêcher l'habilitation de notre peuple et de ses représentants à exprimer leur désapprobation claire et explicite de ces négociations directes, initiées en violation du consensus national et de la décision du Conseil Central Palestinien.»

Le FPLP a dit en outre que les services de sécurité palestiniens devraient être assurer la sécurité, plutôt que la répression, du peuple palestinien, notant que ces actions rappelaient les agences de sécurité des régimes réactionnaires arabes qui sont habitués à la répression de notre peuple et disant que ces organismes sont complices dans les manoeuvres de répression du peuple palestinien et empêchent notre peuple de répondre aux menaces qui pèsent sur notre cause nationale. Néanmoins, a conclu la déclaration, ce comportement ne réussira jamais à empêcher la lutte du peuple palestinien et de ses forces nationales et islamiques, dans la patrie et à l'étranger, pour arrêter ces négociations et toutes les menaces qui pèsent sur nos droits, sur notre population et notre cause.

 

Un dirigeant du FPLP arrêté à Naplouse par les forces de l'Autorité Palestinienne

Le Camarade Ahmad Al-Mesh'ati, un dirigeant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine à Naplouse, a été enlevé à Naplouse par les forces de la sécurité et du renseignement de l'Autorité Palestinienne le 24 août 2010. Le Camarade al-Mesh'ati a été "recherché" par les forces d'occupation israéliennes pendant un certain nombre d'années. Le Camarade Zaher al-Shishtari, représentant le FPLP à Naplouse, a déclaré que le Front tient l'Autorité pleinement responsable de sa sauvegarde et de sa sécurité et a demandé sa libération immédiate.

Le Camarade al-Shishtari a déclaré dans un communiqué de presse que «notre camarade a été arrêté alors que les rues de la Cisjordanie Palestinienne sont devenus un parc d'attractions pour soldats israéliens pour qu'ils s'y amusent et s'y promènent librement. Nous tenons l'Autorité pleinement responsable de la sécurité de notre camarade enlevé par les services de renseignement de l'AP.»

Il a averti l'Autorité des conséquences de sa politique continue de ciblage et d'arrestation de personnalités de la résistance, alors que les attaques de l'occupation continuent, demandant que l'Autorité Palestinienne mettre fin immédiatement à ses soi-disant " coopération de sécurité " avec l'armée d'occupation des tueurs et libère tous les membres de la résistance détenus dans les geôles et les prisons de l'AP immédiatement, disant que ces politiques servent uniquement les intérêts et la mise en ouvre des politiques de l'occupation et sont une trahison de la résistance palestinienne et du peuple palestinien.

 

Le FPLP salue la résistance militaire dans Al-Khalil et appelle à l'intensification

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine fait l'éloge de l'opération militaire de la résistance palestinienne contre les colons racistes illégaux dans Al-Khalil le 1er septembre 2010, disant que c'était une action héroïque qui montre avec force que la résistance de notre peuple à l'occupation et aux crimes des colons, nos gens et notre terre est inébranlable, et que cette action indique clairement que la résistance du peuple palestinien est la voie principale pour la restauration de nos droits et la libération de notre terre, et non le chemin des négociations, des concessions, et de la liquidation des droits nationaux palestiniens,.

En outre, le FPLP a condamné fermement les actions de l'appareil de sécurité de l'Autorité Palestinienne, qui a agi en coordination avec l'occupation pour arrêter des centaines de Palestiniens, notamment des militants et des membres de la résistance, après cette opération. Le FPLP a demandé la fin de ces arrestations, la liberté de tous ces détenus et a confirmé que la résistance - et non les négociations - est notre seule option pour la fermeté, l'unité et la confrontation avec l'occupant.

Le Camarade Abdel-Alim Da'na, un dirigeant du FPLP à Khalil, a déclaré que l'opération contre les colons - dans laquelle 4 colons racistes ont été tués à Bani Naim - représente "la réaction normale et attendue " d'un peuple exposé aux agressions violentes constantes par les colons racistes et fascistes. Il a discuté de la prolifération de la violence des colons dans Al-Khalil et de la façon dont la violence des colons racistes et fascistes est assistée par la Police des Frontières Israélienne.

En commentant l'impact de cette opération sur le lancement de négociations directes entre l'AP et l'état d'occupation, le Camarade Da'na a déclaré que «ces négociations ont déjà échoué et ont été rejetées par le peuple palestinien et les formations palestiniennes et sont imposées de façon inopportune à nos concitoyens. Il a appelé la population à participer à des événements et des démonstrations à l'appel des forces de gauche palestinienne contre les négociations, condamnant l'attaque par les forces de sécurité de l'AP contre la conférence de la semaine dernière opposée aux négociations, en appelant les attaquants une "bande de voyous".

Le Camarade Emad Abu Rahma, membre du Comité Central du FPLP, a appelé à l'intensification de la résistance militaire à l'occupation, faisant appel à toutes les forces militaires de la résistance palestinienne et en particulier aux Brigades Abu Ali Mustafa, pour intensifier les opérations de résistance. Il a dit que c'est «notre responsabilité en face de la mascarade politique officielle des négociations et des concessions». Au cours d'un discours à une manifestation de masse appelée par le Comité Préparatoire de la Conférence Nationale contre les Négociations Directes dans la ville de Gaza, le Camarade Abu Rahma a déclaré que les négociations font partie d'un plan U.S./Israeli pour liquider la cause palestinienne.

Il a dit que le Président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas était en train d'illustrer son adhésion complète au chemin des négociations et du respect envers les dictats israéliens, un chemin absurde qui n'apporte rien au peuple palestinien. Les négociations sont un grand danger pour les droits nationaux de notre peuple, a dit le Camarade Abu Rahma, avertissant que le groupe qui a signé à Oslo est en train de parvenir à un sommet dans sa volonté de fournir des concessions gratuites et de signer des accords acceptant les conditions israéliennes, et liquidant les droits palestiniens.

Les négociations directes doivent être contestées et être reçues comme une menace directe à la cause nationale - avec toutes les formes d'action et une lutte populaire. Il doit être clair, a déclaré le Camarade Abu Rahma, que la majorité du peuple palestinien n'acceptera aucune concession de ses droits. En conclusion, il a souligné que le mouvement national palestinien doit placer sa confiance non pas sur les promesses fausses et trompeuses du gouvernement des États-Unis et de l'administration Obama, mais sur la fermeté et la résistance de notre peuple.

 

Interview de la Campagne de Solidarité de Nouvelle-Zélande avec la Camarade Leila Khaled

La Campagne de Solidarité du FPLP du Parti des Travailleurs de Nouvelle Zélande a organisé une interview avec la Camarade Leila Khaled, membre du Bureau Politique du FPLP en avril 2010. Les vidéos de l'interview, via le programme de communication vidéo Skype, sont disponibles sur le site Web de la Campagne. L'interview, présentée ci-dessous, aborde le droit de retour, le rôle de l'OLP, le danger des négociations et la nature des régimes réactionnaires d'arabe.

Communiqué de presse de la Campagne :

La Campagne de Solidarité du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) est heureuse d'annoncer la publication de la première partie d'une interview avec Leila Khaled. Le coordonnateur de la Campagne de Solidarité du FPLP Mike Walker a réalisé l'interview via Skype avec Leila chez elle à Amman, en Jordanie, le 6 avril cette année.

Leila Khaled est souvent appelé terroriste par ses ennemis, les États-Unis et l'état d'Israël. Mais, dans les Territoires Occupés, la bande de Gaza et les innombrables camps de réfugiés disséminés dans le monde arabe, elle est un héros révolutionnaire, un combattant de la liberté et l'incarnation de la lutte militante palestinienne contre le Sionisme et l'Impérialisme au Moyen-Orient et pour la liberté et l'autodétermination.

Leila Khaled et le FPLP ont frappé l'attention internationale lorsque Leila est devenue la première femme à détourner un avion commercial le 29 août 1969. Leila a fait détourner par le pilote l'avion sur Haïfa, où elle est née, mais qu'elle n'a jamais été autorisée à visiter, permettant finalement à l'avion d'atterrir à Damas, Syrie. Les passagers ont été débarqués et l'avion a explosé en face de la presse internationale. Golda Meir avait déclaré en juin que "Les Palestiniens, ça n'existe pas ", mais Leila Khaled et le FPLP avaient placé fermement la lutte palestinienne sur la scène mondiale, où elle ne pourrait ne plus être ignorée désormais.

Aujourd'hui, Leila est un membre central du FPLP et de son Politburo, s'occupant principalement du droit au retour des réfugiés palestiniens. Walker a déclaré que «Leila est une vraie femme révolutionnaire qui a consacré sa vie à la lutte des Palestiniens pour leur droit à l'autodétermination et à rentrer chez eux». «Leila est une source d'inspiration pour nous tous», a-t-il poursuivi.

Leila Khaled a terminé l'entrevue en affirmant qu'elle avait "un message pour les Néo-Zélandais". Elle a ensuite averti que nous devrions tous "prendre garde au Sionisme. Le Nazisme a causé la perte de vingt deux millions d'humains et la destruction de l'Europe. Que pensez-vous que fera le Sionisme, avons-nous besoin d'une troisième guerre ? Nous devons arrêter l'expansion de la politique et l'idéologie sioniste.»

Texte complet de l'entretien :

Pouvez-vous me parler de votre rôle aujourd'hui au sein du Front Populaire pour la Libération de la Palestine et de la politique palestinienne en général ?

Maintenant, je suis un membre du Politburo du FPLP et je suis responsable des dossiers du comité des réfugiés et du Droit au Retour, ce qui signifie que nous avons un programme et un plan pour généraliser et mobiliser les citoyens sur le Droit au Retour. Parce qu'aujourd'hui, et depuis des années, les Israéliens tentent de mettre fin à l'idée du Droit au Retour. C'est négliger et ignorer le Droit de Retour des Palestiniens dans leurs foyers. C'est pourquoi il s'agit d'un dossier important dont je m'occupe et dont je suis responsable au sein du FPLP.

Dans un document de l'OLP récemment divulgué, on voit qu'en décembre 2009 Mahmoud Abbas était prêt à concéder le droit au retour en autorisant uniquement 150 000 Palestiniens à revenir sur une période de 10 ans, en laissant le reste pourrir dans les camps de réfugiés ou en tant qu'invités indésirables dans les états arabes voisins. Quelles sont vos idées à ce sujet ?

Personne ne peut interdire le droit du peuple, même s'il est Mahmoud Abbas ou tout autre personnage officiel palestinien. Ils ne peuvent pas [remplacer] le droit de retour par leur propre vision. Il y a une grande opposition contre cela. Le peuple, que ce soit dans la diaspora ou en Cisjordanie et à Gaza, est contre ces déclarations et contre une telle attitude, parce que le droit de retour est un droit personnel, c'est un droit populaire, c'est un droit légal pour les êtres humains comme les Palestiniens qui ont été chassés de leur patrie par la force. Et souvenez-vous que la Résolution 194 de l'Organisation des Nations Unies appelle Israël à respecter la loi internationale qui dit dans cette résolution qu'Israël sera accepté en tant que membre de l'Organisation des Nations Unies à condition que les Palestiniens reviennent dans leur patrie et dans leurs villages et leurs propriétés d'où ils ont été chassés par la force en 1948. Ainsi aucun personnage officiel ne peut pas, ou n'a aucunement le droit de changer le droit de retour en une idée que quelques uns des Palestiniens pourraient revenir en Palestine.

Et il y a deux jours, nous avons eu Salam Fayyad, qu'on dit être le Premier Ministre, car nous n'avons pas une souveraineté sur nos terres pour avoir des Premiers Ministres ou un gouvernement ou quoique ce soit. De sorte qu'il y a une grande discussion maintenant parmi les formations, parmi les citoyens et leurs représentants au sein de l'OLP ou partout dans le monde, qu'ils n'ont pas le droit de dire que le droit de retour pour les Palestiniens n'est plus désormais une question réaliste et aussi longtemps que la lutte continue, et que ce conflit se poursuit, cela signifie que la clé de la solution est le droit au retour. Ainsi Il n'est pas juste de modifier cette question et ce droit selon leur vision.

Dans votre livre "Mon peuple va vivre" vous avez dit que les actes de violence visaient à "expulser la cire des oreilles de libéraux occidentaux sourds". Le détournement d'avion et autres tactiques violentes ont certainement concentré l'attention du monde sur la cause palestinienne mais seriez vous d'accord que la cire bouche toujours fermement les oreilles des libéraux occidentaux lorsqu'il s'agit des droits palestiniens ?

Je pense que maintenant il n'y a pas de cire. Ils l'entendent, mais ils n'agissent pas encore conformément à ce qu'ils entendent. Le problème n'est pas ce qu'ils entendent. Le problème, c'est d' être convaincu que les Palestiniens ont le droit d'avoir leur propre État indépendant avec Jérusalem sa capitale et que les Palestiniens sont soumis à l'occupation. Les Palestiniens sont toujours des réfugiés dans leur pays et dans la diaspora alors il faut de plus en plus lutter pour convaincre non seulement, non pas les gouvernements parce que nous savons que les gouvernements sont inclinés du côté d'Israël. Nous sommes dépendants du mouvement populaire dans différents pays, en particulier à l'Ouest, et nous avons constaté l'escalade des appels pour Boycott Désinvestissement et Sanctions contre Israël.

De quoi l'Occident a-t'il plus besoin que de l'holocauste des Palestiniens à Gaza ? Que faut-il de plus à l'Occident qu'une résolution de la Haute Cour de Justice de la Haye jugeant que le mur de l'apartheid qu'Israël construit en Palestine est illégal et que les colonies sont illégales ? Que leur faut' il de plus, alors qu'ils ont vu qu'Israël a utilisé toutes sortes d'armes de destruction massive dans la bande de Gaza dernièrement, pour être convaincu que les Palestiniens ont besoin de leur liberté, ils ont besoin de leur souveraineté sur leurs terres, ils ont besoin du soutien pour leur lutte car notre lutte est une lutte légale, et c'est un devoir pour nos concitoyens et pour nous que de lutter contre l'occupation qui est la plus inhumaine action contre les peuples ? C'est pourquoi je vous dis qu'il n'y a pas de cire dans les oreilles de l'Occident, mais c'est qu'ils ne sont pas convaincus qu'ils doivent changer leurs idées. De toute façon nous dépendons du peuple, des campagnes de solidarité de différents peuples, y compris les parlementaires et les organisations populaires ou de masses, qui appellent toujours à soutenir les Palestiniens.

En 1974 le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a quitté l'Organisation de Libération de la Palestine pour former le Front du Rejet avec d'autres gauche groupes en réponse au programme en dix points du Fatah qui est apparu comme la première étape de la reconnaissance de l'état d'Israël. Cela est arrivé à nouveau lorsque l'OLP est entré dans les négociations qui ont abouti aux accords d'Oslo, le FPLP cette fois rejoignant/formant l'Alliance des Forces Palestiniennes avec les groupes laïques de gauche et des groupes islamiques tels que le Hamas et le Jihad islamique. Le FPLP n'est plus un membre de l'Alliance des Forces Palestiniennes ; pouvez vous donner une idée de cette décision de devenir une fois de plus actif dans l'OLP lorsqu'elle continue à contredire un des principes de base du FPLP de ne pas négocier avec l'ennemi ?

Le FPLP fait partie de l'OLP, et l'OLP est le seul représentant des Palestiniens et le représentant légitime des Palestiniens. Maintenant c'est l'institution où nous pouvons, en tant qu' opposition, lutter pour le changement de l'attitude du Fatah et de la direction de l'OLP, maintenant, ceci d'un côté. De l'autre côté, nous avons de nombreuses connexions avec le Hamas et le Jihad [islamique] car ceux-ci font partie des composants de notre société et des organisations de notre société et nous ne disons pas que nous n'ont rien à voir avec eux ou que nous n'avons pas de relations avec eux. Nous entretenons des relations avec toutes les formations, parce que nous sommes à un stade, le stade de libération et avec les règles qui gouvernent, ou qui nous donnent le droit d'avoir des relations avec toutes les formations, y compris les formations islamiques. Parce que la principale contradiction est avec l'occupation israélienne et non avec les composants de notre société. C'est pourquoi nous sommes toujours dans l'OLP parce que nous sommes les fondateurs de l'OLP, bien que nous ne soyons pas la principale direction de l'OLP.

Mais nous sommes toujours opposés aux accords d'Oslo ; nous sommes opposés à la division qui a eu lieu à propos de l'utilisation des armes entre le Hamas et le Fatah, nous avons condamné l'utilisation des armes parce que depuis le début de la révolution après 1967 nous sommes parvenus à être d'accord que les contradictions entre les formations ne peuvent être résolues, sauf par le dialogue et par les discussions et non par les armes. Les armes sont utilisées uniquement contre l'ennemi. C'est pourquoi nous sommes dans un endroit où nous sommes à la même distance entre les deux formations, entre le Fatah et le Hamas, mais en même temps, nous avons beaucoup de choses communes sur lesquelles nous sommes d'accord. Par exemple, les colonies, le mur, les questions des prisonniers, les questions traitant de la politique israélienne, même si nous sommes contre les négociations. Et dernièrement nous sommes, avec d'autres, contre les négociations indirectes tenues à la suggestion américaine de tenir des négociations indirectes sans arrêt des colonies et nous avons réussi à faire que, même Abbas n'a pas pu accepter les pourparlers indirects... il a accepté au début, mais il s'est arrêté en raison de l'opposition. Nous dirigeons cette opposition en tant que FPLP.

Pourquoi, lorsque le Fatah et Mahmoud Abbas ont constamment trahi la cause palestinienne à la demande des Israéliens et des impérialistes, ont-ils toujours apparemment un soutien populaire ?

Je pense que Mahmoud Abbas a encore un soutien, mais pas dans la mesure de trahir la cause palestinienne. Nous entendons toujours une critique, une forte critique maintenant venant de différentes formations et de personnalités différentes, également de syndicats critiquant l'attitude de Abbas, ce qui signifie qu'il est en train de perdre sa popularité depuis qu' il a été élu président de l'AP. C'est pourquoi je pense que s'il poursuit sa politique en direction des négociations je pense qu'il va perdre beaucoup.

Et le Fatah ?

Bien entendu, il est le chef du Fatah et le Fatah perdra tout d'abord à partir de ses effectifs des bases du Fatah, car les bases du Fatah, jusqu'à présent s sont avec la résistance, et non contre elle. Mais en raison de la situation en Cisjordanie entre les Israéliens et l'appareil de sécurité de Abbas, les gens sont arrivés à un point où ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent faire parce qu'ils seraient arrêtés soit par l'appareil palestinien soit par les Israéliens. Ce qui signifie qu'ils sont en train de pousser les gens eux-mêmes à exprimer leur attitude. Mais quand cela arrive à des colonies ou à des constructions, en détruisant les maisons à Jérusalem, nous avons été témoins que les gens sortiront pour déclarer leur attitude à Hébron, à Jérusalem, à Naplouse, dans différentes villes de la Cisjordanie en condamnant les étapes israéliennes vers le changement de Jérusalem, ce qui signifie que le peuple ressente beaucoup de colère contre cette politique et cela a fait qu' Abbas soit revenu de son acceptation des négociations indirectes avec Israël.

Comment le FPLP voit-il le rôle de la classe ouvrière israélienne, et le FPLP maintient-il des liens avec les anti-sionistes israéliens et les groupes socialistes juifs?

Nous avons des liens avec certaines personnalités et nous considérons également la classe ouvrière comme une classe ouvrière libre. La classe ouvrière en Israël participe à l'occupation - jusqu'à présent. Cette classe ouvrière est trompée par l'idéologie sioniste, et c'est pourquoi nous regardons du côté des Israéliens comme La Paix Maintenant ou Arrêt du Mur , ceux qui soutiennent notre peuple contre le mur, qui expriment leur solidarité chaque semaine dans les manifestations dans différents villages comme Bil'in et Nilin, mais ce n'est pas un large mouvement qui est le courant principal dans la société. Parce que nous avons vu il y a deux ans, ou moins que ça, lorsque les élections ont eu lieu en Israël une majorité de la classe ouvrière en Israël a voté pour l'extrême droite, ce qui signifie que jusqu'à maintenant la classe ouvrière en Israël a des illusions sur l'aile droite en Israël au gouvernement. Cela signifie que nous avons besoin de plus de temps pour atteindre une vision commune de la classe ouvrière également en Israël, que l'occupation est inhumaine, qu'elle est illégale et elle est contre la société elle-même, parce que je dois dire que les travailleurs palestiniens en Israël, leurs employeurs ne payent parfois pas les travailleurs palestiniens à leur prix. La Histadrout qui représente la classe ouvrière ne défend pas les travailleurs palestiniens ce qui signifie que, jusqu'à présent, cette classe ouvrière participe à l'occupation.

Quel est analyse du FPLP sur le mouvement anti-impérialiste croissant en Amérique du Sud, dirigé par Hugo Chavez au Venezuela et Evo Morales en Bolivie, qui tous deux ont récemment coupé toutes les relations diplomatiques avec Israël et expulsé les diplomates israéliens ?

Dès le moment où Chavez a été élu et puis ensuite Morales et leurs politiques et morales nous avons vu plus d'espoir et de plus de force pour affronter l'impérialisme américain et depuis ce temps, nous avons de bonnes relations avec les partis là-bas et avec les gouvernements du Venezuela et de la Bolivie. Cela nous donne aussi la force de dire à nos masses non seulement en Palestine, mais aussi en Irak, en Égypte, dans les pays arabes que l'impérialisme américain n'est pas notre destin et donc que nous pouvons y faire face. Et maintenant les gens peuvent voir que l'on espère arrêter l'occupation en Palestine et également en Irak. Car il y a maintenant deux pays arabes qui sont occupés par les Israéliens et les Américains. Donc ces gens pauvres au Venezuela et en Bolivie ont changé l'idée et l'attitude de l'administration américaine selon laquelle l'Amérique du Sud est le jardin derrière la Maison Blanche, ils l'ont modifiée en ce qu'il s'agit de pays libres, de gens libres, qui luttent pour leurs droits de l'homme, pour leur progrès. Cela nous donne plus de patience, plus de courage pour continuer notre combat.

Je dois dire que dans les manifestations de l'an dernier pendant la guerre contre Gaza, le peuple, les nôtres, ont porté des portraits de Chavez, car ils le considéraient comme un héros, non seulement pour le Venezuela, mais également pour tous les peuples qui recherchent leur liberté. Ce qui montre que notre peuple a compris directement que de telles personnalités dans l'histoire, même s'ils sont loin géographiquement, cela signifie pour nous que ces personnes ont apporté la liberté dans leur pays et ils aideront ceux qui vivent sous l' occupation en Palestine et aussi en Irak.

Pouvez vous donner un aperçu du rôle actuel des différents régimes arabes, et y a-t-il des mouvements populaires de masse dans le monde arabe qui pourraient aider à contester le statu quo ?

Lorsque nous parlons des régimes arabes en général, et à quelques très rares exceptions près, comme la Syrie, les autres régimes comme l'Egypte par exemple ou l'Arabie Saoudite ou ceux qui soutenaient la question palestinienne, nous avons vus maintenant au dernier sommet en Libye, ils n'ont même pas refusé quoi que ce soit de la politique américaine en Palestine occupée ou en Irak ; les régimes arabes en général, ils se sont conformés , ils se conforment à la politique américaine dans notre région car ils ne prennent pas leurs décisions eux-mêmes. On leur ordonne toujours de rendre leur politique conforme aux intérêts américains/israéliens dans notre région.

Et depuis les années où Shimon Peres a appelé à un nouveau Moyen-Orient où le monde arabe et les cerveaux juifs puissent ensemble générer un Moyen-Orient florissant, c'est dans son livre The New Middle East, ce qui signifie que les Arabes doivent accepter Israël comme faisant partie de leur avenir. Désormais, les Américains ajouté le grand Moyen-Orient, pour construire un nouveau Moyen-Orient plus grand ce qui voulait dire l'occupation de l'Irak, l'occupation américaine de l'Irak, cela signifie créer une région selon les intérêts américains dans cette région. Je pense donc que le mouvement populaire des partis, les partis arabes tentent de faire une sorte d'unité entre eux, une telle unité pour avoir une seule voix contre leurs régimes, mais en l'absence de démocratie dans ces pays, je pense que cela signifie que nous avons besoin de beaucoup de travail et beaucoup de lutte pour modifier les régimes. Les régimes arabes doivent être des régimes démocratiques dans notre région, en particulier ceux autour de la Palestine elle-même.

Maintenant le dernier sommet dont il a été déclaré qu'il s'agit d'un sommet pour Jérusalem. Deux jours durant les régimes arabes viennent de dire qu'ils doivent payer, qu'ils souhaitent payer la moitié d' un milliard de dollars pour Jérusalem à condition que (inaudible) cela signifie qu'ils ne vont pas payer. Mais est-ce là un problème d'argent uniquement dans Jérusalem ou une attitude politique uniquement pour travailler à un niveau international pour utiliser le pétrole comme l'une des armes que nous basons ces politiques ? Ils ne font pas cela et donc nous ne voyons pas dans les régimes arabes un facteur de soutien de leur peuple, parce que ces pays, quand ils parlent de démocratie ils parlent théoriquement et non littéralement, comme d'un moyen effectif de construire des sociétés. Il y a beaucoup de violations des droits de l'homme. Vous pouvez voir que de nombreux activistes sont mis en prison en raison de leurs attitudes dans différents pays arabes. Il y a deux pays qui ont des relations diplomatiques et économiques et des relations militaires et qui coordonnent leur sécurité avec Israël, comme l'Egypte et la Jordanie. L'Égypte est en train de construire, selon l'ordre américain, le mur d'acier entre Gaza et l'Égypte, et elle ne va pas aider à nos options. Nous ne comptons pas sur ces régimes, mais nous comptons sur leurs masses pour changer ces régimes.

Je dis qu'il y a une exception avec la Syrie. Elle est toujours contre l'occupation et la domination américaine et israélienne dans la région. C'est pourquoi nous avons de bonnes relations avec la Syrie, qui s'est avérée être un pays et un gouvernement, une direction, qui soutiennent toujours la lutte palestinienne et la résistance comme un droit du peuple au Liban, en Palestine et en Irak.

Publié dans Peuples en Lutte

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