Les Basques arrêtés en Catalogne dénoncent des tortures dont "des tentatives de viol"

Publié le par FPL

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Le Journal du Pays Basque
23/02/2010


Les dernières personnes arrêtées pour des affaires en relation avec ETA ont dénoncé avoir été victimes de tortures et de mauvais traitements, l'une d'entre elle étant même hospitalisée depuis mercredi dernier.

Adur Aristegi et Jon Rosales, arrêtes en Catalogne mercredi dernier par les Mossos d'Esquadra et remis à la Garde civile ont ainsi dénoncé avoir subi le supplice du «sac en plastique» c'est-à-dire qu'on leur a mis une poche en plastique sur la tête provoquant l'asphyxie. ils ont également dénoncé des tentatives de «viol» à l'aide d'un canon de pistolet. Ils ont dénoncé, à l'instar de l'autre basque détenu en Catalogne Faustino Marcos, avoir été dénudés et avoir reçu «une infinité de coups» notamment sur la tête et les testicules.

Ces récits font suite à ceux des personnes arrêtées en Gipuzkoa la semaine dernière qui avaient elles aussi dénoncé avoir reçu des mauvais traitements dans les mains de la Garde Civile.

Le cas de Jose camacho, arrêté le 15 février à Hernani, est particulièrement significatif. en effet celui-ci est hospitalisé à Madrid depuis mercredi mais la nouvelle n'a été apprise que vendredi lorsque le magistrat instructeur a dû se rendre à l'Hopital pour prendre sa déposition et lui signifier son incarcération. Les médias espagnols ont relayé la version officielle selon laquelle il aurait été hospitalisé en raison d'une maladie antérieure à son arrestation, toutefois les proches de Camacho ont affirmé au quotidien Gara n'avoir jamais eu vent que celui-ci souffrait d'un problème de santé. Jose Camacho a pour sa part dénoncé avoir été constamment roué de coups, asphyxié avec un sac en plastique sur la tête et obligé à faire des exercices physiques jusqu'à l'épuisement. Tout cela aurait provoqué l'éclatement d'un muscle et une infection sanguine.

Les autres détenus de la semaine dernière ont tous également dénoncé des coups, des asphyxies, l'obligation de faire des gestes exténuants, des menaces et humiliations.

Publié dans Euskal Herria

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