Lettre de Marixol Iparragirre, prisonniere politique basque

Publié le par FPL

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Marixol Iparragirre comparaîtra mardi 13 septembre devant le tribunal de Bordeaux. L’audience est prévue pour 11h30. Son avocate, sera Xantiana Cachenaut.

EXTRAITS DE LA LETTRE DE MARIXOL IPARRAGIRRE :


« J’ai devant moi un nouveau challenge:je serai présentée au tribunal de Bordeaux le 13 septembre et cela pour décider d’une remise temporaire immédiate à l’Espagne.

 

C’est tout au début de mon incarcération que Madrid a envoyé 9 Mandats d’Arrêt Européens à Bordeaux [...] C’est le juge espagnol Andreu Medelles qui avait formé 4 de ces MAE. Ce n’est que par rapport à ces 4 MAE faits par Andreu Medelles que je suis appelée à Bordeaux le 13 septembre à 11h30. Ils décideront si la France accepte ou pas de me « prêter » à l’Espagne pour un certain délai de temps.

 

[...]

Depuis son instauration [du MAE], les remises aux autorités espagnoles étaient différées jusqu’à ce qu’on ait fini les procédures ouvertes en France. Mais nous assistons depuis quelques mois à une relance des MAE. Des demandes dirigées contre des citoyens de nationalité française comme Aurore Martin et Daniel Derguy ont vu le jour et en ce qui correspond aux militants incarcérés: une augmentation des MAE et un délai d’attente réduit au minimum. Que les procédures ouvertes en France ne soient pas finies n’est plus un obstacle pour « prêter » les militants à l’Espagne.

 

L’Espagne attend depuis 7 ans pour me montrer devant les caméras comme un trophée de chasse comme ils ont l’habitude de le faire avec les militants que la France lui envoie. [...]

 

Je ne l’ai pas encore dit, mais il va sans dire que je refuse catégoriquement d’être remise aux autorités espagnoles. [...]

Sur les dossiers qu’il (le juge Andreu Medelles) a envoyés contre moi, [...]les accusations sont fondées sur des déclarations faites à la police [...].

 

Ces déclarations ont été faites sous la torture.

 

[...] J’ai été torturée par la police espagnole lorsque j’avais 20 ans, je refuse absolument qu’on m’envoie dans ce pays qui 30 ans plus tard se permet même de violer des femmes et des hommes dans ses commissariat sans qu’aucun juge dise un mot.

Je demanderai au tribunal de ne pas collaborer avec les tortionnaires espagnols. »

 

Marixol Iparragirre – 4 septembre 2011

 

 

Via Corsica Infurmazione

Publié dans Euskal Herria

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