Nouvelle action hier à Toulouse pour la vérité sur Jon Anza

Publié le par FPL

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C.R.J.


Une vingtaine de membres du comité toulousain Jon Anza ont manifesté hier matin à Toulouse pour obtenir des explications.


Les manifestants se sont rassemblés place Saint-Etienne tandis qu'une délégation était reçue à la préfecture pour y déposer une lettre à l'adresse de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, lui demandant des enquêtes sur les «dysfonctionnements» de la police et de la justice. Les membres du comité ont exigé que toute la lumière soit faite «le plus vite possible» sur la disparition de l'ancien etarra.


Jon Anza avait disparu le 18 avril 2009 alors qu'il se rendait en train de Bayonne à Toulouse «pour remettre une somme d'argent» à des membres d'ETA, selon des indications données par l'organisation elle-même. Victime d'un malaise sur la voie publique à Toulouse le 29 avril, selon la police, il avait été transporté à l'hôpital où il était décédé quelques jours plus tard.


Ce n'est que 11 mois plus tard qu'un lien avait été établi entre le corps resté à la morgue et le militant, dont le signalement avait pourtant été transmis aux services de police.

Pour la police française, c'est un problème de communication entre la morgue et la police qui serait à l'origine de cette méprise.


«On ne croit pas à la thèse des dysfonctionnements à répétition», a déclaré Jean-François Lefort, l'un membre du collectif, en demandant une enquête sur ce qui s'est véritablement passé.

L'été dernier, les avocats de la famille avaient déjà demandé à Mme Alliot-Marie la saisine de l'Inspection générale des services judiciaires. Sans réponse de la ministre, ils ont envoyé une nouvelle demande le mois dernier.


Le président de la LDH (Ligue des droits de l'homme) Pascal Nakache, membre de la délégation qui a remis hier la lettre en préfecture de Toulouse, a insisté sur la nécessité pour MAM d'expliquer pourquoi Anne Kayanakis, procureure de Bayonne, n'avait pas enquêté sur l'éventuelle présence de Jon Anza dans les hôpitaux de Toulouse, puisque c'était la destination du militant le 18 avril 2009. Ce point fait partie des bizarreries constatées par la famille de Jon Anza quand elle a enfin pu avoir accès au dossier lors de sa prise en main par une juge d'instruction toulousaine, en même temps qu'elle relevait d'importantes déficiences dans l'enquête menée pendant près d'un an par la procureure bayonnaise.


«Nous n'avons pas peur de connaître la vérité, surtout si Anza est décédé de mort naturelle, mais il faut qu'elle soit faite» a ajouté Pascal Nakache. «C'est ce que nous demandons à la ministre de la Justice».

Plusieurs médias toulousains, occitans et français avaient répondu hier à la convocation du collectif Jon Anza.

 

le JPB

Publié dans Euskal Herria

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