Nouvelle action symbolique des prisonniers politiques corses de Fresnes

Publié le par FPL

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Le dimanche 28 novembre nous faisons symboliquement pour une grève de la faim et de la soif.  Le geste s’inscrit dans la continuité de notre refus des plateaux initié le 26 octobre dernier.


Notre choix est dicté par l’affligeant mépris du ministère de la justice et des libertés qui, entre silence et contorsions procédurières refuse dans les faits, de prendre en considération notre droit au rapprochement et ce, malgré des engagements pris officiellement et la situation d’un certain nombre de détenus (dossiers clôturés, condamnés définitifs).


Pire, les propos du procureur général près de la Cour d’appel de Bastia résonnent comme une provocation car ils font l’ impasse totale sur les personnes incarcérées pouvant bénéficier de l’article 34 de la loi pénitentiaire de 2009. Ils contredisent même les propos tenus par Madame Alliot Marie lors de la réunion du 13 septembre… 

L’actualité internationale montre un gouvernement prompt à défendre des valeurs et même donner des leçons. Le quotidien d’arbitraire et d’exception que nous subissons depuis plusieurs mois et années démontre que ces valeurs ne nous sont pas applicables. De facto, la France ne peut s’enorgueillir d’être le pays des droits de l’homme, puisque ces mêmes droits nous sont actuellement refusés.


Nous appelons toutes les consciences citoyennes de Corse à faire valoir auprès des autorités concernées le respect de notre dignité humaine mise à mal par l’exil et l’isolement familial. Nous saisissons à nouveau la commission permanente de la Collectivité Territoriale de Corse car le mépris ne peut tenir lieu de politique. Et la raison réside dans le rapprochement sans exclusive de tous les détenus politiques corses.


Et au moment où cette même collectivité s’empare prochainement d’un débat sur les violences en Corse, nous souhaiterions que soit également  abordée notre situation. Car nous sommes aussi victimes, par le régime d’exception dont nous faisons l’objet, de cette violence d’Etat qu’aucun cadre l égal ne peut légitimer.


LIBARTÀ

Collectif des prisonniers politiques corses de Fresnes

 

Source unità naziunale


Publié dans Corsica

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