Opération commando du FLNC contre la villa pieds dans l'eau de l'ex-président du groupe Wendel

Publié le par FPL

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Une véritable opération commando a été menée hier soir vers 22 heures contre la villa de Jean-Bernard Lafonta, ancien président du directoire du groupe Wendel.

En milieu de soirée un groupe d'hommes dont le nombre n'a pas encore été déterminé est entré dans la propriété de bord de mer située à l'Isolella, sur la commune de Pietrosella.

Après avoir traversé la pinède, les clandestins sont entrés dans la maison. Jean-Bernard Lafonta était présent avec son épouse, ses enfants et des amis de la famille.

Toutes les personnes présentes ont été conduites à l'extérieur de la villa, construite les pieds dans l'eau. Puis regroupées dans une maisonnette qui se trouve sur la même propriété, plus près de la route et est occupée par des locataires.

 

Six déflagrations


Les témoins présents ont ensuite entendu six déflagrations, très vite suivies d'un incendie. De très hautes flammes étaient visibles. Le feu s'étant propagé aux pins environnants.

Hier soir, les pompiers luttaient toujours contre le sinistre. Mais aucune victime n'était à déplorer. Les démineurs devraient ensuite intervenir pour désamorcer d'éventuelles charges non explosées.

Les gendarmes avaient mis en place un périmètre de sécurité. L'enquête devrait être rapidement initiée par les magistrats antiterroristes du parquet de Paris.

Cela faisait de nombreuses années qu'une opération commando de cette envergure n'avait pas eu lieu en Corse. Pour l'heure cependant il est impossible de savoir si cette action a d'ores et déjà été signée par une organisation clandestine.

 

Isabelle Luccioni pour Corse Matin

 

 

 

 

 

 

 

Dédié à la mémoire de Marcel Lorenzoni
Le FLNC a revendiqué l'action commando de mercredi soir par un texte tracé à la peinture sur l'un des murs de la propriété. On pouvait lire :
« Libertà pà i patritotti », « Marcellu Lorenzoni 10 anni » et « Soluzione pulitica FLNC ». Ce ne sont pas les circonstances de la mort de Marcel Lorenzoni qui sont évoquées là.
Avant de disparaître lors d'une tragédie familiale le 24 juin 2000, Marcel Lorenzoni avait été l'emblème d'un courant « dur » du nationalisme. L'ancien commando parachutiste avait souvent répété qu'il était « en guerre contre l'État français ». Pour les services de police, il était le spécialiste des opérations clandestines d'envergure, organisées de manière rigoureuse mais aussi follement audacieuses.

Une réputation qu'il avait obtenue en 1980 pendant l'affaire Bastelica-Fesch lors de laquelle, il avait pris en otage des hommes infiltrés au sein du FLNC. Avait tenu le siège de Bastelica avec une poignée d'hommes.
Avant de forcer tous les barrages de police pour se réfugier à l'hôtel Fesch. Il avait fini par se rendre alors qu'Ajaccio était au bord de la guerre civile.

Sa réputation était telle qu'il a été l'un des premiers suspects lors de l'assassinat du préfet Erignac dans le cadre de la « piste agricole ». Incarcéré pendant 18 mois à Fresnes, il n'avait cessé de clamer son innocence et n'avait été remis en liberté qu'après l'arrestation et les aveux du commando.
Les clandestins qui ont commis l'attentat de mercredi soir se réclament manifestement de l'héritage de cette tendance du nationalisme. Ainsi que des méthodes utilisées dans les années 80.
Ce qui peut laisser augurer une recrudescence de ce type d'actions dans un proche avenir.
Isabelle Luccioni pour corse matin

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Ghjuvà 27/08/2010 13:04


Le prefet insiste dans les médias sur la présence des enfants. d'après les témoignages receuilli par les journalistes, l'action s'est deroulé SANS VIOLENCE, les adultes ont été ligotés mais PAS LES
ENFANTS.

Le prefet reste bien silencieux lorsque des policiers cagoulés et armés viennent chercher un homme en cassant le mobilier,le frappe,l'insulte et braquent femme et enfants.un homme jusque lors
présumé innocent.
Ce type de bavure arrive en corse mais pas seulement.