Pays Basque nord : ''Nous sommes tous Aurore Martin''

Publié le par FPL

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Ce jeudi matin à Bayonne, des syndicalistes, porte-paroles politiques ou acteurs associatifs sont venus devant la presse affirmer leur soutien à la jeune femme, en voie d'être extradée vers l'Espagne.

 

L'indignation qu'a suscité le mandat d'art européen (MAE) contre la militante basque Aurore Martin a gagné bien au-delà des sympathisants du parti indépendantiste Batasuna, mais s'étend désormais à de nombreux acteurs politiques et sociaux du Pays Basque nord.

Ce jeudi matin à Bayonne, des syndicalistes, porte-paroles politiques ou acteurs associatifs sont venus devant la presse affirmer leur soutien à la jeune femme, en voie d'être extradée vers l'Espagne, et dénoncer l'outil sécuritaire et liberticide du mandat d'arrêt européen.


Si un délai d'un mois du pourvoi en cassation permettra à Aurore Martin d'être fixée sur son sort, la mobilisation est déjà en place, qui trouvera le 4 décembre prochain dans les rues de Bayonne le moyen de s'exprimer massivement.


"Le reproche fait à Aurore Martin d'avoir exprimé ses idées politique ne peut pas conduire à de telles poursuites, qui ouvrent la porte à l'illégalisation de Batasuna en France", a dénoncé Anais Funosa, porte parole du collectif de soutien aux prisonniers basques Askatasuna, "et donc à de nouveaux mandats d'arrêt européens contre des militants basques".

"Au-delà de la question basque, qui est au centre d'un laboratoire de la répression des libertés individuelles ou politiques, le refus du MAE doit mobiliser tous les citoyens, mais également tous les grands élus du Pays Basque, dont on n'acceptera pas qu'ils se taisent sur cette question", a-t-elle prévenu.


A ses côtés, le Festival EHZ, le NPA, le syndicat basque LAB, l'Union Syndicale Solidaires, le parti basque Abertzaleen Batasuna ou le syndicat agricole ELB ont rajouté leurs voix au cri poussé en commun ce matin : "Nous sommes tous Aurore Martin!", face à une disposition juridique européenne qui, étendue et renforcée, peut atteindre tout acteur politique ou social des 27.


De leur côte, le PS, le Parti de Gauche, Europe Écologie et le député maire UMP de Biarritz, Didier Borotra, ont manifesté par communiqué de presse leur soutien solidaire à Aurore Martin.

Présente à la conference, l'avocate d'Aurore Martin n'a pas caché son inquiétude vis à vis de la décision de la Cour d'appel de Pau.


"Concernant Aurore Martin, nous n'avons pas le droit d'être optimistes", a confié Amaia Recarte, "et la carte blanche donnée par la France aux autorités espagnoles a été très bien comprise par Madrid, qui ne tardera pas à diligenter de nouveaux MAE contre des militants du Pays Basque nord", a-t-elle conclu.

Si le jugement de Pau venait à être cassé, cela ouvrirait la tenue d'un nouvel examen décentralisé du MAE.

En cas de validation en cassation, alors Aurore Martin serait extradable vers une prison espagnole dans un délai de 10 jours.


"Nous ne la laisserons pas se faire embarquer", ont averti sans détours les différents représentants de la conference de presse aujourd'hui.

 

Source Eitb

Publié dans Euskal Herria

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