Pourquoi Libertat soutient la lutte vigneronne

Publié le par FPL

 


La vigne va mal parce qu’elle est victime de la mondialisation des échanges qui sous prétexte de libérer le marché crée des monopôles de puissants et tue à petit feu la paysannerie. Dans ce contexte, les vignobles occitans ne peuvent pas être les plus compétitifs, face à la main d’œuvre bon marché exploitée dans de nombreux pays. La monoculture de notre territoire ne facilite pas non plus les choses, et doit être aujourd’hui remise en cause.

 

D’autre part, nous sommes sans cesse victimes de ce que certains appellent le progrès, c’est à dire le bétonnage massif de la côte, l’immigration bourgeoise, l’extension du réseau LGV qui finira de désertifier le Languedoc de sa substance humaine, ou encore la déliquescence de la langue occitane et de notre culture. En un mot la boucle sera bouclée, la jeunesse de Languedoc s’entassera dans les métropoles tentaculaires pendant que les campagnes mourront et que la côte ne servira plus que de rendez-vous touristique.

 

La question de la vigne, une question globale

 

La question viticole, et plus généralement l’agriculture en Languedoc, n’est pas une question isolée. Elle s’inscrit dans un problème global qui se nomme capitalisme, un système basé sur l’exploitation sans limites des hommes et des ressources, sur l’argent roi et la dépossession totale.

 

Depuis 60 ans la paysannerie dans son ensemble est le dindon de la farce, trahie par tous les partis et syndicats censés la représenter. Les partis français n’ont qu’un but: amasser le plus de voix possible pour siéger à Paris ou à Bruxelles. Forts dans les effets d’annonces et corrompus jusqu’à la moelle, ils n’ont pour but que le pouvoir et l’enrichissement sur le dos des travailleurs. Nous avons droit, peuple d’Occitanie, à la dignité, droit à gérer nos affaires. Nous n’avons plus besoin de la tutelle paternaliste d’une mafia parisienne dont le dernier avatar est Nicolas Sarkozy. Nous devons en finir avec ce système politico-mafieux qui fait la part belle aux négociants fraudeurs et aux spéculateurs.

 

Défendre la terre aujourd’hui pour préparer l’avenir

 

Le peuple travailleur du Languedoc et d’Occitanie en général ne peut se défendre car il ne possède aujourd’hui aucun poids politique. Ne contrôlant aucune ficelle du pouvoir, nous ne pouvons nous développer harmonieusement. Le plus grand perdant de cette situation tragique est la jeunesse. Quel avenir pour la jeunesse paysanne ? Quel futur pour notre terre ?

 

Notre seule solution est la résistance, elle est aujourd’hui le seul chemin qui assurera l’avenir et la dignité. Nous voulons tous que la vigne vive en Languedoc, que la jeunesse puisse vivre au pays et donc puisse décider. Pour cela nous devons mettre en place nos propres outils de lutte. Cette terre est particulière, elle a connu de nombreux soubresauts qui sont toujours allés dans le sens de l’autogestion et de la liberté. La jeunesse aujourd’hui doit se ré-approprier le territoire et la lutte politique. Nous devons bâtir notre autonomie politique, basée sur le pouvoir du peuple et non plus soumis à quelques pontes locaux ou parisiens.

 

Cette terre occitane a toujours été et doit rester une terre d’accueil pour tous ceux qui souhaitent dès à présent concrétiser le « viure e decidir al país », la seule alternative possible à ce système centraliste dépassé.

 

LIBERTAT PER LA TÈRRA, PER LO PAIS !

 

LIBERTAT, la gauche révolutionnaire d’Occitanie, fait le lien entre la défense de la terre et la lutte contre le capitalisme. En cela nous sommes le seul mouvement politique œuvrant véritablement à la jonction entre ces deux composantes fondamentales du projet « vivre et décider au pays ». LIBERTAT a comme seul intérêt l’émergence d’une résistance enracinée, locale et populaire. Créer une véritable alternative pour changer ce monde qui nous détruit.

 

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Publié dans Occitania

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