Sa grève de la faim terminée, Lorentxa Guimon ne peut toujours pas se réalimenter !

Publié le par FPL

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Communiqué:
d'ASKATASUNA
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Mob: 06 21 92 57 48
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LORENTXA GUIMON EN GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS 38 JOURS
Le sénateur Louis Mermaz et le député Jean Lassalle dénoncent la situation

La prisonnière politique basque Lorentxa Guimon est en grève de la faim
depuis 38 jours maintenant. Comme l'a expliqué sa famille lors de la
conférence de presse de samedi matin à Bayonne, elle a perdu plus de 12 kg, elle est très affaiblie et commence à avoir des difficultés pour boire, mais elle reste déterminée à mener sa lutte à son terme. La direction de la prison, qui dans un premier temps l'avait menacée d'une hospitalisation de force au 30ème jour, lui dit maintenant qu'ils attendent le jour où elle ne pourra plus se lever. Par ailleurs, les persécutions continuent. Lorentxa a du subir une fouille de cellule en règle la semaine dernière, et les surveillantes l'obligent à rester debout pendant qu'elle appelle sa famille.

Lors de leur déclaration de samedi, Askatasuna et Etxerat ont désigné les
premiers responsables de cette situation: Michelle Alliot-Marie, dont le sort des prisonniers politiques basques dépend directement, et la directrice de la prison Mme Chailloux, incapable de réagir autrement qu'en envenimant toujours plus la situation.

Des actions de soutien ont eu lieu au cours du week-end, à Ziburu, Baiona
et Hendaia. Par ailleurs, des responsables politiques commencent également à réagir. Ainsi, M. Louis Mermaz, Sénateur socialiste de l'Isère a dès samedi tenté de joindre la Chancellerie par téléphone pour demander des explications sur le cas de Lorentxa et s'est engagé fermement à écrire aujourd'hui à Michelle Alliot-Marie dans ce sens. De même, M. Jean Lassalle, député MODEM des Pyrénées-Atlantiques, s'est également engagé à faire parvenir une lettre au Ministère de la Justice.

Askatasuna réitère son appel aux partis, élus et acteurs politiques et sociaux, à interpeller la Ministre de la "Justice“ et le gouvernement dont elle fait partie, sur la situation plus qu'inquiétante de Lorentxa, mais également sur la politique appliquée en général aux prisonniers politiques
basques (dispersion, éloignement, isolement, violation systématique de
tous les droits, condamnations de plus en plus longues), qui ne peut que mener à des décisions aussi extrêmes que celle que Lorentxa à prise.

Euskal Herria, le 8 février 2010

Le Journal du Pays Basque
Lorentxa Guimon met un terme à sa grève de la fin
10/02/2010

La prisonnière basque Lorentxa Guimon a décidé de cesser la grève de la fin après avoir obtenu de la direction de la prison de Roanne où elle est incarcérée la garantie de son transfert à la Maison Centrale de Rennes. Ce transfert, qui répond à l'une des revendications de la militante qui l'avait conduit à se mettre en grève de la fin il y a 39 jours, met un terme à son isolement puisque quatre autres prisonnières basques y sont détenues. Le mouvement Askatasuna salue cette initiative rappelant que «le cas de Lorentxa est loin d'être isolé», et espère que «ces annonces ne cachent pas un piège comme d'envoyer une autre prisonnière à Roanne».

Lorentxa Guimon ne peut toujours pas se réalimenter
12/02/2010

«Nous n'avons eu aucune nouvelle de notre fille hier et ne savons pas si elle a pu se réalimenter. Avant-hier, elle a pu nous passer un appel de quelques secondes où elle expliquait que la nourriture qui lui avait été proposée n'était en rien compatible ni avec la reprise d'une alimentation après une grève de la faim de 39 jours, ni avec la maladie chronique dont elle souffre (maladie de Crohn)» nous a expliqué le père de Lorentxa Guimon qui après sa grève de la faim a été transférée avant-hier de Roanne à Rennes, où elle devait intégrer la maison centrale de cette ville. Mais Lorentxa Guimon a été emmenée dans le quartier de la maison d'arrêt. «L'administration prétexte le manque de place en «cellule arrivant», à la Centrale pour justifier le placement de Lorentxa à la Maison d'arrêt pour une quinzaine de jours. Nous considérons cela, ainsi que les conditions dénoncées par Lorentxa comme une provocation pure et simple» lance Askatasuna.

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