Terrorisme patronal en Euskal Herria

Publié le par FPL

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En Euskal Herria et dans le monde, le seul et véritable terrorisme, le capitalisme, a de multiples visages, tous source de terreur et de mort.
Que ce soit l'état d'exception appliqué contre le peuple indépendantiste (répression générale, détentions, tortures, illégalisations, assassinats ponctuels : Jon Anza), ou les multiples autres horreurs générées par le capitalisme. Par exemple, depuis 2004, 30 prisonniers sociaux sont morts dans les prisons espagnoles d'Euskal Herria, "suicidés", ou de cause "naturelle".

Mais ils ne seront jamais dénoncé par les "démocrates", bourgeois assassins, stratèges de la guerre contre le peuple. Même s'ils font chaque année incalculablement plus de morts que les "terroristes" basques, coupables entre autres de l'énorme chômage dans l'Etat espagnol et de la faiblesse notoire du capitalisme espagnol, et certainement aussi de la crise.

Au Pays Basque le terrorisme patronal tue en moyenne chaque année 100 travailleurs, la majorité en conséquence de la précarité nécessaire à l'accumulation de profits mais également des maladies profesionnelles.

Et 2010 ne déroge pas à la règle.

Le 10 février à Atarrabia (Nafarroa), Eñaut Labaien Zapirain, ouvrier de 33 ans, est mort dans un accident du travail dans l'entreprise de papier Newark San Andres.
Il était ancien rameur de l'équipe d'Hondarribia et père de deux enfants. Il aurait été pris dans une machine tandis qu'il faisait des travaux de maintenance.
Il travaillait dans une autre entreprise sous-traitée s'occupant des contrôles du fonctionnement technique de la machinerie.

Un rassemblement a eu lieu devant l'entreprise à l'appel du comité d'entreprise de Newark et de LAB : "Les accidents du travail dépendent de l'attitude des patrons, car il est entre leurs mains d'investir dans la qualité de l'emploi et la prévention." "Les accidents ne sont pas des hasards, une fois de plus les caractéristiques du travailleur mort sont les mêmes : jeune et sous-traité."
La CGT a souligné les dangers de la sous-traitance : "Les travailleurs ne connaissent pas bien le terrain, et ils ne peuvent pas travailler en sécurité." Elle a dénoncé que la sous-traitance s'est généralisé sous l'effet de la table de négociation et des réformes du travail.

D'après les données des syndicats, 3 travailleurs sont morts au travail en Navarre depuis le début de l'année.

Le 13 février, un ouvrier est mort dans un dépôt de Petronor à Muskize (Bizkaia). Au vu du lieu et de la nature de son travail, il devait suivre un protocole de sécurité. On enquête sur la cause de l'accident. Il serait mort d'asphyxie.

Le 15 février, un ouvrier de 24 ans est mort dans l'entreprise Tubacex à Laudio (Araba), une grosse pièce lui est tombée dessus, et il est mort sur place. Une enquête a été ouverte.
Il travaillait avec un contrat temporaire et selon les syndicats l'accident était "entièrement évitable". Les ouvriers de Tubacex de Laudio et Amurrio ont cessé le travail pendant une journée, et fait une protestation.


Le 19 février, A. F. Z., ouvrier de 53 ans, est mort à Berriz (Bizkaia) le 19 février, pris par le train dans un passage sans barrière, alors qu'il donnait des instructions pour traverser la voie ferrée du train Bilbo-Donostia, au chauffeur d'un camion de grande taille transportant du matériel pour les travaux d'à côté. L'homme travaillait pour l'entrepise Cobra de Madrid sous-traitée par Euskotren. Les médecins n'ont pu que constater sa mort.
Selon les autorités, le passage est de catégorie A, peu de véhicules passant pas là, et il y des signaux fixes et non pas des barrières de sécurité.

ELA a dénoncé qu'il s'agit du troisième ouvrier qui meurt en une semaine, et qu'il s'agit encore une fois d'une conséquence de la précarité. Dans toutes les entreprises, grandes ou petites, il y a un manque de mesures de sécurité, et l'administration n'a pas de volonté de chercher de solution.

Il y a eu deux autres accidents du travail le 19 février. A Donostia, un chauffeur de 49 ans est tombé de la route avec son camion. Il a été emmené en ambulance avec de graves blessures.
A Hernani, les pompiers ont du sortir un ouvrier qui travaillait dans les travaux de l'autoroute d'Urumea. Ils l'ont emmené blessé à l'hôpital.


Selon le comptage de LAB, 12 travailleurs sont morts en Euskal Herria depuis le début de l'année. L'année dernière 80 avait perdu la vie. Comparé aux années précédentes, le nombre d'accidents avait baissé, surtout parce que beaucoup de travailleurs étaient au chômage


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