Un attentat dans le Nord de l'Irlande tue un policier

Publié le par FPL

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Un policier catholique de 25 ans a été tué samedi 2 avril par une bombe apparemment placée sous sa voiture, en Irlande du Nord. L'explosion s'est produite samedi après-midi vers 16 heures locales, 17 heures à Paris, à Omagh. La ville est située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Belfast.


L'information a été confirmée par la policer de l'Ulster et par un député britannique local, Jeffrey Donaldson, interrogé par la chaîne de télévision britannique Sky News. "Une bombe a été placée sous la voiture d'un jeune policier catholique, qui a récemment intégré les services de police en Irlande du Nord", a déclaré l'élu. Le véhicule était garé devant son domicile.

REGAIN DE TENSION

Il s'agit de la première attaque meurtrière visant un membre des forces de l'ordre de la province depuis mars 2009 lorsque le groupe républicain dissident Ira-Continuité avait abattu un policier dans le comté d'Armagh. Aucun groupe n'a revendiqué dans l'immédiat cet attentat. Mais il intervient alors que la province du nord de l'Irlande connaît un regain de tension. Lundi, une voiture piégée a été désamorcée à Londonderry, deuxième ville de la province, et les forces de l'ordre ont été placées en état d'alerte face à la résurgence des formations qui ont rompu avec l'Armée républicaine irlandaise (Ira) depuis les accords de paix de 1998.

La province britannique d'Irlande du Nord (Ulster) a été le théâtre pendant une trentaine d'années de violences politiques entre séparatistes catholiques et loyalistes protestants, qui ont fait plus de 3 500 morts et ont pris fin avec l'accord dit du vendredi saint d'avril 1998. La ville d'Omagh avait été le théâtre du plus sanglant attentat de l'histoire de l'Ulster lorsque 29 personnes avaient été tuées dans une attaque à la bombe perpétrée en 1998 par l'Ira-Véritable.

LES SOUFFRANCES ET LES DOULEURS DU PASSÉ

La paix signée cette année-là avait mis un terme quasiment définitif au conflit entre les nationalistes catholiques demandant le rattachement à l'Irlande et les protestants souhaitant demeurer dans le Royaume-Uni. L'Armée républicaine irlandaise (IRA), bras armé historique de la cause républicaine, a renoncé à la violence, mais des groupes dissidents continuent de prôner la violence. Une trentaine d'attentats ou tentatives d'attentats ont frappé l'Ulster l'an dernier, tous attribués à des dissidents de l'IRA, sans toutefois faire de mort.

Le premier ministre de la République d'Irlande, Enda Kenny, a réagi en accusant les responsables de cet attentat de "vouloir nous ramener vers les souffrances et les douleurs du passé". "Ils doivent savoir qu'ils ne pourront jamais réussir en rejetant la volonté démocratique du peuple", a-t-il ajouté.

 

LEMONDE.FR

 

AFP - Un policier de 25 ans a été tué samedi dans un attentat à la voiture piégée à Omagh, en Irlande du Nord, a indiqué la police.


"Un homme a été tué dans une explosion à Omagh", a déclaré une porte-parole de la police nord-irlandaise. "Un engin a explosé sous la voiture de cette personne âgée de 25 ans" peu avant 16H00 (15H00 GMT), a-t-elle ajouté.


Quelques minutes plus tôt, un responsable local avait annoncé à l'AFP le décès du policier. L'officier de confession catholique avait fini sa formation il y a trois semaines, selon la même source.

Aucun groupe n'a revendiqué dans l'immédiat cet attentat.


C'est le deuxième policier à être tué en Irlande du Nord depuis 2009.

Des élections locales prévues le 5 mai

La ville de Omagh, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Belfast, la capitale de l'Irlande du Nord, avait déjà été le théâtre de l'attaque la plus meurtrière du conflit nord-irlandais. Le 15 août 1998, 29 personnes avaient été tuées dans un attentat à la voiture piégée, qui avait été revendiqué par l'IRA véritable, opposé au processus de paix.


L'attaque de samedi intervient après la dissolution, la semaine dernière, de l'assemblée d'Ulster en vue des élections locales prévues le 5 mai.


Le Premier ministre de la République d'Irlande, Enda Kenny, a réagi en accusant les responsables de cet attentat de "vouloir nous ramener vers les souffrances et les douleurs du passé".

"Ils doivent savoir qu'ils ne pourront jamais réussir en rejetant la volonté démocratique du peuple", a-t-il ajouté.

 

Des groupes dissidents de l'IRA poursuivent la lutte armée

La province britannique d'Irlande du Nord (Ulster) a connu pendant une trentaine d'années des violences politiques entre séparatistes catholiques et loyalistes protestants, qui ont fait plus de 3.500 morts et ont quasiment pris fin avec l'accord dit du vendredi saint d'avril 1998.


L'Armée républicaine irlandaise (IRA), composé de catholiques et bras armé historique de la cause républicaine, a renoncé à la violence, mais des groupes dissidents continuent de prôner le recours aux armes. Une trentaine d'attentats ou tentatives d'attentats ont frappé l'Ulster l'an dernier, tous attribués à des dissidents de l'IRA, sans toutefois faire de mort.


Interrogé sur la chaîne de télévision britannique Sky News samedi, un député local, Jeffrey Donaldson, a affirmé que "les républicains dissidents avaient intensifié récemment leurs activités".

 

France24

Publié dans Peuples en Lutte

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