vingt membres présumés du FLNC UC devant les assises

Publié le par FPL

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source photo archive nouvelobs

 

Vingt membres présumés du FLNC-Union des Combattants, un groupe nationaliste corse, ont été renvoyés jeudi devant la cour d’assises de Paris pour une série d’attentats, notamment un tir de roquette contre la caserne de CRS d’Aspretto et un jet de grenade dans l’enceinte de la préfecture d’Ajaccio en 2007, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

 

Dix-neuf de ces vingt personnes, membres présumés d’une cellule du FLNC-UC, sont renvoyées sous des qualifications criminelles pour sept attentats, cinq mitraillages, un tir de roquette et un jet de grenades qui se sont déroulés entre avril 2007 et janvier 2008. Douze sont en détention provisoire et huit sont libres. Toutes ont plus ou moins reconnu leur participation aux différentes actions.

 

Trois des accusés devront répondre de « tentative d’assassinat » et de « complicité « d’assassinat » pour deux actions, le jet de grenade dans la cour de la préfecture d’Ajaccio, dans la nuit du 19 au 20 décembre 2007. Et le mitraillage du palais de Justice de cette ville le 19 février 2008, où un éclat de projectile s’était logé dans le portefeuille de l’un des CRS en faction devant l’édifice public.

 

L’enquête sur les actions imputées au FLNC-UC s’est accélérée avec la découverte en février 2008 de deux caches d’armes et d’explosifs, l’une dans un box d’un sous-sol d’une résidence d’Ajaccio et l’autre à Porticcio (Corse-du-Sud). En avril, se déroulait une première vague d’interpellations parmi des jeunes militants présumés du FLNC-UC sur commission rogatoire des juges d’instruction Gilbert Thiel et Thierry Fragnoli.

 

Composée de militants âgés d’une vingtaine d’années, dont moins d’une dizaine étaient actifs, cette cellule était dirigé par un ancien membre du FLNC, âgé d’une cinquantaine d’années.

 

Deux des cinq mitraillages qui sont imputés à cette cellule ont visés des locaux des douanes à Ajaccio à 24 heures d’intervalle en octobre 2007 et trois autres des bâtiments du palais de Justice de la même ville entre novembre et février 2008. Les sept attentats par explosifs ont été perpétrés contre cinq édifices publics, un commercial et un privé. Il leur est reproché également un tir de roquette contre la caserne d’Aspretto le 15 septembre 2007.

 

Au total, vingt-deux personnes avaient été mises en examen dans ce dossier. Deux ont bénéficié d’un non-lieu.

 

AP

Publié dans Corsica

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