Corsica

Samedi 21 novembre 2009

 


Une centaine de militants de Corsica Libera s’étaient donné rendez-vous ce matin sur la port de Prupià, afin de bloquer le départ de deux camions transportant du bois issu de coupes sauvages à destination de la Sardaigne. Par cette action, Corsica Libera tient ainsi à dénoncer le pillage des forêts de chêne verts, le mouvement tient également à soulever les problèmes existants dans la filière bois de chauffage, ainsi que divers problèmes liés à la gestion des forêts. Distribution de tracts, lancement d’une pétition et conférence de presse étaient au programme de cette journée d’action.

 

source et lien vers la pétition : Corsica Libera


Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 novembre 2009

 

PROCÈS DES MARINS DU PAOLI

 

 

Le 19 et le 20 novembre 2009 au Tribunal d’Instance de Marseille, les 4 marins STC du PASCAL PAOLI seront jugés.

 

Ils encourent des peines de prison ferme ainsi que la perte de leur emploi et de leurs droits civiques.

 

L’enjeu de ce procès dépasse bien entendu la répression qui touche nos militants ; il concerne d’une part le droit à l’expression et à l’action syndicale et d’autre part la place des Organisations syndicales au sein d’une société dite « démocratique ».

 

Depuis plusieurs semaines, le cercle des solidarités s’est élargi et compte aujourd’hui en plus de l’ensemble des organisations syndicales bon nombre de responsables et de partis politiques français : NPA, Europe Écologie, entre autres.

 

Conscient de l’importance de ce procès, le STC avec ses partenaires de la société civile, des politiques et les syndicats, appellent à renforcer la mobilisation et à manifester la solidarité avec les 4 marins concernés comme suit :

 

Le 19 novembre appel à un débrayage d’au moins 15 minutes dans tous les secteurs d’activité avec regroupement devant chaque établissement à partir de 8h30 à l’ouverture du procès.

 

Le 20 novembre à partir de 17h00 nous appelons l’ensemble de la population à se rassembler devant les palais de justice de BASTIA et AJACCIO et marquer ainsi leur solidarité.

 

Durant les deux jours du procès, un rassemblement se tiendra devant les grilles du tribunal de Marseille, 6, place Montyon (6°), métro : Estrangin-Préfecture.

 

La mobilisation doit être à la hauteur de l’attaque portée par le gouvernement français qui tente systématiquement de criminaliser les actions syndicales et entend ainsi faire plier et faire taire les travailleurs en lutte.

 

Sindicatu di i Travagliadori Corsi

Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 novembre 2009

 

 

Cette semaine les murs de corse se sont recouverts d’affiches et de tags visant à honorer la mémoire de Ghjuvan’Battì Acquaviva, militant martyr de la lutte de libération nationale. On pouvait notamment y  lire «  Eroi di l’eternu » « mortu pè u nostru avvene » ou encore « mortu per a Corsica ».

 

C’est dans la nuit du 14 au 15 novembre 1987 que Ghjuvan’Battì Acquaviva a trouvé la mort lors d’une opération du FLNC. Ghjuvan’Battì avait fait le choix de la lutte armée pour défendre ses idées et résister à l’agression faite à son peuple. Son nom est désormais gravé dans le marbre de l’Histoire où il incarne le militant désintéressé pur et dur. Son image à traversé les générations et aujourd’hui encore Ghjuvan’Battì demeure un exemple de force et de détermination pour la jeunesse corse. Symbole d’abnégation, la communauté universitaire lui a rendu hommage en baptisant de son nom un amphithéâtre de l’università di Corsica.

 

 

Un assassinat de sang froid

 

L’assassinat de Ghjuvan’Battì reste un crime impuni, le Colon Roussel court toujours, protégé par l’état français sous une nouvelle identité. La version des faits avancer par Roussel ne résiste pas un examen minutieux. Ce dernier affirme s’être battu avec le jeune homme dans la maison, l’avoir désarmé, et une balle aurait été tirée accidentellement. Hors Ghjuvan’Battì avait 25 ans, il était entraîné et n’aurait eu aucun mal à mettre K.O le colon d’une soixantaine d’années. De plus des traces de graviers ont été retrouvées sur le corps du jeune corse, ce qui exclu une bagarre dans la maison. Dehors, des graviers ont été remplacés à un endroit très précis après le crime, coïncidence ? L’arme du militant était un calibre 222 valmet, ce calibre ne correspond pas à l’arme du crime, et bizarrement les armes du colon Roussel n’ont pas été examinées. Rajoutez à cela la mystérieusement disparition de pièces à conviction (porte d’entrée portant une impact de balle, meubles) et vous êtes face à une manipulation judicaire manifeste.

 

Malgré cette version des faits bancale, l’affaire s’est soldée par un « non lieu ».

 La cave du colon Roussel fut racheté à bon prix par l’état français et transformé… en caserne de CRS.

 

La version du FLNC semble plus plausible au regard des éléments dont nous disposons.

 

Voici la déclaration du F.L.N.C du 17 Novembre 1987 :

 

 

« Nous réitérons notre hommage à notre frère Ghjuvan'Battista Acquaviva et confirmons notre précédente déclaration : notre militant a été froidement abattu alors qu'il assurait le repli du commando qui avait dû renoncer à l'opération initialement projetée.

Les faits sont les suivants :

 

Ralentis dans leur progression par les dispositifs de protection installés autour de la ferme du colon Roussel (boites de conserves suspendues à des fils, chiens de garde...) et par de nombreux incidents techniques qui avaient contrarié le bon déroulement de l'opération, nos militants ayant constaté que la villa avait été soudain éclairée puis, après quelques minutes, totalement plongée dans l'obscurité, ont décidé de renoncer à l'action qui aurait dû autrement se dérouler sans violences physiques. Nous tenons à préciser que sur ce type de commando JAMAIS un militant seul n'investit un objectif. Les militants agissent groupés.

 

Pendant que le véhicule du commando quittait les lieux, Ghjuvan'Battista, qui disposait d'un véhicule personnel - La voiture retrouvée à quelques dizaines de mètres - a quitté le dernier les alentours de la ferme. Le colon Roussel qui avait curieusement coupé les lumières a ABATTU Délibérément notre militant à l'extérieur de la maison alors qu'il se retirait et qu'il n'était plus un danger pour personne. Un membre du commando qui avait entendu deux coups de feu est revenu sur les lieux pour savoir ce qu'il était advenu de Ghjuvan'Battista. Après de vaines recherches dans l'obscurité la plus totale, pensant que Ghjuvan'Battista avait rejoint son véhicule, le militant s'est retiré.

 

C'est seulement après avoir perpétré cet assassinat de sang froid que le colon Roussel a avisé la gendarmerie de Viscuvatu. Il avait fait le choix de tuer alors qu'il ne courait plus aucun risque et que la pseudo agression qu'il aurait subie n'est qu'une manipulation pour camoufler le crime.

 

Il a bénéficié dans ce montage de l'aide de la gendarmerie qui a confirmé sa déclaration d'une prétendue lutte qui se serait déroulée à l'intérieur de la maison. En interdisant notamment l'accès des lieux à la presse, les autorités se sont d'ailleurs efforcées de limiter l'impact de ce drame en dissimulant sciemment l'identité de notre militant pendant de longues heures, faisant même pression sur le médecin légiste pour faire dire que le meurtre avait eu lieu à bout touchant et non à bout portant.

 

En corse tuer un nationaliste n'est pas un crime pour la justice française mais un droit"

 

 

A TE GHJUVA'BATTI... »

 

A ceux qui sont tombés

 

En ce jour de souvenir pour Ghjuvan’Battì Acquaviva, n’oublions pas que d’autres sont également tombés pour cette même lutte. N’oublions pas également qu’ils étaient tous des fils, des frères, des amis et pour certains des pères. Une pensée, donc, pour les familles meurtries de ces patriotes.

 

Guidu Orsoni, 17 juin 1983, enlèvement du militant du FLNC par des voyous à la solde de l’état français. Torturé, son corps ne fut jamais retrouvé.

 

Stefanu Cardi, 43 ans, militant du FLNC, disparu le 10 janvier 1984 en posant une bombe à Capu di muru. Il était père de 3 enfants.

 

Ghjuvan’Battì Acquaviva 25 ans ,15 novembre 1987, assassiné par un colon à Querciolu.

 

Michel Henry, 29 mars 1995, militant du FLNC incarcéré pour l’affaire de Sperone (1994).Mort en cellule des suites d’un cancer que l’administration pénitenciere soignait avec du doliprane.

 

Jean Luc Orsoni, 16 avril 1996, Tombé dans une embuscade du RAID en compagnie de Carlu Santoni. Les policiers ne portant ni brassard ni signe distinctif en pleine guerre fratricide. Sans surprise une fusillade éclate coûtant la vie d’un policier du RAID et de Jean Luc Orsoni. En mai 98 la stèle  de Jean luc Orsoni a été profané par les « amis » du policier du RAID.

 

Filippu Franceschini, 19 ans, 3 juillet 2002, trouve la mort en manipulant des explosifs.

 

Lisandru Vincenti, 24 ans, 22 janvier 2006, militant du FLNC 22/10 disparaît en posant une bombe sur la perception d’Aix en provence.

 

Antone Schinto 44 ans et Stefanu Amati  34 ans, 21 août 2006, Militants du FLNC 22/10 ils périssent dans l’explosion prématuré d’une bombe destiné aux hélicoptères de la société Yankee lima.

 

Anghjulu Maria Tiberi, 55 ans, 4 janvier 2007, disparaît lors d’une action du FLNC-UC sur des villas en bord de mer à u Sulaghju. Il était père de 2 enfants.

 

Cette funeste liste doit amener à une réflexion. A l’orée de l’adolescence ou père de famille, pourquoi ces hommes insérés dans la société et appréciés ont mis en péril leur vie au service d’un idéal ?

Sans doute faut il y  voir le symptôme d’un malaise, d’une crise profonde qui ne trouve pas de solution dans l’espace public. A la lumière de cela, comment peut nier le « problème corse » en affirmant tranquillement que la corse est la France, sans autre problème que celui provoqués par quelques excités ?

Ceux qui détiennent le pouvoir sans agir pour l’intérêt collectif du peuple corse portent la responsabilité de ces drames.

Chaque bombe qui éclate est un cri de colère et de détresse car quitter femme et enfants au petit matin pour mener une action clandestine n’a pas lieu d’être dans un pays dit démocratique. Pourtant entre les frontières de ce pays qui s’autoproclame des droits de l’homme, le fracas des bombes à tantôt un accent breton, basque, occitan ou corse.

 

En espérant que cette triste liste cesse de s’allonger. L’urgence d’une solution politique à ce conflit vieux de plus de deux siècles est plus que jamais d’actualité.

 

In memoria di tutti quelli chi so cascati pè a Nazione.

 

Pour en savoir plus

 


 

Concernant l’assassinat de Ghjuvan’Battì Acquaviva, il est impératif de lire le livre « l’eternu sguardu » en vente au profit des prisonniers politiques sur ce lien

 

Rejoindre le groupe facebook Ghjuvan Battì Acquaviva : in memoria

 

Articles du Ribombu novembre 2006 et novembre 2005 "les faits ne sont pâs prescrits"

 

Réagir sur le forum FPL

Par Ghjuvà
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009

 


Depuis quelques années, les 3 syndicats nationalistes de l’Università di Corsica (CSC, GI, GP) militent pour la défense des droits et des intérêts des étudiants, l’épanouissement et le développement de l’Università di Corsica sans oublier notre langue, notre culture et notre patrimoine identitaire.

 

Cela fait maintenant plusieurs années que les étudiants de l’Università di Corsica ont le choix entre 3 structures syndicales nationalistes qui ont souvent travaillé ensemble.

 Le dernier partenariat en date (qui concernait la réforme Pécresse) nous a permit de constater qu’une nouvelle structure unique et soudée est devenue incontournable.

 C’est donc en toute logique que cette rentrée a débuté avec des discussions en vue de la création d’un nouveau syndicat.

 Au cours de cette entreprise, seules, la CSC et la GI iront au bout pour donner naissance à un syndicat nationaliste :

 

A Consulta Di A Ghjuventù Corsa

 

 La Ghjuventù Paolina ayant refusé d’y participer pour des raisons qui lui sont propres. Cependant, notre porte leur reste ouverte.

 

Cela s’accompagne de la disparition des sigles et noms historiques des syndicats.

 La CGC se dote d’une nouvelle charte s’inspirant de celle établie par les créateurs de la CSC, mais enrichie par l’expérience de ces 30 dernières années.

 

Nous nous engageons à être présents pour le bien être et le respect des droits des étudiants, l’épanouissement et le développement de l’Università (par exemple en apportant notre contribution à la mise en place de cursus d’avenir au sein de notre institution), sans oublier la promotion et la défense de la langue, de la culture et du patrimoine corse.

 

Nos priorités concerneront le volet social, à savoir la rénovation et l’amélioration des services du CROUS (WIFI, bourses…), l’accès à des logements décents, la lutte contre la précarité et la vie chère. En effet, il nous semble anormal que Corte soit aujourd’hui la ville la plus chère de Corse au niveau de la grande distribution : en témoigne le fait que le public principal des Restos du Cœur est majoritairement constitué d’étudiants.

 

La construction de la BU, l’extension de l’IUT et l’amélioration du service et du suivi des étudiants ERASMUS seront également au cœur de nos actions.

 

Nous seront aussi présents sur les terrains culturels et associatifs.

 

Notre but est le bon fonctionnement de notre outil de travail qu’est l’Università, l’amélioration de son impact au niveau international et la formation de jeunes à pouvoir s’impliquer dans la vie associative et politique de notre nation.

 

Nous revendiquons notre ouverture à l’ensemble des étudiants afin de mener nos actions à bien.

 

Cunsulta di a Ghjuventù Corsa

 

Source Unità Naziunale

Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009

 

Réflexion sur une réunification...(Article du site de Corsica Libera )

 

 

Plusieurs semaines après une communication à la presse du FLNC, en marge des journées de Corti le 9 Août 2009, une réflexion est nécessaire. Ces quatres lettres, peintes sur des murs, gravées sur des bancs d’écoliers, alignées en bas de communiqués impriment l’histoire de la lutte du Peuple Corse et de la Corse tout court.

Avec ses acquis, ses espérances, ses douleurs, et ses erreurs aussi. Le FLNC a porté la lutte des années 80, imprimant sa marque, traçant le chemin comme cela est nécessaire dans les années de construction d’un combat et de réveil d’un peuple. Puis la nécessité d’une « Direction politique » s’effacera. Le FLNC, au delà de ses actions contre l’Etat et contre la spoliation ou la normalisation culturelle, va considérablement défricher le champ politique.

A la fin des années 80, le Front de Libération abandonne toute part exagérée de romantisme guévariste pour un « projet de société » environnementaliste novateur qui permet de pérenniser le Peuple corse en Méditerranée. Il donne de celui-ci une définition évolutive comme communauté vivante. Il aborde une vision européenne et internationale de la Corse. Toutes ces idées sont maintenant des outils intellectuels pour tous les Corses.

Mais dès 1989, la résistance politico-militaire se trouvera divisée durablement, et viendra le temps de la multiplication des factions et des sigles. Le temps des déchirements et des compromissions marqua une partie des années suivantes, suivies par l’étape unitaire de décembre 1999 avec « l’union des combattants ». Les mouvements politiques publics s’étant eux ressaisis, après introspection, avec les accords de Migliacciaru.

Vingt ans après la cassure du Front, un pas pour la réunification stratégique globale a été posé le 9 Août 2009 : c’est une donnée majeure. En Mai 2008, dans son premier communiqué accompagnant des revendications , le FLNC 1976 annonçait l’union de résistants et lançait « un appel à tous les combattants sincères. Notre initiative a pour objectif la réunification totale et le renforcement du FLNC sur les fondements de la création historique du FLNC le 5 mai 1976, en les adaptant continuellement à la modernité et aux évolutions du monde. »

Il s’agissait déja de tendre vers la réunification. Au niveau idéologique et stratégique, la revendication fondamentale de la reconnaissance du Peuple corse et de ses droits nationaux (qui est fondatrice puisque présente dans le premier tract du FLNC en mai 1976) est partagée bien sùr, et de grandes convergences étaient en place.

> La dictature du libéralisme économique est condamnée unanimement par les clandestins. Dans une interview au mensuel CORSICA, en novembre 2008, le FLNC 22 Octobre dénonçait « le contexte international avec la libre circulation des capitaux et le diktat de l’économie de marché et la libre concurrence. » La Corse ne doit pas être livrée « aux appétits financiers de la politique ultralibérale dévastatrice »,  selon la communication du FLNC 1976 en mai 2008.  Alors que le FLNC Union des Combattants affirmait en octobre 2008 dans un communiqué : « La libre circulation des biens et des personnes, la libre entreprise, en l’absence de tout encadrement législatif approprié permettent la disparition programmée du peuple corse. »

 

> Les résistants ont aussi renoncé définitivement à toute ingérence dans le mouvement public ou dans les luttes en général ainsi qu’ à toute injonction sur la société corse. « Le refus négationniste de l’Etat français, cette répression généralisée démontrent que la France en Corse ce n’est surtout pas le pays des droits de l’homme. Dans ce contexte, notre action trouve toute sa signification : sans hégémonie aucune mais  avec une traduction claire. Elle est résistance parmi tant d’autres formes de résistance. N’en déplaise à nos détracteurs (…) nous sommes une émanation de notre peuple, comprise et acceptée. » C’est ce qu’on pouvait lire dans un communiqué du FLNC UC de janvier 2009. Le FLNC 1976 affirmait lui dans le communiqué de mai 2008: « Pour notre part, nous ne nous immiscerons pas dans les prérogatives des organisations publiques dont nous sommes totalement indépendants et solidaires » .

> Les clandestins se veulent un rempart d’autodéfense et une alerte car des élus  irresponsables et extrémistes veulent simplement accompagner le tendanciel et faire de la Corse une zone résidentielle, un Corsicaland aculturé et inégaliatire. « Le Plan de développemement de la Corse (PADDUC) qui est censé donner les lignes directrices pour les 50 années à venir ne nous propose qu’un seul axe : la dépossession de la terre corse et la multiplication des résidences secondaires pour milliardaires, Peoples ou retraités du Nord de l’Europe, » pouvait-on lire dans un tract du FLNC 1976 diffusé sur le tour de Corse auto en Octobre 2008.

Conscients des enjeux actuels, des résistants affirment donc le 9 Août 2009 : « Nous appelons  à un renforcement et à une réunification stratégique de toutes les forces politico-militaires sur les bases organisationnelles de la création du FLNC. Notre résistance se renforcera jusqu’à une résolution politique de fin de conflit. Nous apportons notre soutien à tous nos frères emprisonnés ».

Dans les cours de promenades à Fleury, à Fresnes ou ailleurs, la réunification avait pris souvent de l’avance. Un règlement politique doit ramener ces patriotes libres chez eux, au milieu d’un peuple ayant retrouvé tous ses droits.

Plus de 30 années après sa création, le FLNC demeure la principale organisation politique au service des intérêts collectifs du Peuple Corse…


 

Source  site Corsica Libera

Par Site Corsica Libera
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009


Un millier de personnes dans les rues de Bastia pour dire non à la répression antisyndicale.Parmi elles de nombreuses personalités politique comme Gilles Simeoni (Chjama), les eurodéputés Michele Rivarsi et François Alfonsi (PNC), Olivier Besancenot(NPA),Jean guy Talamoni (Corsica Libera)et bien d'autres.
En tete de cortège les 4 syndicalistes STC qui seront jugés le 19 et 20 novembre,Alain Mosconi  arborant notamment un tee-shirt de soutien au syndicat kanak USTKE.
La manifestation encadrée par un service d'ordre s'est déroulée dans le calme.

Reportage photo sur Unità Naziunale ici et

Réagir sur le forum FPL
Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009


"Inno à a ripressione contr'a i sindicalisti" tel est le mot d'ordre de la manifestation prévue ce samedi 31 à Bastia.une vingtaine de structures associatives,politiques,syndicales appellent à manifester (Ligue des droits de l'homme, CFDT,STC, A Federazione di l'Eletti, Corsica Libera, PNC entre autres).Venez nombreux pour soutenir les marins STC et pour refuser la criminalisation de l'action syndicale.

Samedi 31 octobre 2009 à 14h30, Place d'armes
,Bastia


Communiqué de Corsica Libera:

Corsica Libera s’élève contre la répression qui frappe les militants du STC dans le cadre de leur action syndicale.

A France Telecom, des délégués du STC ont été récemment entendus dans les locaux de la Police Judiciaire à la suite de la plainte déposée par leur direction pour séquestration, à la suite d’une occupation de locaux intervenue…en mai 2007 !

Les marins du Pascal Paoli comparaîtront devant le Tribunal Correctionnel de Marseille les 19 et 20 novembre prochains. Ils sont poursuivis pour des faits de séquestration et encourent 10 ans d’emprisonnement ainsi que l’interdiction d’exercer leur profession et leurs mandats syndicaux.

L’action exemplaire qu’ils avaient menée en septembre 2005 avait pourtant eu pour effet d’empêcher le démantèlement intégral de la compagnie publique au profit d’intérêts privés.

Corsica Libera appelle ses militants et sympathisants à participer massivement à la manifestation de soutien qui aura lieu à Bastia le 31 octobre 2009.

CORSICA LIBARA


Texte de l'appel à manifester de la charte de la société civile corse : sur ce lien

Autre tract de la charte: non à la répression anti syndicale

Réagir sur le forum FPL
Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009

Distribution de tract et collecte de don lors du derby : les joueurs de l’ACA et du Sporting porteront un teeshirt de Sulidarità

Lors de l’appel aux dons pour le financement des billets d’avion pour les familles des prisonniers en exil, les Corses ont fait preuve d’une très grande générosité puisque 12.000 € ont été récoltés, nous permettant d’offrir les billets d’avion aux familles pour Noël.

Nous désirons cependant pouvoir pérenniser cette aide en offrant au moins un billet par mois à chaque famille.

Pour cela, l’Associu Sulidarità organise demain soir, Vendredi 30 octobre, un nouvel appel aux dons avec vente d’autocollants, à partir de 18 h, aux entrées du Stade Armand Cesari à Furiani à l’occasion du derby.

A cette occasion, les joueurs du Sporting Club de Bastia ainsi que de l’ACA porteront, lors de l’échauffement, des tee-shirts au logo de l’Associu Sulidarità en signe de leur solidarité.

 

Associu Sulidarità

Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 26 octobre 2009

 

Président du groupe indépendantiste Corsica Libera à l'assemblée de Corse, membre du Conseil de la langue et de la culture corses, Jean-Guy Talamoni a un blog très visité et plein d'amis sur facebook. Lorsqu'il ne plaide pas dans les prétoires, il écrit des livres politiques et sur la langue corse. Son camp, celui des nationalistes dits radicaux, n'aura probablement aucun souci d'alliances contrairement à tous les autres. Mais un projet à défendre, Corsica 21 (1), dont l'ambition est de s'adresser aux Corses ouverts à une alternative identitaire dans les domaines de l'économie, de l'écologie, de la solidarité sociale, et prêts à valider la « citoyenneté corse ». Pour l'avocat, la meilleure défense, c'est encore l'attaque...

 

Conduirez-vous la liste de Corsica Libera aux territoriales ?

 

La question des candidatures n'a pas été abordée par le mouvement. Nous avons préféré commencer par le projet, ce qui est certainement plus important pour la Corse. À ce jour, Corsica 21 est le seul projet soumis à l'appréciation des Corses.

 

Peut-on valablement bâtir un projet avec de l'anti Padduc ?


Certes, Corsica 21 propose une direction diamétralement opposée au Padduc, mais il n'est pas seulement cela. Dans ce document, particulièrement précis, nous abordons tous les sujets qui intéressent la vie des Corses, y compris certains que le Padduc a totalement ignorés. Je pense notamment à la santé publique, domaine important pour tous les Corses. Nos propositions sont précises et novatrices à cet égard, comme en d'autres matières.


Instaurer une « citoyenneté corse », ce n'est pas aller à contre-courant de l'histoire ?

 

Bien au contraire, on voit aujourd'hui un certain nombre de régions européennes protéger à travers de tels dispositifs leur identité et la maîtrise de leur développement. Je précise qu'une citoyenneté fondée sur dix ans de résidence, sauf pour les Corses de la diaspora, est une démarche particulièrement ouverte. Dans le même temps, elle permettrait de traiter un certain nombre de problèmes majeurs, comme la dépossession immobilière par des étrangers fortunés.

 

Quel tourisme préconisez-vous ?

 

Aujourd'hui, la politique des résidences secondaires conduit à la catastrophe. Dans certaines communes comme Porti-Vecchju, le parc de résidences secondaires est supérieur à celui des résidences principales. Ainsi, les Corses ont de plus en plus de mal à accéder à la propriété, car les prix ont augmenté de façon vertigineuse. Par ailleurs, il faut savoir qu'au plan social, le tourisme de résidences secondaires a des retombées extrêmement réduites, quelques places de gardiens à l'année et quelques heures de ménage généralement « au noir ». En revanche, le même nombre de touristes accueillis dans des structures hôtelières génère des emplois déclarés avec toutes les garanties sociales. Le bilan de la saison 2009 montre que malgré un nombre de passages conséquent, les chiffres de l'industrie touristique ne sont guère réjouissants.


Qu'est-ce que vous suggérez pour les améliorer ?

 

Déjà, ne pas aggraver la situation comme le ferait le Padduc qui est fondé sur l'économie résidentielle. Ensuite, ne plus subir le tourisme mais l'organiser, en liaison avec le secteur des transports et les autres domaines d'activité économique.

 

À propos des transports, une compagnie maritime régionale, c'est vraiment crédible ?

 

Beaucoup disaient naguère qu'une compagnie aérienne ne l'était pas. Pour notre part, nous avons toujours défendu la CCM et nous maintenons notre proposition relative à une compagnie maritime corse. Ce qui se passe actuellement à la SNCM nous conforte dans notre position.

 

Vous évoquez la CCM. Vous êtes hostile aux low cost ?

 

Absolument pas. Nous estimons qu'il y a une place pour les low cost et un périmètre pour le service public, lequel doit être préservé.

 

Avec quel argent allez-vous financer votre projet ?

 

Corsica 21 propose un certain nombre de moyens financiers à travers la mobilisation de l'épargne corse, un code des investissements et un statut fiscal spécifique. Nous formulons dans notre projet des propositions concrètes et réalistes à cet égard.


Vous dénoncez les appétits spéculatifs et affairistes, mais les nationalistes n'y ont pas aussi succombé, par le passé ?


Sur ce point, je vais être très clair. Les dérives constatées en Corse depuis quelques années relèvent d'un lien entre mandats politiques, activités économiques et pratiques illégales voire mafieuses. Les nationalistes n'ont jamais été en charge de structures publiques importantes, comme la CTC, les conseils généraux, les grandes villes. Ils ne peuvent donc avoir participé à ce genre de phénomènes particulièrement préoccupants. Nous pensons que le Padduc, s'il venait à être mis en oeuvre, aggraverait encore les choses.


Si Corsica Libera n'est plus représentée à l'assemblée de Corse, faut-il craindre un regain de la violence clandestine ?

 

D'une part, le lien que vous faites entre ces deux points n'est pas pertinent. D'autre part, nous n'envisageons pas l'hypothèse d'une assemblée de Corse dans laquelle Corsica Libera ne serait pas représentée.

 

La violence n'est-elle pas, finalement, un lourd handicap pour vous ?

Étymologiquement, le mot violence signifie « abus de la force ». À mon avis, un tel abus relève en Corse de la politique menée par Paris, tant en matière de négation de nos droits collectifs qu'en matière répressive.


Existe-t-il encore un espace de discussion avec Paris ?

 

Actuellement pas en ce qui concerne Corsica Libera.

 

Pas même sur la question du rapprochement des prisonniers ?

 

La commission anti-répressive fait son travail. Malheureusement, force est de constater que sur ce point, très important pour de nombreuses familles corses, l'état français a renié ses engagements de la façon la plus honteuse.


Espérez-vous une trêve du FLNC pendant la durée de la campagne ?

 

Cette question relève de l'appréciation des militants clandestins eux-mêmes.

 

Que pensez-vous de la proposition de Paul-Jo Caïtucoli de constituer une seule et grande liste nationaliste ?

 

La démarche de Paul-Jo Caïtucoli est louable. Nous participons d'ailleurs aux réunions qu'il organise. Je rappelle que la Ghjunta de Corsica Libera a donné mandat à l'exécutif du mouvement pour rechercher des convergences, tout particulièrement avec les autres formations nationalistes. Aujourd'hui, les indépendantistes, unis au sein de Corsica Libera et munis d'un projet politique, peuvent être parfaitement sereins et prêts à la discussion.


Mais un rapprochement est-il encore possible ?

 

En ce qui nous concerne, notre position est ouverte.


De qui êtes-vous le plus proche, Simeoni ou Angelini ?

 

Je pense qu'il est caricatural de réduire la situation actuelle à une question d'hommes. C'est aussi le message que nous avons voulu lancer en direction de l'opinion, en donnant la priorité au projet par rapport aux questions des candidatures.


Vous craignez des compromissions de la part des nationalistes modérés après le 1er tour ?

 

Je suis persuadé qu'aucun nationaliste ne voudra verser dans la compromission. à Corsica Libera, nous estimons que l'accès aux responsabilités peut-être un moyen pour servir la Corse, en aucun cas une fin en soi.

 

La réforme des collectivités de 2014 ressemble à la proposition Sarkozy de 2003 et vous étiez favorable

 

Nous avions appelé à voter oui au référendum, et je continue de penser que la courte victoire du non a fait perdre beaucoup de temps à la Corse. Nous demeurons favorables à une évolution institutionnelle, et nous avons formulé dans notre projet des propositions praticables, comme une assemblée de Corse pourvue du pouvoir législatif et une chambre des provinces assurant une représentativité aux territoires. Ce bicamérisme aurait l'avantage de simplifier la situation institutionnelle actuelle, puisque nous avons aujourd'hui trois assemblées délibérantes munies de compétences qui se chevauchent souvent.


Mais la Corse n'est pas concernée, a dit Nicolas Sarkozy...

 

Ça, ce sera aux élus de le dire après les Territoriales de 2010. Ce serait quand même un comble si la Corse était maintenue dans le statu quo, au moment où une réforme se produit en France !


Moitié moins d'élus, c'est moitié moins de pratiques claniques...

 

On peut voir les choses comme ça. Ce qu'il y a de certain, c'est que les conseils généraux sont depuis des décennies le nid du clanisme et du clientélisme.

 

Les Corses semblent apprécier le film d'Audiard Un prophète : vous ne faites pas preuve d'un esprit obtus ?

 

Pour savoir ce que pensent les Corses, il faudrait se livrer à une enquête sérieuse et ne pas s'arrêter à quelques réactions relevant parfois de l'auto flagellation, toujours du politiquement correct. La liberté de création doit être protégée. Loin de nous l'idée d'y porter atteinte. Mais a-t-on le droit, pour notre part, d'exercer notre liberté d'expression et de dire que ce film donne une image caricaturale à la fois des prisonniers corses et maghrébins ? Sans compter l'amalgame entre nationalistes et détenus de droit commun que le président des maires de la Haute-Corse lui-même dénonçait dans vos colonnes. Il n'est pourtant pas militant de Corsica Libera...


Vous irez voir Christian Clavier dans La Cage aux folles ?


Pour moi, Christian Clavier reste avant tout un... visiteur.

 

La Corse qui accueille le Tour de France : vous êtes pour ?

 

Une étape extérieure au territoire français pour le Tour de France ? Pourquoi pas !

 

 

jean-marc raffaelli pour Corse Matin

(1) Corsica21.com

 


Source photo: Le point

 


Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 24 octobre 2009




A partir de 17h, dans toute la Corse, plusieurs centaines de militants de Corsica Libera et de l’Associu Sulidarità se sont réunis à des points stratégiques pour distribuer des tracts dénonçant le mépris de certains élus de la C.T.C. qui ont rejeté le 1er Octobre 2009 la motion présentée par Corsica Libera demandant entre autre, une compensation financière aux familles de prisonniers politiques détenus sur le continent alors même que la loi française stipule que chaque détenu doit être rapproché au possible de sa famille.


Aiacciu, Bastia, Corti, Portivechju, L’isula, Prupià, Migliacciaru, Ponte à a leccia, Grussettu, Vicu, etc… toute la Corse était ainsi sensibilisée à la douleur des familles à qui on inflige une double peine, mais également au comportement dépourvu de tout courage politique des élus UMP et PRG entre autre.


Sur les tracts, un appel est lancé à une mobilisation populaire devant le pénitencier de Casabianda Samedi 24 Octobre à 15h afin de faire aboutir cette légitime revendication.

Voici le texte du tract :

BASTANU L’INGHJUSTIZIE PER E FAMIGLIE CORSI

Non aux persécutions des familles politiques corses

En votant NON à une aide pour alléger les grandes difficultés et la double peine que subissent les familles des prisonniers politiques. En refusant de mettre l’Etat français face à ses obligations de respecter la loi.


La majorité au pouvoir à la CTC, son président, certains groupes politiques de l’Assemblée ont refusé d’exprimer leur solidarité envers la souffrance d’autres corses.


Pour se justifier, tous ont reconnu « les carences de l’Etat dans ce domaine ». Qu’ont-ils fait contre cela ? RIEN ! Ou pire : ils méprisent le peuple corse en refusant de combattre les injustices dont il est victime ! Les familles des prisonniers en exil ont droit à un traitement équitable. Le rapprochement global des prisonniers est réalisable.


Devant l’urgence d’une telle situation, devant les graves persécutions subies par les familles, nous lançons un appel à notre peuple pour qu’il crée les conditions d’une vaste mobilisation populaire afin de faire aboutir cette légitime revendication.

TUTTI IN CASABIANDA

SABATU U 24 D’UTROVI A 15 ORE

 


 

LETTERA D’UNA MAMMA CORSA A U SO POPULU


Lettre ouverte d’une mère corse à son peuple

« Je m’adresse à vous aujourd’hui afin de vous parler de l’incarcération de mon fils. En détention depuis Avril 1996 sur le continent en passant par les prisons de Fresnes, la Santé, des Beaumettes, de Moulins-Iseur, de Luynes, puis de Lannemezan aujourd’hui.

 

Depuis 13 longues années, j’arpente tous les coins de France pour lui rendre visite. Mon trajet actuel représente une journée entière de voyage pour y parvenir. 7 heures, départ Ajaccio-Marseille (avion) puis Marseille-Lannemezan en train pendant 6 heures, la veille, pour le parloir du lendemain.

 

Financièrement parlant, c’est très dur (j’ai du laisser l’appartement dont j’étais locataire et je vis chez ma fille et mon gendre depuis plusieurs années). Mais le plus terrible, c’est la fatigue, l’insécurité (je me suis faite agressée et dévalisée dans le train à deux reprises) et surtout le déchirement de laisser mon enfant et de ne pouvoir y retourner que le mois d’après si tout va bien.

 

A chaque demande émise par mon fils pour son transfert à Borgu, la réponse a été négative au motif suivant : pas le profil ! Je ne comprends pas ce refus obstiné mais malheureusement je ne peux que m’y soumettre…

 

Je suis affaiblie physiquement à la suite d’un AVC et mon seul espoir c’est qu’aujourd’hui vous m’entendiez, que vous fassiez le nécessaire pour que mon fils intègre le C.D. de Borgu, ainsi que tous les autres prisonniers, que vous preniez en compte toutes ces souffrances, morales et physiques, que ce lointain éloignement implique.

Oghje, in nome di tutti i famigli tocchi da st’inghjusta pena, vi dumandu d’aiutacci è d’esse à fiancu à e noscie lotte par fà vultà i nosci prighjuneri in Corsica. »

 

Maria Dumenica Santoni

Mamma di prighjuneru puliticu corsu

Source:  CorsicaLibera.com


Par FPL
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

fpl.jpg
Ce blog est affilié au Forum des peuples en lutte.
Nous ne representons aucun parti politique.

Le but de ce blog est de diffuser une actualité trop souvent déformée par les médias classique.

Pour tous commentaires merci de vous reporter sur le Forum des Peuples en Lutte

Recommander

Flux

  • Flux RSS des articles

Nos vidéos

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés