Mercredi 1 juillet 2009

 

DERNIERE MINUTE :Christophe Hervouet a été relaché mais immédiatement hospitalisé à Paris. Aucune charge n'est retenue contre lui. Ecoutez Jean Marie Poli pour le CAR


Cette semaine débute par 5 interpellations,  parmi lequel 2 militants de Corsica Libera dont les familles sont sans nouvelles. Ce nouveau mode d’enlèvement d’interpellation et de mise au secret n’est pas sans rappeler les méthodes utilisées au Pays Basque. La répression est une manœuvre politique que réglera en rien le problème corse, bien au contraire elle est la preuve que le nationalisme dérange. Bien incapable de répondre autrement l’état français s’enferme dans une logique répressive sourde à tout dialogue.

 

Ecoutez Jean Philippe Antolini

Ecouter Jean Marie Poli

 

Communiqué du CAR

 

Dimanche à midi et lundi matin deux militants de Corsica Libera ont été enlevés par la police sur ordre d'un juge de la Sdat.

Mais qui sont ces personnes, dont on est maintenant depuis plus de 50 heures sans aucune nouvelle et qui ont fait l'objet de mesures très exceptionnelles en matière d'interpellation suivie d'un transfert sur Paris.

Thierry Casolasco est un père de famille, chef d'une petite entreprise artisanale d'électricité, ancien prisonnier politique qui depuis sa remise en liberté a entrepris une nouvelle et difficile insertion dans le tissu économique insulaire et Christophe Hervouet un fonctionnaire au service de l'agriculture corse.

Que leur reproche t'on  ? : suivent le mode des incontournables commissions rogatoires fourretout, une hypothétique participation à un attentat en novembre à Bastelicaccia.

Pourtant comme d'habitude, aucune des perquisitions effectuées au domicile de l'un ou de l'autre de ces militants n'a été fructueuse et rien ne justifie la déportation quasi immédiate sur Paris si ce n''est la réactivation d'une ancienne technique permettant une véritable déstabilisation du système de défense (impossibilité de choix d'un avocat sur place)

Nous y voyons ici la volonté d'un durcissement des opérations répressives et des procédures de gardes à vue, auxquels les derniers changements gouvernementaux intervenus ces derniers jours ne sont certainement pas étrangers comme le passage de madame Alliot Marie à la justice et de monsieur Brice Hortefeu à l'intérieur.

Le harcèlement policier et judiciaire de ces militants démontre une nouvelle fois la volonté de faire taire Corsica Libera.

En effet Corsica Libera est et restera le principal opposant à la politique de la majorité régionale. Corsica Libera est notamment farouchement opposé au PADDUC que l'exécutif de l'assemblée de Corse tente d'imposer avec l'aide et le renfort des propositions du PRG sur le nouveau mode de scrutin et un corps électoral de moins ne moins représentatif de la réalité démographique de notre peuple désormais largement minoritaire sur sa propre terre, déstabilisé par l'inscription massive de nouveaux électeurs venus d'ailleurs.

Commission Anti Répressive de Corsica Libera

 

 

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Par Ghjuvà - Publié dans : Corsica
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Mardi 30 juin 2009


Après la proposition du groupe communiste, l'assemblée de corse a rejeté l'idée d'organiser un référendum sur le PADDUC. Seuls nationalistes et communistes ont voté pour.
Lorsque les tenants du PADDUC ont senti que le vote de l'assemblée de Corse ne leur serait pas favorable,ils ont tout simplement retiré le projet et ainsi évité les débats.Ils ne souhaitent pas non plus que le peuple s'exprime car ils savent que le peuple dira non à une grande majorité.
Néamoins l'UMP local a la ferme intention de faire passer ce projet en force. (Lire Retrait du PADDUC et manoeuvre politicienne) Il faut dire qu'au regard de certaines personnes, ce projet de PADDUC s'avère très juteux ...

A propos du référendum écoutez Dominique Bucchini (communiste) avant le vote.

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Par Ghjuvà - Publié dans : Corsica
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Mardi 23 juin 2009


1774, en corse cette année porte un nom, l’annu di a disgazia.
A cette époque la corse n’est française que depuis peu, et les patriotes caressent le doux rêve de retrouver une liberté noyée sous un torrent de sang et de fureur. En ce mois de juin, une énième révolte vient d’être écrasée, parmis une soixantaine de prisonniers, 10 hommes et un enfant sont choisis au hasard.Ils vont être soumis a une parodie de procès, sans avocat, et seront pendus le 23 juin 1774.Les morts seront ensuite exposés à l’entrée des villages, afin de servir d’exemple.Les français procéderont ensuite aux pillages et à l’incendie des maisons de ces patriotes, prenant soin d’égorger les troupeaux.

La Corse a terriblement souffert de l’annexion française, viols, pillages, assassinats de femmes d’enfants de vieillards, déportations…Aucune répression, aussi féroce soit elle, n’est venue a bout de la résistance corse,qui aujourd’hui encore porte le drapeau blanc frappé de la tête de maure.

Cette histoire, la vraie histoire du peuple corse a été volontairement masquée par l’administration française. Il est en effet plus glorieux de présenter la France comme vecteur de modernité venant au secours de corses, qui sous le joug génois, l’appelaient à l’aide. La réalité est tout autre.

Souvenons nous,en ce mois de juin, d’une partie importante de notre histoire.Cette histoire dissimulée dont nous pouvons être fier,car c’est une constante à travers notre histoire,le peuple corse s’est toujours opposé à l’oppresseur...

Dossier complet sur Cultura Corsa (en cours de réouverture)

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In memoria di l'impiccati :

 

Cesaru, dettu Ciccione è Raimondu ACQUAVIVA (36 anni) di L’Aquale

Antone ALBERTINI (36 anni) di Corscia

Ghjuvanni ALBERTINI (48 anni) di e Lubertacce

Marcu Maria (15 anni) è Ghjuvan Stefanu ALBERTINI (35 ans) di Corscia

Ignaziu GERONIMI (40 anni) di Bonamanacce

Ghjuseppu Maria LUCIANI (38 ans) di Sidossi

Don Ignaziu MAESTRACCI (24 ans) di Corscia

Ghjuvan Francescu MATTEI (40 ans) podestat di Corscia

Anghjulu ROMANI (24 ans) di Corscia

Par Ghjuvà - Publié dans : Corsica
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Samedi 20 juin 2009


Décembre 2008, la famille "Jean d'Ormesson", propriétaire d'un chateau écossais, les pieds dans l'eau, en Corse, sur la commune de Saint-Florent, est soulagée de toutes les poursuites engagées par l'Etat, pour occupation illégale du domaine public maritime. En clair, le Conseil d'Etat légalise les pontons "en dur" qui se trouvent devant la propriété de l'académicien.
Le Conseil d'Etat condamne l'Etat à payer des dommages et intérêts au couple d'Ormesson....et casse, par la même occasion, des jugements du tribunal administratif qui leurs étaient défavorables...
Dix ans, en arrière...MAGNETO SERGE....une équipe de l'agence de presse CORSE TV avait déjà essayé d'y voir un peu plus clair sur ce dossier....en débarquant sur le principal ponton, objet du litige, en présence de l'académicien, de sa femme et du personnel de maison....Tirade, dispute, altercation violente, voici les rushes bruts du tournage d'un reportage commandé par M6 mais "jamais diffusé"...AMBIANCE.
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Mercredi 17 juin 2009

Trois nationalistes relaxés après l'incendie de l'Assemblée de Corse
LEMONDE.FR avec AFP | 17.06.09 | 15h50 • Mis à jour le 17.06.09 | 15h50

La cour d'appel de Bastia a relaxé, mercredi 17 juin, trois militants nationalistes corses poursuivis pour l'incendie volontaire des bureaux du président de l'exécutif de la collectivité territoriale de Corse, le 12 janvier 2008.

Le 13 mai, à l'audience, l'avocat général Pierre-Yves Radiguet avait requis deux ans de prison ferme contre les trois militants, Maxime Susini, 26 ans, Félix Benedetti, 35 ans et Anthony Bozzi, 34 ans. Il avait demandé la relaxe d'un quatrième prévenu, Michel Terrachon, 45 ans, pour "insuffisance de preuves". Il avait toutefois souhaité qu'il soit condamné à deux mois de prison pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Ce dernier et Anthony Bozzy ont été condamnés mercredi à un mois de prison avec sursis pour ce refus de prélèvement. Devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio, le procureur de la République avait requis une peine d'un an d'emprisonnement contre les quatre militants.

Les militants avaient finalement été relaxés en première instance. Les trois premiers en mai 2008 et Anthony Bozzi en octobre 2008 en raison d'une erreur de date sur sa convocation. Le procureur avait fait appel de la relaxe des quatre hommes. "La peine double en passant le col de Vizzavona" [sur la route menant d'Ajaccio à Bastia], avait ironisé Me Jean-Michel Mariaggi, avocat des quatre prévenus devant la cour d'appel. Il avait plaidé la relaxe en soutenant qu'il "s'agissait d'un procès politique". "La justice s'est bien peu préoccupée des casseurs, il fallait accrocher des 'politiques'", avait-il soutenu.

Les prévenus, qui ont toujours nié les faits, avaient refusé de prendre la parole à l'audience. Le 12 janvier 2008, à l'appel de dix-huit mouvements, partis et syndicats nationalistes corses, des manifestants avaient défilé à Ajaccio pour réclamer l'arrêt de la "répression" et du "fichage ADN" des militants nationalistes. A l'issue de la manifestation, ils avaient pénétré dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse. Un incendie s'était déclaré au troisième étage, au moment où les nationalistes débattaient de la poursuite de l'occupation du bâtiment. Le sinistre avait détruit les bureaux d'Ange Santini, président UMP du conseil exécutif de Corse.

Au final, seuls trois jeunes gens ont été directement condamnés dans cette affaire: Alexandre, 19 ans, et Maxime, 18 ans, ont été condamnés à un mois de prison ferme pour les dégradations et les vols commis à l'Assemblée de Corse. Un troisième prévenu, Loïc, 21 ans, a été condamné à deux mois fermes en raison de ses antécédents judiciaires. Les trois jeunes gens avaient reconnu être les auteurs de dégradations volontaires et de vols dans cet édifice.

 

Lire également : Incendie CTC, le parquet deraille

 

 

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Mercredi 17 juin 2009

 

Ange Santini (UMP) et Camille de Rocca serra (UMP) ont décidé de retirer le PADDUC.

Voilà des années que le combat sur ce document fait rage mais au moment d’en débattre, les tenants du plan d’aménagement et de développement durable de la corse bottent en touche.

 

Le PADDUC ne serait pas passé puisque les corses, à travers le Front Anti PADDUC, rejettent massivement ce projet qui tant a jeter la corse en pâture aux spéculateurs,bétonneurs et autres riches européens. En évitant le débat, Santinti et Rocca serra fuient leurs responsabilités, insultent leurs opposants et, au-delà, le débat démocratique. Le groupe Via prugressista parlera même de «  violence politique »

 

Si ils le retirent aujourd’hui, cela ne veut pas dire qu’ils y renoncent pour autant,car se dessine les contours d’une sinistre manipulation…En effet la modification du mode de scrutin devrait empêcher les petites groupes de s’exprimer en élevant le seuil d’éligibilité à l’assemblée de Corse. Officiellement le but recherché est d’avoir une « stabilité politique a l’assemblée », en réalité cela donnerait une plus grand majorité à la droite et éliminerait les nombreux groupes divisés pour la plus part de gauche. Une fois que l’on sait cela, nous ne sommes pas étonné que le projet soit repoussé aux territoriales de 2010. L’UMP va tout simplement inclure ce PADDUC à son programme, la corse étant dirigée depuis des décennies (pour ne pas dire des siècles) par des clans acoquiné au pouvoir en place, cela ne changera pas en 2010. Ils réussiront une fois de plus à se faire élire soit disant « démocratiquement » (comme leur père et leur grand père avant eux).

Et là c’est l’embellie, tout fier d’être élus, ils affirmeront haut et fort que le peuple soutient le projet de PADDUC, que le vote est sans appel…une nouvelle bataille s’engagera alors.

 

Podcast :

Réaction d’Edmond Simeoni (A chjama)

Réaction de Jean Guy Talamoni (CL)

Réaction de Jean christophe Angelini(PNC)

 

 

A propos du Retrait du PADDUC, voici la réaction de Jean Guy Talamoni pour le groupe Corsica Libera :

 

Mardi 16 juin 2009

 

À quelques minutes d’un vote devant massivement rejeter son PADDUC, la Conseil exécutif de Corse a capitulé en rase campagne. Cet épilogue peu honorable conclut des mois de confrontation.

 

On se souvient que l’action de Corsica Libera à Cala Purcina avait permis de braquer le projecteur sur le PADDUC, document que peu de Corses connaissaient avant ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Clavier ». Dès le moment où cette dernière a éclaté, en août dernier, l’opinion corse a manifesté son hostilité au projet, incitant tous les groupes d’opposition à l’Assemblée territoriale à annoncer qu’ils voteraient contre.

 

Dans le même temps, Corsica Libera soumettait aux Corses son contre-PADDUC, « Corsica 21 ».

 

Malgré les tentatives des responsables de la CTC de circonvenir certains élus pour inverser le résultat du vote, le PADDUC allait être massivement rejeté.

 

Les dirigeants de la CTC - désormais minoritaires -  ont préféré éviter le débat au cours duquel ils auraient été contraints d’entendre quelques vérités peu agréables, y compris sur leurs propres affaires.

 

La bataille du PADDUC ne sera pas allée jusqu’à son terme, le Conseil exécutif ayant été vaincu par forfait. Le groupe Corsica Libera demande à Ange Santini et à Camille de Rocca Serra de tirer les conséquences d’une telle situation en démissionnant de leurs fonctions à la tête de la CTC.  

 

Quant à cette victoire des opposants au PADDUC - qui est également la victoire de la Corse - elle ne doit pas faire oublier que les promoteurs – bétonneurs n’ont pas renoncé à se partager notre terre. D’autres combats nous attendent dans les mois qui viennent et la plus grande vigilance reste de mise.

 

 

 

Pour le groupe Corsica Libera à l’Assemblée de Corse,

 

Jean-Guy Talamoni

 

 

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Par Ghjuvà - Publié dans : Corsica
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Mercredi 17 juin 2009


Rongée par Biguglia et Borgo, deux villages assoiffés de touristes, la réserve naturelle de la plaine de la Marana est menacée d'asphyxie.

Les automobilistes malins connaissent le raccourci. Lorsque la nationale 193 est encombrée, la route du lido de la Marana offre une alternative bucolique entre l'aéroport de Poretta et Bastia. Drôle d'endroit que ce lido ! Une bande de sable de 11 kilomètres de longueur sur moins d'1 kilomètre de largeur, bordée par l'étang de Biguglia, d'un côté, et la Méditerranée, de l'autre.

Anne-Marie Natali - Un clan aux commandes

Lunettes Prada, tailleur Chanel et bague ornée de diamants, Mme la Maire (divers droite) de Borgo, septuagénaire à la vitalité débordante, n'est pas femme à se laisser marcher sur les pieds. Sa famille règne sur la ville depuis des décennies et ce n'est pas une poignée d'écologistes qui va la faire renoncer à ses projets ! Réélue maire de Borgo en mars 2008 avec 76% des voix, elle en est à son cinquième mandat, depuis qu'elle a succédé à son père.

Le pouvoir du "clan Natali" dépasse largement les frontières de la ville de Borgo. Si Anne-Marie contrôle ce qui se passe à la région, en tant que vice-présidente de l'Assemblée de Corse, son gendre, Jean Dominici, a, lui, un oeil sur le département, en tant que conseiller général (divers droite) de la Haute-Corse et secrétaire de la chambre de commerce de Bastia. Les enfants, eux, s'occupent des affaires de bâtiment et de travaux publics développées par leur père, Paul. La succession est assurée.

Pour les amoureux de la nature, ce site exceptionnel n'aurait jamais dû être touché par le béton. L'étang de Biguglia, le plus vaste de Corse (1450 hectares), classé réserve naturelle, abrite une faune et une flore uniques: flamants roses et canards plongeurs au bec bleu. Première surprise, lorsqu'on arrive de l'aéroport: un grand site de... stockage de gaz marque l'entrée du lido, sur la commune de Lucciana. Après une portion de côte sauvage, couverte de cistes, de multiples édifices apparaissent sous les pins: centre de vacances EDF, lotissements à la queue leu leu, village de vacances Belhambra...

Des trois communes qui se partagent le lido - Furiani, Biguglia et Borgo - la dernière est de loin celle qui a le plus construit: 10 000 personnes se pressent ici l'été, entre la mer et l'étang. Mais ce n'est pas assez pour son maire (divers droite), Anne-Marie Natali, qui souhaite continuer de bâtir. La construction, elle connaît: son mari, l'ancien sénateur Paul Natali, ex-président (UMP) du conseil général et de la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Corse, fut longtemps l'entrepreneur le plus puissant du nord de l'île, avant de devoir renoncer à tous ses mandats, en 2005, à la suite d'une condamnation pour prise illégale d'intérêt. C'est à ce couple de bâtisseurs que Borgo doit sa formidable expansion. Le petit village posé sur la colline s'est transformé en grande banlieue de Bastia. Entre 1999 et 2006, la population a connu un bond de 33%. Et ce n'est pas fini...

"Elle est à moi la pinède, non ?", s'emporte Mme la Maire

Anne-Marie Natali se bat actuellement pour un projet immobilier qui lui tient particulièrement à coeur, au centre du lido. Et pour cause: il se situe dans une pinède de 40 hectares, propriété de la SCI la Lagune, dont sa fille est... gérante. Un terrain actuellement inconstructible, répertorié comme "espace boisé classé" jusqu'en 2007. "Dès 2001, la famille Natali a présenté un énorme projet d'urbanisation de sa propriété, rappelle Michelle Salotti, porte-parole d'U Levante. 100 minivillas de 250 mètres carrés, une résidence hôtelière de 80 chambres et même... une chapelle ! Nous avons protesté et l'Etat a refusé la modification du plan d'occupation des sols."

 

A Biguglia, le député maire (UMP) Sauveur Gandolfi-Scheit, élu depuis trente-trois ans, aimerait lui aussi construire sur sa portion de lido, "le seul endroit possible pour un tourisme de qualité", affirme-t-il. A l'occasion de l'adoption du Padduc, il espère pouvoir déclasser "une dizaine d'hectares" pour un projet d'hôtellerie. L'homme ne manque pas non plus de persévérance: dans les années 1990, le préfet avait retoqué un premier projet de modification du plan d'occupation des sols, qui prévoyait la construction d'un grand hôtel Méridien et d'un centre de thalasso...

Si les protecteurs de la nature tiennent tant à préserver les derniers pins maritimes de la Marana, c'est que sa situation unique, à mi-distance de l'aéroport de Poretta et du port de Bastia, qui enregistre le plus grand nombre de passagers en Europe - 2,3 millions de personnes en 2008 - le rend terriblement attrayant. D'autant que se profile à l'horizon 2015 la construction d'un nouveau port, à la Carbonite, qui pourrait accueillir 7 millions de passagers. De quoi faire fuir, pour de bon, les flamants roses.

Pierre-Laurent Santelli - Le Poulpe contre le béton

Quand il ne panse pas ses chevaux, dans les pâturages de la plaine de Borgo, Pierre-Laurent Santelli, technicien agricole de 47 ans, constitue des dossiers pour lutter contre l'urbanisation de la côte orientale. U Polpu (le Poulpe), association bastiaise dont il est le trésorier, est né il y a dix ans d'une initiative destinée à protéger le mérou, menacé par la surpêche. "Nous nous sommes rapidement rendu compte que, pour protéger le milieu marin, il fallait d'abord lutter contre les causes de sa dégradation." D'où une mobilisation croissante contre les projets que Pierre-Laurent et ses amis jugent dévastateurs, comme le port de la Carbonite, au sud de Bastia, ou les nouveaux lotissements et hôtels que les maires de Borgo et de Biguglia souhaitent voir construire sur le lido de la Marana. Sa pire crainte ? Que le futur port de Bastia ne modifie puissamment les courants marins et ne conduise, à terme, à la disparition de la plage de la Marana. Une plage déjà fortement grignotée par la mer ces dernières années.

Mais voilà qu'en 2008, en plein débat sur le Padduc, ce projet refait surface. Revu à la baisse, certes: une vingtaine d'appartements, une école, une gendarmerie, une salle de spectacle et un théâtre de verdure. Le tout sur 3 hectares "seulement", le reste du terrain étant proposé au Conservatoire du littoral, au prix de 7 euros le mètre carré. "Elle est à moi, la pinède, non? s'emporte Anne-Marie Natali. "Inondable", "remarquable": ils me font tourner en bourrique, mais je ne me laisserai pas faire."

En face, les écolos ne désarment pas. "Le maire nous propose un compromis, s'indigne Pierre-Laurent Santelli, trésorier d'U Polpu. Quel compromis ? Nous demandons le strict respect de la loi littorale. On ne construit pas sur un lido, basta !"

 

Source l'express (Hélène Constanty,publié le 27/04/2009 11:42 - mis à jour le 15/06/2009 13:12)

Par FPL - Publié dans : Corsica
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Lundi 1 juin 2009

 

 

 

Jadis ils étaient pendus sur la place du village, ou envoyés dans les bagnes français.

Aujourd’hui, c’est au fichage génétique que l’on voudrait condamner les enfants niulinchi.

Plus largement, c’est l’ensemble du peuple corse que l’état français aimerait bien ficher.

Ce problème de prise illégale d’ADN ne concerne pas que la corse, comme l’explique le communiqué ci-dessous.

                                              

Communiqué du CAR : Fichage ADN de la jeunesse du Niolu

 

Les gendarmes de la brigade de recherche de Corti sont intervenus au Niolu pour convoquer deux jeunes Niulinchi à la gendarmerie de Calacuccia le mercredi 3 juin à 14 heures. Officiellement les deux jeunes de 14 et 15 ans sont convoqués pour un interrogatoire suite à une tentative d’attentat contre un commerce du Niolu. Mais les gendarmes ont prévenu les parents que les adolescents seraient soumis à un prélèvement d’ADN, précisant que tous les autres jeunes du village devraient également s’y soumettre.

 

Une fois de plus, les gendarmes ont menti en expliquant aux parents que les enfants n’avaient pas le droit de refuser le prélèvement ADN.

 

Nous rappelons que depuis quelques années, les demandes de prélèvements génétiques se multiplient. Cette démarche visant à établir des fichages ADN de l’ensemble du peuple corse constitue à l’évidence une atteinte aux droits de la personne humaine. Certains patriotes ont refusé catégoriquement le prélèvement.

 

La loi française faisant de ce refus une infraction pénale, un certain nombre de procès ont récemment eu lieu devant les juridictions répressives insulaires. A chaque fois, les avocats ont plaidé la violation des textes relatifs aux droits de l’homme et, en particulier, de l’article 8 de la Convention européenne ayant pour objet de les protéger, article concernant le respect de la vie privée et familiale.  

 

La contestation des fichages ADN n’est pas une spécialité corse, tant sans faut. La polémique se développe sur toute la surface de la planète, et donne parfois lieu, comme chez nous, à d’importantes décisions judiciaires.

 

Aux Etats-Unis, le parlement du Massachusetts a voté en 1997 une loi permettant le fichage ADN de tous les détenus de l’Etat. Certains d’entre eux ont refusé. Sur les conseils de leurs avocats, ils ont fondé leur position sur le 4e amendement de la Constitution américaine, qui protège les citoyens - comme l’article 8 de la Convention européenne des Droits de l’Homme - de toute intrusion dans leur vie privée. En 1998, un tribunal de Boston leur a donné satisfaction, confirmant le caractère attentatoire aux droits humains du prélèvement ADN sans autorisation.

 

S’agissant des procès ayant eu lieu en Corse, la défense a également soulevé la violation de la loi interne française elle-même.

 

En effet, l’article 706-54 du Code de procédure pénale prévoit que le prélèvement peut être demandé s’il existe « des indices graves et concordants » ou bien des « raisons plausibles » permettant de soupçonner la personne considérée d’avoir commis un crime ou un délit.

 

Les patriotes concernés par ces procédures avaient tous été remis en liberté après leur garde-à-vue, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Dans de telles circonstances, comment l’accusation pouvait-elle prétendre qu’existaient, au moment du refus de prélèvement, des « indices graves et concordants » ou des « raisons plausibles » de les soupçonner, conditions exigées par le Code de procédure pénale ? Ces patriotes ont donc logiquement obtenu des relaxes devant les tribunaux de Bastia et d’Aiacciu, (y compris devant la Cour d’appel), qui ont suivi le raisonnement de la défense.

 

La CAR de Corsica Libera apporte son soutien aux jeunes Niulinchi et invite l’ensemble de la jeunesse du Niolu à refuser catégoriquement tout prélèvement d’ADN, totalement illégal, qui n’a qu’un seul but, celui de ficher notre jeunesse en constituant un fichier génétique de l’ensemble du peuple corse.

La CAR appelle à un rassemblement de soutien devant la gendarmerie de Calacuccia, ce mercredi à partir de 14 heures.

 

Commission Anti Répressive de Corsica Libera

 

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A propos des fichages ADN en Corse (Archive FPL):

Trois personnes interpellées (fichage ADN)

Refus de fichage ADN

FIchage ADN des nationaliste corses

 

Par Ghjuvà - Publié dans : Corsica
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Dimanche 31 mai 2009
Reportage sur l'hospitalité en Corse.




Extrait vidéo datant de 2004, à l'époque une campagne médiatique scandaleuse taxait le peuple corse de raciste.
Sur la base de chiffres honteusement exagerés, la Corse fut pointée du doigt comme "région française" la plus raciste.
Face à Maurice Szafran du journal Marianne, l'indépendantiste François Sargentini répond.

Par FPL - Publié dans : Corsica
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Mercredi 27 mai 2009

 

 

 

 

 

Corsica Libera organise une merendella à Cala purcina, aujourd’hui devenue Punta d’oru…souvenez vous, l’occupation de la maison de christian clavier, c’était là.

 

Ce rassemble pacifique tend à démontrer que nous sommes chez nous partout sur notre terre.

Les plages privées n’existent pas, le littoral est un domaine public où chaque corse a le droit de venir se baigner.

Non seulement la loi littorale qui interdit les construction a moins de 100 mètres de la mer n’est pas respectée mais en plus nous devrions laisser l’exclusivité de la baignade à quelques nantis.

Si vous aussi vous refusez cela, rendez vous est pris le lundi 1 juin, rassemblement à 10h « aux 4 chemins ».

 

Parlez de plage privée vous parait excessif ? Voici deux annonces,l’une pour la vente d’une maison l’autre pour la location estivale :

 

Je cite un extrait « De grandes ouvertures dans toutes les pièces permettent de profiter au maximum de la vue exceptionnelle sur la Méditerranée, les Iles Cerbicales et la Sardaigne.
A quelques minutes à pied, la plage privée du domaine. »

[annonce dans son integralité ici]

 

Ou encore

« Tarifs dégressifs selon durée,vue magnifique sur mer, terrain arboré bord de mer accés privé à plage privée,grandes terrasses,proximité rivières et montagne de Bavella »  « Mer : moins de 50 m. »

[annonce dans son integralité ici, site du loueur]

 

A propos de Cala purcina, voici un article de Jean Guy Talamoni publié dans U Ribombu en septembre 2008:

 

"Cala purcina » : le vrai nom de ce lieu ne faisait pas vraiment jet set.

 

Ni les sangliers qui le fréquentaient autrefois.

 

 

On a donc banni les sangliers et installé des clôtures pour qu’ils ne reviennent pas.

 

On aussi changé le nom : « Punta d’oru » est plus tendance. Plus conforme aussi au standing des nouveaux habitants.

 

 

Pour pénétrer dans cette enclave, il faut désormais montrer patte blanche.

 

Plus de sangliers autochtones. Ils ont été remplacés par des coqs gaulois (métalliques, c’est moins salissant !)

 

 

Plus d’humains d’origine insulaire, sauf un (l’indispensable invité des dîners de cons).

 

Plus de Corses, mais pour faire bonne mesure on a créé une « Allée de la Corse ». Ca ne s’invente pas !

 

 

Pas même une amicale des Corses de « Punta d’Oru » : il n’y aurait qu’un seul membre (ce qui est largement suffisant pour les dîners, mais de là à créer une amicale…)

 

Malgré tous les efforts déployés pour civiliser et aseptiser ce lieu, tout ça ne sent pas vraiment le propre.

 

Et les piscines ressemblent à des auges...

 

Malgré, ou à cause de l’argent qui y a été dépensé.

 

I purcelli ùn sò più listessi, ma simu bè in « Cala purcina ».  "

 

Jean-Guy Talamoni

 

 

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A propos de l'affaire Clavier lire également : 

 

Magouille entre amis

 

 

Occupation de la villa de Clavier, les nationalistes s'expliquent

 

 

Par Ghjuvà - Publié dans : Corsica
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