Dans un rapport intitulé « Opération plomb durci : 22 jours de morts et de destruction à Gaza », Amnesty International accuse Israël de « crime de guerre ».
Selon l’ONG, Israël a « violé les lois humanitaires internationales ». Le bilan est lourd 1400 palestiniens tués dont 300 enfants, 5000 blessés et 2700 bâtiments détruits.
Durant l’offensive 6 militaires israéliens ont été tués…
Le rapport affirme que tsahal s’est servie de civils comme bouclier humains en les forçant à rester proche des positions qu’elle occupait. Elle aurait également demandé a des civils d’inspecter
des objets suspect, pouvant être piégés.
Amnesty international dément la propagande israélienne selon laquelle le Hamas se serait servi de civil comme bouclier humains, cependant elle lui reproche d’avoir installé des groupements
militaires proche des habitations.
Toujours selon ce rapport le Hamas aurait tiré une centaine de rockets sur Israël faisant 3 morts parmi les civils.
Les armes utilisées par tsahal sont également mises en cause, notamment les obus à phosphore blanc, inadapté avec une telle densité de civil. L’ONG reproche à Israël de ne pas avoir «distingué
cibles civiles et militaires»
Amnesty renouvelle sa demande de blocus totale et immédiat sur les armes à destination d’Israël et du Hamas ainsi que sa volonté de voir des poursuites pour crime de guerre s’engager.
DERNIERE MINUTE :Christophe Hervouet a été relaché mais immédiatement hospitalisé
à Paris. Aucune charge n'est retenue contre lui. Ecoutez Jean Marie Poli pour le CAR
Cette semaine débute par 5 interpellations, parmi lequel 2 militants de Corsica Libera dont les familles sont sans nouvelles. Ce nouveau mode d’enlèvement d’interpellation et de mise au secret n’est pas sans rappeler les méthodes utilisées au Pays Basque. La répression est une manœuvre politique
que réglera en rien le problème corse, bien au contraire elle est la preuve que le nationalisme dérange. Bien incapable de répondre autrement l’état français s’enferme dans une logique répressive
sourde à tout dialogue.
Dimanche à midi et lundi matin deux militants de Corsica Libera ont été enlevés par la police sur ordre d'un juge de la Sdat.
Mais qui sont ces personnes, dont on est maintenant depuis plus de 50 heures sans aucune nouvelle et qui ont fait l'objet de mesures très exceptionnelles en
matière d'interpellation suivie d'un transfert sur Paris.
Thierry Casolasco est un père de famille, chef d'une petite entreprise artisanale d'électricité, ancien prisonnier politique qui depuis sa remise en liberté a
entrepris une nouvelle et difficile insertion dans le tissu économique insulaire et Christophe Hervouet un fonctionnaire au service de l'agriculture corse.
Que leur reproche t'on ? : suivent le mode des incontournables commissions rogatoires fourretout, une hypothétique participation à un attentat en novembre
à Bastelicaccia.
Pourtant comme d'habitude, aucune des perquisitions effectuées au domicile de l'un ou de l'autre de ces militants n'a été fructueuse et rien ne justifie la
déportation quasi immédiate sur Paris si ce n''est la réactivation d'une ancienne technique permettant une véritable déstabilisation du système de défense (impossibilité de choix d'un avocat sur
place)
Nous y voyons ici la volonté d'un durcissement des opérations répressives et des procédures de gardes à vue, auxquels les derniers changements gouvernementaux
intervenus ces derniers jours ne sont certainement pas étrangers comme le passage de madame Alliot Marie à la justice et de monsieur Brice Hortefeu à l'intérieur.
Le harcèlement policier et judiciaire de ces militants démontre une nouvelle fois la volonté de faire taire Corsica Libera.
En effet Corsica Libera est et restera le principal opposant à la politique de la majorité régionale. Corsica Libera est notamment farouchement opposé au PADDUC
que l'exécutif de l'assemblée de Corse tente d'imposer avec l'aide et le renfort des propositions du PRG sur le nouveau mode de scrutin et un corps électoral de moins ne moins représentatif de la
réalité démographique de notre peuple désormais largement minoritaire sur sa propre terre, déstabilisé par l'inscription massive de nouveaux électeurs venus d'ailleurs.
Eduardo Puelles, chef du "Groupe de vigilances spéciales de la Brigade d'information" de la police espagnole à Bilbo a été tué le 19 juin dans un attentat attribué à ETA à Arrigorriaga, près de
Bilbo, par une bombe placée sous sa voiture.
Selon les sources policières, il fut responsable de l'arrestation de 70 militants.
Pour la gauche abertzale, "cet attentat, de même que les autres expressions violentes, montre la nécessité de rechercher une résolution du conflit politique par le dialogue, le respect, la
démocratie, la justice et la paix."
Aralar, parti de la "nouvelle gauche abertzale", a pour sa part participé à la manifestation de condamnation à Bilbo, aux côtés de fascistes de tous bords drapeaux espagnols en main.
Après la proposition du groupe communiste, l'assemblée de corse a rejeté l'idée d'organiser un référendum sur le PADDUC. Seuls nationalistes et communistes ont voté pour.
Lorsque les tenants du PADDUC ont senti que le vote de l'assemblée de Corse ne leur serait pas favorable,ils ont tout simplement retiré le projet et ainsi évité les débats.Ils ne souhaitent pas non
plus que le peuple s'exprime car ils savent que le peuple dira non à une grande majorité.
Néamoins l'UMP local a la ferme intention de faire passer ce projet en force. (Lire Retrait du PADDUC et
manoeuvre politicienne) Il faut dire qu'au regard de certaines personnes, ce projet de PADDUC s'avère très juteux ...
Lounès Matoub (kabyle : Lwennas Meɛṭub écrit en tifinagh ), plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète algérien de
Kabylie, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais
le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille, de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les Kabyles et même auprès des autres Algériens, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
Interview de Lounes Matoub,avec une journaliste pour le moins pénible.
1774, en corse cette année porte un nom, l’annu di a disgazia.
A cette époque la corse n’est française que depuis peu, et les patriotes caressent le doux rêve de retrouver une liberté noyée sous un torrent de sang et de fureur. En ce mois de juin, une énième
révolte vient d’être écrasée, parmis une soixantaine de prisonniers, 10 hommes et un enfant sont choisis au hasard.Ils vont être soumis a une parodie de procès, sans avocat, et seront pendus le 23
juin 1774.Les morts seront ensuite exposés à l’entrée des villages, afin de servir d’exemple.Les français procéderont ensuite aux pillages et à l’incendie des maisons de ces patriotes, prenant soin
d’égorger les troupeaux.
La Corse a terriblement souffert de l’annexion française, viols, pillages, assassinats de femmes d’enfants de vieillards, déportations…Aucune répression, aussi féroce soit elle, n’est venue a bout
de la résistance corse,qui aujourd’hui encore porte le drapeau blanc frappé de la tête de maure.
Cette histoire, la vraie histoire du peuple corse a été volontairement masquée par l’administration française. Il est en effet plus glorieux de présenter la France comme vecteur de modernité venant
au secours de corses, qui sous le joug génois, l’appelaient à l’aide. La réalité est tout autre.
Souvenons nous,en ce mois de juin, d’une partie importante de notre histoire.Cette histoire dissimulée dont nous pouvons être fier,car c’est une constante à travers notre histoire,le peuple corse
s’est toujours opposé à l’oppresseur...
Décembre 2008, la famille "Jean d'Ormesson", propriétaire d'un chateau écossais, les pieds dans l'eau, en Corse, sur la commune de Saint-Florent, est soulagée de toutes les poursuites engagées par
l'Etat, pour occupation illégale du domaine public maritime. En clair, le Conseil d'Etat légalise les pontons "en dur" qui se trouvent devant la propriété de l'académicien.
Le Conseil d'Etat condamne l'Etat à payer des dommages et intérêts au couple d'Ormesson....et casse, par la même occasion, des jugements du tribunal administratif qui leurs étaient
défavorables...
Dix ans, en arrière...MAGNETO SERGE....une équipe de l'agence de presse CORSE TV avait déjà essayé d'y voir un peu plus clair sur ce dossier....en débarquant sur le principal ponton, objet du
litige, en présence de l'académicien, de sa femme et du personnel de maison....Tirade, dispute, altercation violente, voici les rushes bruts du tournage d'un reportage commandé par M6 mais "jamais
diffusé"...AMBIANCE.
Alors que la liste Iniciativa Internacionalista - La Solidaridad entre los Pueblos (II-SP) a pu se présenter aux élections européennes du 7 juin dernier dans l'Etat espagnol, avec pour tête de
liste le dramaturge Alfonso Sastre, malgré une décision d'interdiction qui fut pour la première fois annulée par le tribunal constitutionnel, les "recommandations" du rapporteur de l'ONU et le
regard des instances européennes y étant pour beaucoup, une impressionnante fraude électorale a été orchestrée à l'encontre de la liste, scandale parfaitement passé sous silence par les médias.
Cette coalition, qui se revendique clairement socialiste et pour l'autodétermination des peuples de la péninsule ibérique, est formé des partis et organisations, Izquierda Castellana, Comuner@s,
Iniciativa Comunista, Lucha Internacionalista, Cucha Independentista Aragonesa, Corriente Roja, Frente Popular Galega, Partido Comunista do Povo Galego, Central Unitaria de
Traballadores/as (CUT), Endavant.
Dans les Canaries, elle obtint le soutien de Unidad del Pueblo, Alternativa Popular Canaria, Frente Sindical Obrero de Canarias, Isûkân.
Dans les Països Catalans, celui de Collectiu Republicà Baix Llobregat, de militants de Maulets, Coordinadora d'Assemblees de Joves de l'Esquerra Independentista (CAJEI), Sindicat d’Estudiants
dels Països Catalans (SEPC), Candidatura d’Unitat Popular (CUP), Comitè Català de Solidaritat Internacionalista (CCSI), Terra i Llibertat.
En Aragon, Puyalón de Cuchas, Chobenalla Aragonesista, soutinrent la liste, en Andalousie, des membres de Jaleo!!!.
En Galice, les organisations Ceivar, Nova Esquerda Socialista, Confederación Intersindical Galega (CIG), Sindicato Labrego Galego, Encontro Irmandiño, Movemento Galego ó Socialismo, Assembleia da
Mocidade Independentista (AMI), Nós-Unidade Popular.
En Euskal Herria, la gauche abertzale avait appelé à voter pour elle.
Des personnalités du monde de la culture lui ont également apporté leur soutien.
Les premières irrégularités ont donc été observées en Pays Basque Sud, où le vote abertzale de gauche est apparu en hausse. Dans des villages où la gauche abertzale dispose d'un large soutien,
elle n'a obtenu aucune voix, contrairement à des listes n'en ayant aucune d'habitude, la plupart d'extrême-droite... La liste a pu ainsi récupérer officiellement 1468 voix en Hegoalde. Il y avait
là beaucoup de scrutateurs, mais dans beaucoup d'autres communautés de l'Etat espagnol, comme la Catalogne ou les Asturies, le recomptage n'a pas eu lieu officiellement, et rien ne pouvait être
vérifié.
De plus dans certains bureaux de votes, il n'y avait même pas de bulletins de votes d'I.I.
La liste a présenté, par la voie de l'avocate Doris Benegas, également numéro deux sur la liste, des recours devant le bureau central des élections, pour plusieurs irrégularités. La première
serait que dans plusieurs bureaux les bulletins blancs aient été détruits le soir même, alors qu'ils doivent être conservés plusieurs semaines pour un recomptage officiel en cas de conflit.
Iniciativa Internacionalista considère comme plus que suspecte l'augmentation considérable des bulletins nuls et blancs par rapport à 2004, du simple au double. A Barcelone par exemple, dans
certains collèges électoraux, les bulletins blancs ont soudainement disparu lors de la procédure de recompte des urnes. Dans d’autres collèges, les représentants d’II n’ont pas eu droit à
participer à ces comptages de vérification et dans certains cas ils ont été expulsés. La hausse inhabituelle concerne aussi les votes émis de l’étranger. 55 284 bulletins ont été classés
nuls, alors qu’en 2004 ils n’étaient que 1 804. L’Administration justifie ce classement par le fait que les bulletins n’étaient pas accompagnés de document d’identification de
l’électeur.
Autre irrégularité, qui selon l'avocate pourrait annuler le scrutin : une erreur de numéro. Le bureau central des élections avait donné le numéro 31 à la coalition I.I.. Or, selon Doris Benegas,
tous les actes officiels présents dans les bureaux de votes, le jour des élections portaient le numéro 30. Autre raison pour perturber la bonne marche du recomptage officiel qui a eu lieu dans
certaines provinces.
Par ailleurs l'avocate signale «que durant la journée électorale du 7 juin, la chaîne de télévision CNN+ intervenait toutes les demi-heures en direct d'un bureau de vote. Le journaliste avec un
bulletin de vote à la main d'I.I., expliquait que cette liste avait finalement été autorisée à se présenter, mais qu'elle avait un lien avec l'ETA. Il s'agit d'une véritable propagande
électorale, le jour d'un scrutin, donc d'un délit électoral».
Si aucune mesure n'était prise, la liste pourrait porter l'affaire sur un terrain purement judiciaire, même s'il n'y a aucune chance.
Pour Iniciativa Internacionalista, il est à présent probable que la fraude ait permis de ravir le siège de député européen d'Alfonso Sastre, à qui il manque officiellement 100 000 bulletins, en
constatant que les votes nuls et blancs ont augmenté de près de 175.000 voix, et l'existence d'irrégularités vérifiées.
En Pays Basque Nord, la liste abertzale de gauche Euskal Herriaren Alde menée par Ixabel Etxeberria est apparu en progression lors de ces élections, en obtenant 5600 voix en Iparralde, et
officiellement 5800 sur la circonscription Sud-Ouest. La liste s'est dit satisfaite avec une augmentation de 500 voix de la gauche abertzale qui s'était présenté sous le nom d'Herritarren
Zerrenda en 2004, et 6 % des voix exprimées.
"C'est dur à dire» s'excuse presque Koldo Anza. Le frère de Jon Anza ne peut pas s'empêcher de penser qu'avec la disparition de ce dernier, le Pays Basque se trouve devant une nouvelle période de
guerre sale contre l'indépendantisme basque. Il affirme que la mobilisation populaire est d'un grand soutien à sa famille et qu'il est utile de maintenir la pression. La manifestation de grande
ampleur qui s'est déroulée samedi dernier à Donostia avait pour objectif d'exiger des réponses du Gouvernement français et des partis basques. Koldo Anza encourage les citoyens à se mobiliser pour
que soit trouvée une réponse à la demande de sa famille : «Nous voulons savoir ce qui est arrivé à Jon».
Deux mois se sont écoulés depuis la disparition de Jon. Comment votre famille supporte-t-elle la situation ?
Au début, sa disparition nous a causé une grande anxiété. L'incertitude, ne pas savoir où il était, ne pas savoir ce qui lui était arrivé nous a minés et découragés. Mais nous sommes restés forts
et je tiens à dire que c'est en grande partie grâce au soutien que nous ont apporté les membres de notre famille et nos amis.
Depuis la conférence de presse qui annonçait sa disparition, il s'est passé des choses. Plusieurs hypothèses ont été émises mais depuis le communiqué d'ETA, l'une d'elles revient avec
force.
Dès le début, nous avons considéré que la disparition de Jon était étrange. Nous avons envisagé toutes les hypothèses. Nous privilégions aujourd'hui celle de l'enlèvement. C'est dur à dire mais je
ne peux comprendre sa disparition que de cette manière. Je vois ça comme une nouvelle étape de la guerre sale contre la gauche abertzale.
On a dit que lorsque Jon Anza est sorti de prison, il était harcelé par les FSE.
Jon a quitté Donostia pour fuir la pression policière et être un peu plus tranquille. À la suite du communiqué d'ETA, qui reconnaissait son activité militante, j'ai compris que son objectif et son
espoir étaient le rapatriement et la libération des prisonniers politiques basques. Et que c'est pour cela qu'il se battait.
Le communiqué d'ETA donne d'autres informations. Par exemple que la police savait que Jon Anza était militant de l'organisation parce qu'elle avait trouvé ses empreintes.
Certaines hypothèses sont aujourd'hui écartées et pour moi celle de l'enlèvement est la plus probable. Et je le dis parce que les hypothèses doivent être fondées, argumentées, et au jour
d'aujourd'hui, le seul argument dont nous disposons est l'information donnée par ETA. C'est donc la thèse la plus valable. Pour moi, il n'a pas eu un accident. Il ne s'est pas suicidé ou quoique ce
soit d'autre. Tout cela n'a pas de sens. Plus maintenant.
Lorsque vous êtes allés trouver la police française, comment a-t-elle réagi ?
Je leur ai expliqué que je pensais à un enlèvement, même si notre famille est bien sûr satisfaite que toutes les pistes soient explorées. Et je leur ai dit que selon moi, il fallait chercher du
côté du train parce que la seule chose dont nous soyons sûrs, c'est qu'il est monté dans ce train. C'est de là que l'enquête doit démarrer si l'on veut savoir ce qui s'est passé.
La procureure de Bayonne a fait savoir que les vidéos des trains n'étaient pas récupérables
On finit par croire qu'il s'agit peut-être d'un nouvel épisode de guerre sale et que nous ne saurons jamais la vérité. Quand on voit les cas de Pertur, Lasa et Zabala, Naparra... La guerre sale a
existé, et elle peut exister encore.
Les médias ont à peine parlé de sa disparition...
J'ai évidemment une image négative des médias. On sait que la pression que peuvent exercer les milieux et les partis politiques peut conduire à prendre une affaire au sérieux. Cette pression n'a
pas été faite, il y a un silence imposé. Et je crois que ce silence cache une stratégie obscure.
Et maintenant...
La vérité c'est que je n'ai pas le moindre espoir de le retrouver vivant. Et je doute même qu'on retrouve son corps. Avant, il y avait les gens du GAL, ils avaient des noms et des prénoms.
Aujourd'hui cette guerre sale n'a pas de signature.
Que pensez-vous de la manifestation de samedi ?
La mobilisation nous donne la force de tenir et nous croyons qu'elle est totalement nécessaire pour arriver à réaliser notre objectif. Il est très simple : nous voulons savoir où est Jon et ce qui
lui est arrivé.
Trois nationalistes relaxés après l'incendie de l'Assemblée de Corse
LEMONDE.FR avec AFP | 17.06.09 | 15h50 • Mis à jour le 17.06.09 | 15h50
La cour d'appel de Bastia a relaxé, mercredi 17 juin, trois militants nationalistes corses poursuivis pour l'incendie volontaire des bureaux du président de l'exécutif de la collectivité
territoriale de Corse, le 12 janvier 2008.
Le 13 mai, à l'audience, l'avocat général Pierre-Yves Radiguet avait requis deux ans de prison ferme contre les trois militants, Maxime Susini, 26 ans, Félix Benedetti, 35 ans et Anthony Bozzi,
34 ans. Il avait demandé la relaxe d'un quatrième prévenu, Michel Terrachon, 45 ans, pour "insuffisance de preuves". Il avait toutefois souhaité qu'il soit condamné à deux mois de prison pour
avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Ce dernier et Anthony Bozzy ont été condamnés mercredi à un mois de prison avec sursis pour ce refus de prélèvement. Devant le tribunal
correctionnel d'Ajaccio, le procureur de la République avait requis une peine d'un an d'emprisonnement contre les quatre militants.
Les militants avaient finalement été relaxés en première instance. Les trois premiers en mai 2008 et Anthony Bozzi en octobre 2008 en raison d'une erreur de date sur sa convocation. Le procureur
avait fait appel de la relaxe des quatre hommes. "La peine double en passant le col de Vizzavona" [sur la route menant d'Ajaccio à Bastia], avait ironisé Me Jean-Michel Mariaggi, avocat des
quatre prévenus devant la cour d'appel. Il avait plaidé la relaxe en soutenant qu'il "s'agissait d'un procès politique". "La justice s'est bien peu préoccupée des casseurs, il fallait accrocher
des 'politiques'", avait-il soutenu.
Les prévenus, qui ont toujours nié les faits, avaient refusé de prendre la parole à l'audience. Le 12 janvier 2008, à l'appel de dix-huit mouvements, partis et syndicats nationalistes corses, des
manifestants avaient défilé à Ajaccio pour réclamer l'arrêt de la "répression" et du "fichage ADN" des militants nationalistes. A l'issue de la manifestation, ils avaient pénétré dans l'hémicycle
de l'Assemblée de Corse. Un incendie s'était déclaré au troisième étage, au moment où les nationalistes débattaient de la poursuite de l'occupation du bâtiment. Le sinistre avait détruit les
bureaux d'Ange Santini, président UMP du conseil exécutif de Corse.
Au final, seuls trois jeunes gens ont été directement condamnés dans cette affaire: Alexandre, 19 ans, et Maxime, 18 ans, ont été condamnés à un mois de prison ferme pour les dégradations et les
vols commis à l'Assemblée de Corse. Un troisième prévenu, Loïc, 21 ans, a été condamné à deux mois fermes en raison de ses antécédents judiciaires. Les trois jeunes gens avaient reconnu être les
auteurs de dégradations volontaires et de vols dans cet édifice.