Enlèvement parmi les rangs de Corsica Libera

Publié le par Ghjuvà

 

DERNIERE MINUTE :Christophe Hervouet a été relaché mais immédiatement hospitalisé à Paris. Aucune charge n'est retenue contre lui. Ecoutez Jean Marie Poli pour le CAR


Cette semaine débute par 5 interpellations,  parmi lequel 2 militants de Corsica Libera dont les familles sont sans nouvelles. Ce nouveau mode d’enlèvement d’interpellation et de mise au secret n’est pas sans rappeler les méthodes utilisées au Pays Basque. La répression est une manœuvre politique que réglera en rien le problème corse, bien au contraire elle est la preuve que le nationalisme dérange. Bien incapable de répondre autrement l’état français s’enferme dans une logique répressive sourde à tout dialogue.

 

Ecoutez Jean Philippe Antolini

Ecouter Jean Marie Poli

 

Communiqué du CAR

 

Dimanche à midi et lundi matin deux militants de Corsica Libera ont été enlevés par la police sur ordre d'un juge de la Sdat.

Mais qui sont ces personnes, dont on est maintenant depuis plus de 50 heures sans aucune nouvelle et qui ont fait l'objet de mesures très exceptionnelles en matière d'interpellation suivie d'un transfert sur Paris.

Thierry Casolasco est un père de famille, chef d'une petite entreprise artisanale d'électricité, ancien prisonnier politique qui depuis sa remise en liberté a entrepris une nouvelle et difficile insertion dans le tissu économique insulaire et Christophe Hervouet un fonctionnaire au service de l'agriculture corse.

Que leur reproche t'on  ? : suivent le mode des incontournables commissions rogatoires fourretout, une hypothétique participation à un attentat en novembre à Bastelicaccia.

Pourtant comme d'habitude, aucune des perquisitions effectuées au domicile de l'un ou de l'autre de ces militants n'a été fructueuse et rien ne justifie la déportation quasi immédiate sur Paris si ce n''est la réactivation d'une ancienne technique permettant une véritable déstabilisation du système de défense (impossibilité de choix d'un avocat sur place)

Nous y voyons ici la volonté d'un durcissement des opérations répressives et des procédures de gardes à vue, auxquels les derniers changements gouvernementaux intervenus ces derniers jours ne sont certainement pas étrangers comme le passage de madame Alliot Marie à la justice et de monsieur Brice Hortefeu à l'intérieur.

Le harcèlement policier et judiciaire de ces militants démontre une nouvelle fois la volonté de faire taire Corsica Libera.

En effet Corsica Libera est et restera le principal opposant à la politique de la majorité régionale. Corsica Libera est notamment farouchement opposé au PADDUC que l'exécutif de l'assemblée de Corse tente d'imposer avec l'aide et le renfort des propositions du PRG sur le nouveau mode de scrutin et un corps électoral de moins ne moins représentatif de la réalité démographique de notre peuple désormais largement minoritaire sur sa propre terre, déstabilisé par l'inscription massive de nouveaux électeurs venus d'ailleurs.

Commission Anti Répressive de Corsica Libera

 

 

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